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mardi, 16 mai 2017 21:47

Sureffectif et une Trésorerie en grande difficulté…

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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La compagnie publique Air Algérie fait face depuis plusieurs années déjà à d’énormes difficultés de trésorerie. Une sortie de la zone de turbulence est conditionnée par un dégraissage inévitable des effectifs, de l’avis même des cabinets de consulting et des compagnies aériennes approchées pour les besoins d’une éventuelle cogestion.

Même  le désormais ex-ministre des Transports, Boudjema Talaï, avait indiqué sans la moindre réserve qu’« un directeur général, quel qu’il soit, ne peut gérer seul une compagnie de 10 000 personnes avec une flotte d’une cinquantaine d’avions s’il n’y a pas d’équipe autour de lui ». Mathématiquement, chacun des aéronefs d’Air Algérie fait travailler un effectif de 200 personnes, alors que les normes universelles en la matière tournent autour de 30 à 40 personnes par avion. Ainsi, une compagnie de la taille d’Air Algérie ne peut, économiquement au moins, fonctionner avec un effectif excédant 2 000 personnes. Ainsi, il est clair comme de l’eau de roche qu’un quelconque plan de restructuration passe nécessairement par une réduction des coûts et des effectifs. Air Algérie a toujours refusé de se prononcer sur d’éventuelles suppressions de postes sous le poids de la crise financière dans laquelle elle s’embourbait. La compagnie disait néanmoins rester concentrée sur une stratégie d’acquisitions d’aéronefs et d’ouvertures de nouvelles dessertes. Laquelle stratégie visait à absorber un certain nombre d’effectifs qui devaient être affectés sur de nouveaux appareils et de nouvelles destinations. Est-ce la bonne méthode ? Ce serait plutôt une fuite en avant, car la compagnie fait face à un excès d’effectifs qui dépasse l’entendement.
Les difficultés financières dans lesquelles se débat le pavillon national sont dues essentiellement à cet excès d’effectifs. Plombée par des charges qui avoisinent les 80 milliards de dinars, Air Algérie se débat à la fin de chaque exercice pour tenter de renflouer sa trésorerie. La dernière loi sur le règlement budgétaire débattue au Parlement, concernant l’exercice 2014, fait référence à une dotation financière de 5 milliards de dinars au profit d’Air Algérie. Cette entreprise, qui fait un chiffre d’affaires annuel avoisinant les 80 milliards de dinars, ne rassure toujours pas sur son avenir, malgré sa politique d’acquisition, financée essentiellement par l’Etat propriétaire. Les malheurs de la compagnie ne se sont d’ailleurs pas arrêtés en dépit même des dernières acquisitions et ouvertures de nouvelles dessertes.
La compagnie pourrait avoir du mal à exécuter son plan de déploiement et de filialisation, faute de capitaux et d’un consensus qui parait pour le moins impossibles avec les partenaires sociaux.
A la dernière nouvelle, la compagnie ne peut plus compter sur les facilités de caisse que lui accordait jusqu’ici le Trésor public. «La compagnie doit se suffire à elle-même, elle ne doit pas compter sur le Trésor qui ne peut rien lui apporter (..) », avait indiqué l’ex-ministre des Transports, lors d’une cérémonie d’installation du nouveau patron de la compagnie.
Ainsi, toutes les batailles en vue d’un redressement de la situation pourraient être vouées à l’échec, faute d’une réelle volonté de faire table rase de toutes les précédentes mœurs managériales.

Dernière modification le mardi, 16 mai 2017 21:58

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