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jeudi, 18 mai 2017 06:00

Centre national de développement des énergies renouvelables : Yassa regrette que les travaux d’expertise soient confiés aux étrangers

Écrit par Mariam Houali
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Impliquer davantage la recherche scientifique dans la sphère économique est une nécessité sur laquelle les pouvoirs publics, par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur, devraient s’atteler d’une manière effective car, investir dans la promotion de la ressource humaine est une des conditions pour asseoir le développement d’une nation. Cette «évidence » nous renvoie à la question de savoir quel est le positionnement de l’Algérie s’agissant de la recherche scientifique.

Les spécialistes diront que l’Algérie a pris du retard dans le domaine de la recherche, qu’elle se doit « de corriger ses faiblesses » s’agissant de la valorisation des résultats de la recherche et leur transformation en produits et services destinés à divers domaines d’activités. « Sur le plan production scientifique, que ce soit en termes de réalisation ayant un impact direct sur l’environnement socio-économique, les chercheurs algériens sont omniprésents et accompagnent les différents départements ministériels pour trouver des solutions scientifiques en Algérie », a affirmé dans ce cadre, hier, le professeur Noureddine Yassa, directeur général du Centre national de développement des énergies renouvelables (CDER), lors de son intervention sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale. Ce qui reste, a-t-il relevé, c’est de valoriser ces produits et de les rendre produits d’usage à grande échelle. Notons que de plus en plus d’entreprises économiques et industrielles font appel aux solutions technologiques développées par la recherche en Algérie.
« Il faut que le rapprochement entre le monde de la recherche et les opérateurs économiques devienne le plus étroit possible, dans l’intérêt de ces deux partenaires et de celui du développement du pays », a recommandé le professeur Noureddine Yassa. Pour illustrer les avancées réalisées par la recherche, l’intervenant fait état, tour à tour, de la conception d’un véhicule électrique alimenté à l’énergie solaire, de celle d’un vélo fonctionnant à l’aide d’un moteur à hydrogène ainsi que de diverses autres solutions susceptibles de trouver des applications dans les secteurs des transports et de l’agriculture.
Le directeur général du CDER a, également, fait référence aux solutions innovantes développées en matière de production d’énergies solaire, éolienne et thermique mais aussi dans le domaine de la santé, à travers la conception d’un système de conservation des vaccins utilisable dans des lieux non connectés au réseau électrique. Commentant le projet de création d’une centrale solaire de 4 000 mégawatts dans le sud de l’Algérie, le professeur Yassa a rappelé qu’il s’agit là d’un programme « ambitieux » par le biais duquel, « l’Algérie entend diversifier ses besoins énergétiques ». Par ailleurs, le directeur du CDER qui occupe la fonction de sous-directeur d’un Panel de l’ONU sur les changements climatiques, a souligné le déroulement, à partir de ce jeudi 18 mai jusqu’au 21 du même mois, du Salon national de l’innovation, coïncidant avec la Journée de l’étudiant. Il s’agit, selon lui, d’une occasion pour les centres et laboratoires nationaux de recherche ainsi que pour les clubs scientifiques, de faire connaître les résultats de leurs travaux dans des domaines aussi divers que ceux de la sécurité alimentaire, des technologies numériques, des énergies renouvelables ou de l’environnement.
« Ce serait l’occasion de montrer aux visiteurs le niveau auquel est parvenue la recherche en Algérie, ainsi qu’à présenter les produits et systèmes intelligents résultant de ses travaux », assurait dernièrement Hafid Aourage directeur de la recherche scientifique au département de l’Enseignement supérieur, assurant, d’autre part, que ces produits, engendrent une valeur ajoutée « extraordinaire » pour l’économie nationale. Il regrette, toutefois, que de nombreux travaux d’expertise continuent à être confiés à des compétences étrangères, coûtant quelque 12 milliards de dollars/an au pays. 

Dernière modification le mercredi, 17 mai 2017 23:28

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