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mardi, 10 janvier 2017 21:11

Des facultés sous tension : Arrêts de cours et débrayages à répétition

Écrit par  TINHINANE MAKACI
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A une semaine des examens du premier semestre de l’année universitaire 2016/2017, des étudiants de plusieurs départements des universités mais également des grandes écoles et cités universitaires

sont en grève avec comme revendication principale : l’amélioration des conditions socio-pédagogiques des étudiants. En effet, depuis le début de janvier et deux mois pour d’autres, les étudiants des Beaux-arts, de pharmacie, d’architecture de Blida, ainsi que les résidentes de la cité universitaire Mohamed-Yousfi (ex-Revoil), qui accueille des étudiantes de plusieurs écoles supérieures, Ecole nationale supérieure d’informatique (ESI), Ecole polytechnique d’architecture et d’urbanisme (Epau), Ecole nationale polytechnique, Ecole préparatoire des sciences et techniques  d’Alger, Ecole nationale des sciences et technologies, sont en grève. 

Un mouvement de protestation qui dure depuis plus de deux mois pour certaines filières à travers l’ensemble du territoire national. Les étudiants en pharmacie, par exemple, ne comptent pas lâcher prise et accusent la tutelle d’être complice de la « précarité » dans laquelle sont piégés les « pharmaciens », puisque selon les étudiants grévistes, le ministère concerné refuse tout dialogue. Par cette mobilisation, les étudiants dénoncent en outre « l’absence de nouvelles spécialités et la quasi-absence de stages dans les grands laboratoires ».
Affirmant que leur spécialité est de plus en plus marginalisée dans la santé publique, les étudiants protestataires indiquent que les postes de résidanat de spécialités biologiques sont attribués à d’autres filières dont la formation dans ce domaine est moins importante que celle des pharmaciens.
Pour remédier à cela, les étudiants grévistes exigent l’instauration de règles de répartition de postes de résidanat, d’un côté, et demandent un cadre juridique régulant la coordination entre les universités et les acteurs industriels étatiques et privés surtout concernant la formation pratique des étudiants en matière d’industrie pharmaceutique, d’un autre côté, mais aussi l’ouverture de nouvelles voies de spécialisation en pharmacie clinique et l’organisation de plus de stages dans des structures hospitalières.
Pour leur part, les étudiants fraîchement diplômés du département d’architecture de l’université Saâd-Dahleb de Blida et les résidentes de la cité universitaire Mohamed-Yousfi se sont inscrits tour à tour dans un mouvement de grève depuis le 5 janvier.
Selon des sources concordantes, les architectes en grève sont inquiets pour leur avenir, puisque pour le moment ils ne disposent pas d’un «grade important » au sein de la Fonction publique.
Autre revendication phare des grévistes, le paiement par eux-mêmes des frais de stage de fin d’étude, qui représentent plus de 80 000 DA, pour un stage de 18 mois.
Bien que les revendications semblent d’ordre pédagogique, les doléances sociales ne sont pas en reste puisque les étudiants de l’Ecole des beaux-arts et les résidentes de la cité universitaire Mohamed-Yousfi mettent cette revendication en avant lors des débrayages observés depuis le début de la semaine.
Les étudiants affirment par le biais de communiqués rendus publics, la dégradation de leurs conditions de vie au sein des cités universitaires. A noter que pour le moment les responsables du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ne se sont pas encore exprimés au sujet de ces grèves à répétition qui secouent le secteur depuis le début de l’année. 

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