Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
lundi, 20 mars 2017 06:00

De nouvelles mesures lui seront consacrées : La petite entreprise au cœur des espoirs immédiats de l’Exécutif

Écrit par  Farid Messaoud
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Aussi bonne que puisse sembler la stratégie du gouvernement sur les petites entreprises sur papier, elle se heurte sur le terrain à d’innombrables obstacles. Et, il reste à ce jour encore beaucoup à faire.


De jeunes promoteurs continuent d’ailleurs de déplorer les difficultés liées à l’accès aux crédits bancaires et à une concurrence déloyale née de l’informel, un phénomène qui a pris de l’ampleur après l’ouverture du marché, au début des années 1990. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir donné des gages de bonne volonté. L’Etat a, en effet, voulu intégrer dans l’économie nationale des entreprises avec un maximum d’outils de réussite et prétendre au mieux. Il a ainsi mis en place des plans d’appui à l’activité de la petite et moyenne entreprise et des instruments de garantie des crédits bancaires. La garantie, comme on le sait, a toujours empêché la concrétisation de nombreux projets d’investissements. Elle fait partie des prérogatives du FGAR, un organisme qui accompagne les promoteurs dans leurs différents projets. Il se porte garant des crédits octroyés par la banque au profit de l’investisseur. La garantie couvre un maximum de 80 % du crédit obtenu. Il a également pour tâche de conseiller et d’orienter l’investisseur. L’objectif de la création d’un tel fonds a trait à la facilitation à l’accès au financement bancaire qui entre dans le cadre des montages financiers pour des projets viables. L’organisme dispose d’un capital estimé à un milliard de dinars souscrit totalement par le Trésor public. Il cible des activités inexistantes et élimine les secteurs saturés.
En gros, toutes les entreprises manufacturières sont éligibles au dispositif établi par le Fonds, à condition que le projet soit rentable. L’idée est d’encourager les projets créateurs d’emplois qui utilisent les matières premières locales et qui limitent les importations. Cependant, le dispositif pèche par manque de cohérence dans la mesure où le fonds n’accompagne les petites entreprises qu’en phase de création, de pré-production. D’où le taux de mortalité relativement élevé (15%) des PME. Mais cela devrait peut-être changer avec le toilettage en projet des statuts du FGAR. Un nouveau décret encadrant son activité fait, en effet, actuellement l’objet de consultation par les départements ministériels et sera bientôt examiné par le gouvernement. Il est prévu, entre autres, dans ce remaniement législatif, de recapitaliser le Fonds pour renforcer ses capacités financières dans l’accompagnement des PME. L’Etat s’attèle ainsi à augmenter le capital du Fonds pour lui permettre d’attribuer davantage de crédits, notamment d’exploitation. De manière globale, il est question de revoir le statut du Fgar, de le restructurer et de renforcer ses capacités afin de le rendre plus efficace dans l’accompagnement financier des PME, et ce, dans le sillage de la nouvelle loi d’orientation pour la promotion de la PME adoptée par le Parlement en janvier dernier. Et fait nouveau, les garanties du Fgar ne se limiteront plus aux crédits d’investissements destinés au lancement des PME mais s’étendront aux crédits d’exploitation tout au long de leur activité. Cela serait de nature à soutenir de manière adéquate les petites entreprises qui ont besoin de financements durant toutes les phases de leur vie et pas uniquement à l’étape de leur lancement. Le Fgar va donc élargir son champ d’intervention pour accompagner ce type d’entreprises dans leurs projets de développement et d’expansion. Le gouvernement encourage ainsi les espoirs de demain pour densifier le tissu des PME et par là même s’inscrire dans la chaîne de valeurs mondiale, et diversifier l’économie nationale. Il ne va pas donner de l’argent à des promoteurs d’entreprise. Mais, il va juste les aider pour en gagner par eux-mêmes. C’est une des phrases qui ressortent de l’intervention hier du Premier ministre Abdelmalek Sellal, faite à l’ouverture des premières assises nationales sur les petites entreprises. La phrase décrit parfaitement de quoi il est question en matière de politique sur les petites entreprises. 

Laissez un commentaire