Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
jeudi, 12 octobre 2017 06:00

Révision de la loi sur les hydrocarbures, gaz de schiste… : Les éclairages de Mohamed Saïd Beghoul

Écrit par Maya H.
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Exploitation du gaz de schiste, révision de la loi le régissant… le secteur des hydrocarbures prépare son lifting. Un nouveau schéma se dessine. S’ajoute la restructuration de Sonatrach. Le premier responsable de la compagnie la classe dans le chapitre des «urgences» et la veut «assez intelligente».


Une réorganisation imposée par un nombre de dysfonctionnements. Ould Kaddour énumère l’absence d’une stratégie à long terme, un déficit du système d’information et de communication, l’excès dans le nombre de filiales, un manque de préparation à la chute des prix de pétrole... Pour un bon redémarrage, le patron de Sonatrach mise sur la ressource humaine. Sollicité hier par nos soins, Saïd Beghoul, expert en énergie, diagnostique : «Nous avons assisté à autant de restructurations que de P-DG et ça n’a pas changé. » Si l’entreprise, aux yeux de l’universitaire, «n’est pas mal structurée», le véritable changement à opérer se situe «au niveau de l’homme». Il estime que le patron de Sonatrach «a bien touché du doigt ce point-là, en évoquant la bureaucratie. Mais s’il va changer l’organisation en gardant le même style de management, il va aussi échouer». Le changement des hommes et les portes de la «compétence et intégrité» qui s’ouvrent, conduiront, selon Dr Beghoul, vers une «éventuelle organisation qui doit répondre à l’environnement mondial de l’heure». Ould Kaddour l’a si bien dit : «Libérer les initiatives».


Faciliter l’investissement étranger : les deux contions majeures
Par restructuration du secteur est également désignée la nécessité de faciliter les investissements étrangers. Une démarche tributaire, explique l’universitaire, de deux principales conditions. D’abord, «une interface managériale à la hauteur des attentes de l’investisseur et une réactivité dans la prise de décisions. Il faut un seul interlocuteur et non une dizaine comme c’est le cas de nos jours».
La seconde condition, ajoute Dr Beghoul, a trait, bien entendu, au profit». Arguments à l’appui, il dira : «Il faut que le projet en association, dont les dépenses de recherche sont prises en charge par le partenaire, soit rentable bien que le partenaire sera remboursé, sur ces coûts de recherche, à hauteur de sa participation en cas de découverte économiquement exploitable. Pour cela, la réduction de la fiscalité doit être prise en compte lors de la révision éventuelle de la loi sur les hydrocarbures. »
A propos de l’exploitation du gaz de schiste, l’expert, sentencieux, dira : «L’espoir de voir des investisseurs étrangers lors du prochain appel d’offres semble insignifiant, quel que soit le rabattement fiscal qui serait arrêté. »
Par ailleurs, il indiquera que la réorganisation de secteur des hydrocarbures nécessitera des arguments solides. «Depuis l’indépendance du pays, analyse Dr Beghoul, nos seules énergies sont le pétrole et le gaz. Nous n’avons pas capitalisé une expérience énergétique hors hydrocarbures et toutes recommandations pour réorganiser le secteur énergétique dans sa globalité (énergie fossile et EnR), restent très subjectives encore. »


Transition énergétique : s’y préparer avec conviction
Des solutions en vue ? «Une transition énergétique s’annonce d’elle-même, comme partout dans le monde. Il est impératif de s’y préparer avec beaucoup plus de conviction et sérieux. » Chiffres à l’appui, il ajoutera que la production en pétrole gaz est en chute depuis une décennie, les volumes exportés aussi, la consommation domestique croît de 7% par an..., les réserves de change sous la barre psychologique des 100 milliards de dollars contre presque 195 milliards en 2014… «N’ayant aucune alternative, pour sauver ce qui reste à sauver, la solution miracle n’existe pas dans l’urgence. Le chemin le plus court à admettre, c’est de réhabiliter sur les cinq à dix années à venir le secteur hydrocarbures». Comment ? L’universitaire préconise de récupérer au mieux les gisements en exploitation, développer au plus vite ceux non encore développés, attirer un partenariat exploration mais, aussi, développer, rénover certaines installations pétrolières en état de vétusté avancé, sans oublier de revoir comment permettre à Sonatrach de découvrir de nouveaux gisements. A ceux qui se disent convaincus que la priorité réside dans les énergies renouvelables, Dr Beghoul réplique : « Cette catégorie oublie que les EnR n’acceptent pas les urgences. »

Dernière modification le jeudi, 12 octobre 2017 01:56

Laissez un commentaire