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lundi, 15 mai 2017 22:22

entretien : Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officine : «Il est nécessaire d’harmoniser les textes au niveau continental »

Écrit par meriem kaci
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Reporters : Le ministre de la Santé Abdelmalek Boudiaf a appelé à la mise en place d’une agence africaine du médicament. Son éventuelle création pourrait-elle booster et profiter au secteur national de la santé ?

Messaoud Belambri : En tant que syndicat des pharmaciens d’officine et expert dans le domaine de la pharmacie, on aspire à ce que l’agence africaine du médicament soit un outil d’harmonisation en matière réglementaire. Car si on harmonise la réglementation de différents pays, on va faciliter nos échanges en matière d’expérience et de savoir-faire mais aussi la coopération entre les pays du continent. Aujourd’hui, il est impossible d’échanger positivement entre les pays africains suite aux différences importantes et fondamentales en matière de réglementation. De plus, si cette agence voit le jour et surtout réussit à harmoniser les textes réglementaires régissant le marché du médicament au niveau continental, cela nous aidera pour effectuer des échanges positifs entre nos pays. Des échanges dont nous avons besoin parce que chaque pays africain excelle dans un domaine particulier. Je pense que cette agence va nous permettre de nous compléter en matière de coopération. L’Algérie est un pays qui devient de plus en plus autonome en matière de production pharmaceutique, une autonomie qui va augmenter avec la réception de nouvelles structures qui sont en cours de réalisation. Je pense que les représentants des différents pays africains vont saisir l’occasion de la tenue de la 18e édition du Forum pharmaceutique international pour exprimer leurs besoins quant à l’expertise d’un pays producteur comme le nôtre. Sachez que certains pays du continent souffrent énormément de la mainmise des multinationales étrangères qui, parfois, refusent de leur livrer des médicaments. Pour ces raisons, je dis que ces pays comptent largement sur un pays producteur comme l’Algérie qui, au fil du temps, a réussi à augmenter et à diversifier sa production. Donc, l’Algérie pourra leur assurer l’approvisionnement de leur marché en matière de médicaments.


Pour sa part, l’Agence nationale du médicament a été mise en place en février dernier. A-t-elle réussi à accompagner le marché local ?
Cette agence est devenue opérationnelle il y a à peine trois mois. Elle est en train de se construire au fur et à mesure, sur les plans humain, matériel et administratif. Il y a actuellement un transfert de responsabilités et d’activités qui se fait de manière graduelle depuis les anciennes directions centrales du ministère de la Santé vers cette nouvelle structure que nous devons applaudir et soutenir. Nos espoirs pour développer le marché du médicament dans le pays repose sur cette nouvelle structure que nous soutenons pleinement pour qu’elle puisse répondre à nos attentes.


Nous assistons à des tensions récurrentes sur le médicament principalement, faute d’autorisations d’importations pour les produits finis et même pour les intrants et autres matières premières indispensables à la fabrication locale. L’enjeu est-il de se lancer dans la production locale de la matière première ?
La fabrication de la matière première n’est pas forcément une condition pour disposer d’une production nationale abondante parce que même les multinationales et les laboratoires les plus importants importent la matière première de Chine et d’Inde, les deux pourvoyeurs essentiels des pays producteurs mondiaux. Ne pas disposer de matière première n’est pas un handicap pour le développement de l’industrie pharmaceutique locale.
En outre, certains opérateurs pourront à l’avenir se lancer dans la production de la matière première si l’on prend en considération l’ambition des opérateurs pour le développement de l’industrie pharmaceutique. 

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