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lundi, 11 septembre 2017 06:00

Déficit des ressources en eau : Le développement de l’agriculture à l’heure du stress hydrique

Écrit par Fella Midjek
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Dans son plan d’action, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, compte poursuivre le programme présidentiel de soutien à l’agriculture, initié depuis 2009. Seulement, il le fera désormais dans une conjoncture de stress hydrique et avertit que les temps seront durs à l’avenir.


Cette conjoncture est marquée par un déficit en ressources hydriques évaluées à 400 millions de mètres cubes, sachant que l’eau stockée dans les 76 barrages que compte le pays est passée de 4,2 milliards m3 à 3,8, voire 3,6 milliards m3. Ces chiffres officiels, annoncés au cours de cette année par différents représentants des deux secteurs, agriculture et ressources en eau, restent aléatoires sachant que l’Algérie est située dans une zone semi-aride. Selon les prévisions contenues dans le plan d’action du Premier ministre, le pays « connaîtra à l’avenir des contraintes accrues en matière hydrique, en liaison avec les changements climatiques au niveau mondial ». M. Ouyahia avertit que les temps seront durs pour trouver les ressources hydriques nécessaires à l’agriculture, à l’activité d’élevage en aquaculture, aux forêts et au développement rural, tous concernés par cette problématique ; sans oublier la consommation des populations en eau potable. Celle-ci est de l’ordre de 9,4 millions m3/jour avec un ratio moyen de 180 litres/habitant/jour.


Des études prospectives à l’horizon 2030
Le Premier ministre espère résoudre cette équation par « l’extension » et la « réhabilitation des grands périmètres d’irrigation » pour porter les capacités à un million d’hectares. Des études prospectives pour « la mobilisation de ressources en eau supplémentaires engloberont aussi des études approfondies pour la réalisation de grands transferts d’eau de la nappe albienne vers les régions des Hauts-Plateaux » à l’horizon 2030, quand la population comptera 50 millions d’habitants. La première option est envisageable grâce à la valorisation et la consolidation du potentiel existant sur une surface de 261 000 ha ; la création de nouveaux périmètres avec la mise en valeur effective de 370 000 ha et la création de nouveaux grands périmètres d’irrigation totalisant 331 000 ha, selon le plan d’action d’Ouyahia. Le Sahara n’est pas en reste car il est aussi concerné par la mise en valeur de nouveaux périmètres. Il s’agit aussi de « la mise en valeur des fermes pilotes par le biais de leur concession à des investisseurs sur la base de cahiers des charges ». Dans ce sillage, il projette de mobiliser des partenariats entre des investisseurs nationaux et étrangers pour le développement d’une agriculture intensive et moderne, dans les domaines animal et végétal, notamment dans le sud du pays et les Hauts-Plateaux, lit-on dans le texte du gouvernement. Par ailleurs, l’autre action consiste en la résorption de la jachère sur une surface de 550 000 ha qui seront consacrés aux légumineuses fourragères.


Les soutiens maintenus
Le secteur de l’agriculture, c’est aussi celui de l’élevage, de la machinerie agricole la recherche. Dans ce sens, le gouvernement envisage «le renforcement de la protection sanitaire et phytosanitaire, le développement de la mécanisation agricole, ainsi que le développement et l’utilisation de semences à haut potentiel productif ». Il maintiendra aussi le soutien aux filières « stratégiques » telles que celles du lait, des céréales, de la pomme de terre, de la tomate industrielle, des légumes secs et autres. Dans le domaine de la pêche et de l’aquaculture, dans son plan d’action, M. Ouyahia veut accroître les capacités de production. Comment puisque ces activités nécessitent de grandes quantités d’eau ? Le gouvernement veillera aussi, selon le document, à la relance de la pêche au corail selon un programme qui assure la régénération et la reproduction, et à la mise en place d’un dispositif d’exploitation et de commercialisation qui garantit la traçabilité des quantités pêchées. D’autre part, pour le domaine forestier, des plans d’aménagement des forêts portant sur près de 200 000 ha et un important programme de reboisement portant sur une superficie de près de 350 000 ha dont 100 000 ha en arbres fruitiers rustiques sont prévus. Dans ce cadre, selon le plan du gouvernement, « un intérêt particulier sera accordé aux bassins versants des barrages ». Par ailleurs, le Gouvernement poursuivra la mise en place d’une Ceinture verte à travers les Hauts-Plateaux destinée à endiguer la progression du désert. En attendant, en tout et pour tout, si on se réfère aux chiffres officiels, la capacité de production varie entre 8,2 et 8,7 milliards m3 pour atteindre 9 milliards m3 au plus en 2019 avec 84 barrages du total attendu, soit 89 barrages. Ces capacités sont réparties sur 1,2 milliard m3 d’eau des barrages (35%), 1,8 milliard m3 d’eau souterraine (51%) et 0,6 milliard m3 d’eau dessalée (14%). L’Algérie dispose de 11 stations de dessalement d’eau de mer avec une capacité de 2,1 millions m3/jour. Par ailleurs, dans le domaine agricole, le pays dispose de 176 stations d’épuration d’eaux usées d’une capacité de 400 millions m3 permettent l’irrigation de 80 000 hectares. Cette quantité devrait atteindre 1,2 milliard m3 en 2019 avec 265 stations. S’agissant des eaux souterraines, le parc actuel compte 75 000 forages et 158 000 puits. Le secteur des ressources en eau est chargé d’aménager et d’équiper une superficie de 376 000 ha à travers la création de grands périmètres irrigués. Il est utile de signaler que les régions alimentées à partir des aquifères, des eaux souterraines, qui se reconstituent à long terme, sont au nombre de 177 en Algérie.

Dernière modification le lundi, 11 septembre 2017 01:05

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