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samedi, 12 août 2017 06:00

Mohamed Hadji Djilani désigné nouveau premier secrétaire : FFS, un mouvement de chaises musicales et des interrogations

Écrit par Aghilas Sadi
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Le Front des forces socialistes (FFS) change de premier secrétaire national. Désigné par l’instance présidentielle, Mohamed Hadji Djilani remplace Abdelmalek Bouchafaâ, appelé à d’autres fonctions, indique un communiqué du parti, qui explique ce changement qui intervient à la veille des élections locales, par des impératifs liés à l’alternance.


«Conformément à l’article 50 des statuts du parti du FFS et aux compétences qui lui sont dévolues, l’instance présidentielle nomme, dans l’esprit de collégialité et de rotation des cadres dirigeants du parti, le camarade Hadji Djilani Mohamed en qualité de premier secrétaire du FFS en remplacement du camarade Bouchafaâ Abdelmalek, nommé membre du comité d’éthique du parti », peut-on lire dans le document du FFS.
Ce changement, bien que légal puisqu’il émane de l’institution habilitée, cache tout de même un malaise interne qui ne date pas d’aujourd’hui. Selon des sources concordantes, le remplacement de Abdelmalek Bouchafaâ est loin d’être une simple formalité organique. L’homme était depuis des mois en conflit avec plusieurs cadres dirigeants du plus vieux parti de l’opposition. La confection des listes électorales, lors des dernières élections législatives, était le point de départ de ce conflit. Des
P/APC FFS et des responsables au sein même de la Direction nationale avaient contesté la manière avec laquelle ont été préparées ces listes. La révolte de la section de Timezrit, dans la wilaya de Boumerdès, est l’illustration parfaite du dysfonctionnement interne du parti. Le P/APC ainsi que des militants locaux du parti ont affiché clairement leur opposition à la composante de la liste du FFS dans cette wilaya. Des contestations ont été également enregistrées à Béjaïa, Tizi Ouzou et Jijel. Les réactions de Bouchafaâ face à ces contestations n’ont plu ni aux contestataires ni aux membres de l’instance présidentielle.
Tête de liste dans la wilaya de Constantine, aux dernières législatives, l’ex-premier secrétaire du parti n’a pas réussi à arracher un siège dans sa wilaya d’origine. Une défaite qui a affaibli davantage l’homme qui s’est contenté de justifier sa défaite et celle de son parti par la fraude électorale. Un argument qui cache mal la réalité interne du parti, puisque ce dernier a pu obtenir plus de voix et de sièges lors d’élections moins transparentes que celles du 4 mai dernier. Des sources internes indiquent également que Bouchafaâ s’est senti trahi par la commission de discipline qui vient de réhabiliter deux premiers secrétaires fédéraux suspendus par lui-même pour des motifs disciplinaires. Une décision qui a fait déborder le vase pour Bouchafaâ. Ce dernier aurait, selon des sources proches du plus vieux parti de l’opposition, informé l’Instance présidentielle de son intention de démissionner de son poste. Après une longue réunion qui a regroupé les deux parties, un compromis a été trouvé. Il s’agit de sa désignation dans un autre poste. Ainsi, l’instance présidentielle évite les retombées d’une démission qui aurait fait beaucoup de bruit médiatique à la veille d’une échéance aussi importante que les élections locales.
Pour rappel, Bouchafaâ était hésitant sur la traduction de Rachid Halite devant la commission de discipline pour motifs ambigus avant de changer d’avis à la dernière minute. Une hésitation qui a failli lui coûter son poste du premier secrétaire. Il a fait également l’objet de rapports accablants adressés à l’instance présidentielle par le chef du groupe parlementaire du FFS Chafaâ Bouaïche. Celui-ci s’est plaint de la gestion des affaires internes du parti du premier secrétaire et de son « laisser-aller » devant « la violation des statuts de la formation politique de Hocine Aït Ahmed ».

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