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lundi, 20 mars 2017 06:00

Emploi des jeunes : Dispositifs de soutien, l’heure de la réforme a sonné !

Écrit par  Hakim Ould Mohamed
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Des différentes déclarations faites, hier, aux assises nationales sur la microentreprise, il en ressort un consensus sur l’impératif de réformer les dispositifs de soutien à l’emploi des jeunes.


Il en était question, il y a maintenant plusieurs mois, du temps où Tayeb Louh était encore ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Un projet d’une révision faisait déjà son petit bout de chemin, mais dont les résultats n’ont jamais été jusqu’ici annoncés. Il y a quelques années, l’ancien ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale avait indiqué que «les mécanismes de création d’emplois (Cnac, Anjem, Ansej) feront l’objet de réformes, car le problème essentiel est le financement bancaire. Aussi, nous parviendrons après les propositions que nous ferons au gouvernement sûrement à des solutions ». Tout cela s’inscrivait, selon le ministre, dans le cadre de l’amélioration des possibilités d’emploi à travers tout le pays. Il semble que l’Exécutif ressort le projet de réforme de ses tiroirs et mise désormais sur une réorientation on ne peut plus claire des priorités et des choix en matière de financement de l’emploi et de l’investissement. Cela ne fait aucun doute, la conjoncture économique impose les choix les plus appropriés avec, à la clé, une réorientation des fonds des banques vers les filières à haute valeur ajoutée. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le disait clairement, hier, à l’occasion de la tenue des assises nationales sur la micro-entreprise. Le Premier ministre a laissé entendre que son gouvernement allait mettre la grosse mise désormais sur les projets à haute valeur ajoutée. Il fait allusion aux « startups, les investissements dans l’agriculture, l’industrie et les services ». La nouvelle version dite assouplie des mécanismes de soutien à l’emploi des jeunes vise trois ambitions : le renforcement de la production nationale, s’affranchir des importations et dégager des surplus vers les marchés extérieurs. Dit autrement, tous les prochains candidats aux crédits bancaires parmi les jeunes entrepreneurs doivent répondre à ces trois défis. C’est clair, net et précis, il y aurait une sélection plus rigoureuse des dossiers soumis à l’étude de l’Ansej et des banques. En tout cas, les débats actuels sur les politiques de création de richesses et d’emplois sont pimentés par des éléments de fragilité macroéconomique. Les bribes d’une politique budgétaire qui commence à se dessiner au fil des jours imposent un renoncement à certaines mœurs socioéconomiques qui ont marqué les précédentes stratégies du gouvernement. En termes plus simples, les disponibilités monétaires ne sont plus en mesure de soutenir une politique volontariste tant sur le plan social que sur celui du soutien à l’emploi. Pendant plusieurs années, plusieurs entreprises publiques vivaient sous perfusion de l’Etat propriétaire au nom de la préservation des emplois. L’Etat soutenait également financièrement des embauches au sein du secteur privé, se souciant peu de l’augmentation de la taille du secteur public et de la masse salariale injectée annuellement pour le fonctionnement des administrations. Le FMI et la Banque mondiale le disent désormais sans la moindre gêne, l’Algérie doit engager les réformes nécessaires afin de faire face à la crise. Certaines réformes suggérées sont douloureuses : renoncement aux subventions, réduire la taille de la Fonction publique, privatisations partielles ou totales des entreprises… S’il est vrai que le gouvernement fait jusqu’ici la sourde oreille sur nombre de suggestions, il finira par céder au moins à l’impératif de réorienter les choix économiques, la politique d’investissement et les fonds dédiés à générer de la croissance. C’est pourquoi, il y a nécessité de réformer et d’améliorer les mécanismes actuels relatifs à la création des micro-entreprises et à l’entreprenariat chez les jeunes. Le gouvernement n’ira pas jusqu’à remettre en cause ses choix, mais une réforme intelligente semble être mise en marche pour adapter ces dispositifs aux besoins de l’heure. 

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