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mardi, 12 septembre 2017 06:00

Ahmed Ouyahia dévoilera son plan d’action dimanche prochain : Entre le fardeau de la crise et les risques de la planche à billets Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, prononcera le discours de politique générale de son gouvernement, dimanche, à l’Assemblée populaire nationale. Mesure phare de son plan économique, la mobilisation des financements non conventionnels fera assurément l’objet d’un débat qui s’annonce animé, étant donné que la disposition, bien qu’elle soit une option inévitable pour éviter l’endettement extérieur, ne sera pas sans conséquence, notamment sur les petits et moyens budgets.

Avant qu’elle ne soit mise en application, cette disposition est conditionnée par une réécriture de l’actuelle loi sur la monnaie et le crédit ; laquelle révision a été validée il y a quelques jours en Conseil des ministres. L’effet de cette mesure pourrait être douloureux pour les ménages si des seuils ne sont pas fixés à cette décision de recourir à la création monétaire pour couvrir les déficits du Trésor et la dette interne. La planche à billets ne devra tourner que pendant un laps de temps de cinq années seulement ; c’est l’unique seuil qui a été ainsi fixé à la mise en œuvre de cette mesure dite de mobilisation des financements non-conventionnels. Dans la partie économique de son discours de politique générale, le gouvernement Ouyahia explique que le recours à la création monétaire est motivé par la situation préoccupante des finances publiques. Les réserves de change de l’Algérie étaient à 105 milliards de dollars (mds USD) en juillet 2017, alors que le Fonds de régulation des recettes (FRR) s’est totalement épuisé en février, lit-on dans le document portant Plan d’action du Gouvernement, qui évoque des « difficultés réelles » au niveau du Budget de l’Etat actuellement. Le même document, qui fera l’objet d’une présentation, dimanche, aux membres de la chambre basse du Parlement, qualifie la situation des finances publiques de « préoccupante ». Le document confirme que le recours prochainement à la planche à billets s’inscrit dans une volonté de faire face à cette situation. Outre le fait que cette mesure soit destinée à renflouer les caisses du Trésor public et à couvrir la dette interne, elle devrait également alimenter le fonds national d’investissement ; une tentative de substituer au financement budgétaire. Le Premier ministre devrait, par ailleurs, présenter de nouvelles mesures de promotion de l’investissement dans tous les secteurs, dont essentiellement l’agriculture, ainsi que l’amélioration du climat des affaires ; une action qui a pour but de ne pas gripper le moteur de croissance. Le discours de politique générale que prononcera le Premier ministre devrait aussi fixer le calendrier de certaines réformes, dont le caractère est jugé urgent et inévitable. Il devra définir la feuille de route permettant de mener ces réformes. Pour le Premier ministre, les mots les plus importants sont désormais la mobilisation des financements internes non conventionnels, le retour de la croissance malgré les tensions financières, ainsi que l’adhésion de la société aux mesures de réformes.


Augmenter la production d’hydrocarbures… aussi
Faute de manœuvres budgétaires suffisantes, compte tenu de la faiblesse des recettes, le pays va tenter d’augmenter sa production d’hydrocarbures et d’accroître les volumes destinés à l’exportation pour faire face à la chute des prix sur le marché mondial. En effet, l’Algérie stimulera la production de gaz de 10 millions de mètres cubes par jour dans les deux prochains mois. Ces volumes seront destinés essentiellement à l’exportation afin de compenser la baisse des prix du pétrole brut qui a durement affecté les finances publiques. L’annonce a été faite, jeudi, sur les ondes de la radio algérienne, par le patron de Sonatrach. Le gaz additionnel viendra de Hassi Messaoud, le plus important champ pétrolier du pays. « Notre nouvelle stratégie consiste à vendre tout ce que nous pouvons vendre comme gaz », a indiqué Abdelmoumen Ould Kadour. Le pays s’attend à ce que ses exportations de gaz atteignent 57 milliards de mètres cubes (bcm) cette année, contre 54 milliards en 2016. Sa production est passée de 132,3 milliards l’an dernier contre 132,2 milliards en 2015. Il faudra néanmoins patienter avant de voir l’effet de la hausse de la production sur le niveau des recettes. En attendant, la planche à billets commencera à tourner sous peu, ce qui permettra de renflouer un tant soit peu les caisses de l’Etat. Quant à ses conséquences sur les ménages et les entreprises, le gouvernement semble compter sur la compréhension et l’adhésion de la société. 

Dernière modification le mardi, 12 septembre 2017 01:54

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