Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mercredi, 13 septembre 2017 02:00

L’Algérie, l’Arabie saoudite et le Venezuela face à la baisse du prix du baril : Crise pétrolière et choix divers

Écrit par Farid Messaoud
Évaluer cet élément
(0 Votes)

La baisse continue des cours du brut a impacté plusieurs pays pétroliers. Et, pour y faire face, chaque pays a réagi à la crise en s’organisant en fonction de ce qui pourrait donner le meilleur résultat possible. Ainsi, l’Algérie, pays mono-exportateur, disposant d’une modeste assise industrielle, a opté pour un financement non conventionnel, ne souhaitant pas hypothéquer les bijoux de la famille, c’est-à-dire les réserves de change qui ont fondu comme neige au soleil sous les effets de la chute des prix de l’or noir.


Les réserves de change de l’Algérie se situaient autour de 105 milliards de dollars en juillet dernier, au-dessus de l’objectif voulu par Abdelmalek Sellal, le Premier ministre sortant. Sellal soulignait qu’elles ne devraient pas descendre au-dessous de 100 milliards de dollars jusqu’en 2019. Les réserves de change du pays avaient atteint 114,1 milliards de dollars à fin décembre 2016 contre 121,9 milliards de dollars à fin septembre 2016. C’est cette tendance baissière que l’actuel gouvernement veut atténuer en préservant, aussi longtemps que possible, la devise, mais en créant plus de monnaie de façon que le dinar ne perde pas beaucoup de sa valeur. Mais, dans le même temps, il faut augmenter la production. Et c’est là le problème principal. Le pays se donne cinq ans pour développer son économie et éviter les spirales inflationnistes. L’option non conventionnelle a fait l’objet de critiques. Mohamed Cherif Belmihoub, professeur en économie, estime, par exemple, que la démarche gouvernementale est « trop risquée ». Et il en quantifie les conséquences : une spirale inflationniste, un effet d’éviction sur le marché du crédit pour les entreprises au profit de la sphère publique, alors que le financement du FNI est une discrimination en défaveur du secteur privé. Samir Bellal, également professeur d’économie, affirme, lui, que la création monétaire va enclencher une spirale inflationniste qui va générer des effets ravageurs sur l’ensemble du secteur économique national. D’autres pays pétroliers éprouvent, également, beaucoup de difficultés. Mais, ils n’auront pas fait mieux sur le terrain de la réforme économique. Prenons le cas du Venezuela. Le véritable problème est que ce pays s’est lancé dans des projets d’investissement de plusieurs centaines de milliards de dollars, en espérant que les prix du pétrole demaeureraient élevés. Les prix sont tombés. Du coup, les chantiers ont été paralysés par manque d’argent. La baisse des prix du pétrole a fait chuter la devise vénézuélienne. Conséquence : les biens importés sont devenus plus chers, ce qui a contribué à faire grimper l’inflation (255 % en 2016). Devant cette inflation, le gouvernement a eu la malencontreuse idée de geler les prix de divers biens de consommation, comme celui du pain. Sauf que si les boulangers devaient vendre leur pain au même prix, le prix de la farine, lui, continuait d’augmenter. Résultat, plutôt que de vendre à perte, les boulangers ont commencé à fabriquer moins de pain. Petit à petit, par des mécanismes similaires, tous les produits ont commencé à manquer. Autre pays, l’Arabie saoudite. Le royaume dispose d’un matelas financier sous la forme d’actifs financiers. Quand le prix du pétrole a été plus élevé, au début des années 2000, et après la nationalisation complète des ressources pétrolières au début des années 1980, l’Arabie saoudite a de nouveau accumulé des actifs, retrouvant presque les ratios de la fin des années 1970, autour de 60 % du PIB, d’après le FMI. Néanmoins, cela s’est avéré insuffisant pour faire face à la crise. Aussi, Riyad a sollicité des emprunts sur le marché international, tout en mettant en place une stratégie à long terme, en vue de développer une réelle économie hors hydrocarbures. Il s’agit du plan « Vision 2030 », concocté par le cabinet McKinsey. L’Arabie saoudite va, par ailleurs, introduire en Bourse Saudi Aramco, le géant pétrolier saoudien en 2018. Cet appel à l’épargne publique, s’il réussit, sera de loin le plus important de l’histoire du capitalisme. 5 % à 10 % du capital de Saudi Aramco seraient offerts au public pour une valorisation estimée au-dessus de 1 000 milliards de dollars par le gouvernement saoudien. Ces mesures pourraient être de nature à atténuer les effets de la crise. Mais pour combien de temps encore ? 

Dernière modification le mercredi, 13 septembre 2017 03:43

Laissez un commentaire