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jeudi, 12 janvier 2017 06:00

De l’amortissement de la dette de l’Algérie

Écrit par  Habib Ferhi
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La dette souveraine de l’Algérie est négligeable : elle ne dépasse pas un milliard de dollars aujourd’hui. Elle était de près de 320 millions de dollars à fin 2014, -300 millions de dette externe et un peu plus d’un milliard de dinars de dette interne. Mais tant que l’économie ne s’est pas diversifiée, que sa production ne s’exporte pas,

cela ne signifie pas pour autant une situation confortable. Auditionné par la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) au sujet de la dette souveraine de l’Algérie (dette publique interne et externe) pour l’exercice 2014 – la commission étant en train d’examiner le projet de loi de règlement budgétaire pour ledit exercice –, le Directeur général du Trésor public, Fayçal Tadinit, a précisé que la dette externe était de 307,48 millions de dollars. Le remboursement anticipé de la dette externe a permis son extinction. Mais cette somme, négligeable certes, d’autant que la dette interne n’est pas si contraignante non plus, elle est à peine un peu plus d’un milliard de dinars, ne doit pas cacher les difficultés financières du pays. En effet, l’économie algérienne est dépendante des hydrocarbures et n’exporte presque rien en dehors des richesses de son sous-sol. La baisse de ses recettes en devises prolongée due à la dégringolade des prix du pétrole devrait inverser la courbe assez rapidement. A partir du moment où l’économie ne s’est pas diversifiée et que sa production ne s’exporte pas, une dette qui tend à zéro ne signifie pas une situation confortable comme l’a récemment qualifiée le gouverneur de la Banque d’Algérie qui a noté que la dette externe était de près de 780 millions de dollars en 2016. Parce qu’à défaut de nouvelles recettes en devises, l’Algérie serait contrainte soit à s’endetter à nouveau, soit à opérer des coupes budgétaires au détriment des besoins les plus élémentaires. Et si la dette interne (salaires des fonctionnaires, créances détenues par les fournisseurs de l’Etat, etc.), libellée en dinars, est insensible au taux de change du dinar, la dette externe se gonfle dans les écritures du Trésor public à mesure de la dépréciation de la monnaie nationale dont la valeur est corrélée au niveau des recettes des exportations des hydrocarbures. 

La situation est assimilable à celle d’un chômeur qui n’a pas de dette et qu’il lui serait difficile d’emprunter à cause de son insolvabilité et l’absence de revenus le contraint à faire l’impasse sur bien des dépenses élémentaires.
Il convient dans ce contexte de souligner que le déficit du Trésor public s’était creusé en 2014 comparativement à 2013 (-44%). «Cela s’explique, en partie, par la progression du niveau des dépenses budgétaires décaissées en 2014. Les dépenses budgétaires (fonctionnement et équipement) en 2014 ont augmenté de 11% comparativement à leur niveau de 2013», a expliqué le Directeur général du Trésor public. Le déficit s’était ainsi élevé à 3 186 milliards de dinars.
Il a fallu prélever 2 965,67 milliards de dinars du Fonds de régulation des recettes (FRR) pour absorber en partie ce déficit. Et ce fonds, qui abritait 4 400 milliards de dinars à fin 2014, affiche un solde de moins 740 milliards de dinars aujourd’hui.

Dernière modification le mercredi, 11 janvier 2017 22:56

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