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lundi, 13 novembre 2017 06:00

entretien : Mohammed Yaddadène, consultant : « Le projet Peugeot va contribuer à dynamiser l’industrie mécanique »

Écrit par MOUNA AIsSAOUI
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Reporters : L’accord sur l’installation d’une usine d’assemblage automobile de la marque française Peugeot a été signé, dimanche 12 novembre, à l’occasion de la quatrième session du Comité mixte économique franco-algérien (Comefa). Quel commentaire faites-vous à ce sujet ?


Mohammed Yaddadène : C’est l’aboutissement d’un projet qui a fait parler de lui et qui a mis du temps à aboutir. C’est une usine de montage que tout le monde attendait au vu de la place et de la notoriété de la marque Peugeot et du Groupe PSA en Algérie, tout en rappelant que Peugeot a toujours été un acteur majeur du marché algérien. Pour rappel, les Algériens ont toujours eu un certain attachement historique aux marques françaises depuis de longues années et avec les délais mis pour concrétiser la signature de ce projet d’assemblage, les amateurs de la marque au Lion ont eu beaucoup de mal face à l’indisponibilité des véhicules. Une bonne chose pour l’industrie mécanique algérienne si ces projets seront accompagnés de sous-traitants devant contribuer à favoriser l’intégration locale, tout comme la relance du réseau de Peugeot et du Groupe PSA qui est resté en sous-activité ces deux dernières années faute de licences d’importation.


Après Renault et Volkswagen, l’installation de l’usine Peugeot va-t-elle apporter un plus à l’industrie automobile en Algérie ?
C’est certain que ce projet va contribuer à augmenter la dynamique de l’industrie mécanique. D’abord avec son apport industriel, cela va probablement motiver des sous-traitants pour s’impliquer dans un marché en renouveau. L’offre va s’élargir et se diversifier avec une concurrence, mais on restera encore loin des volumes pouvant satisfaire le marché local. Tout en espérant que ces usines arrivent à des niveaux d’intégration supérieurs à 40% à terme et surtout à des volumes pouvant contribuer d’abord à satisfaire la demande locale et d’envisager l’exportation vers des marchés ciblés. Tous ces projets vont contribuer et servir de courroie de transmission dans le développement industriel, la relance du marché, la création d’une industrie de sous-traitants pour relever le taux d’intégration, la création d’emplois directs et indirects. A terme, on assistera au transfert de technologie et la relance du marché si nous arrivons à capitaliser cette expérience à travers le nouveau cahier des charges de cette activité de fabrication.


Le gouvernement reconnaît que l’industrie automobile n’a pas donné les objectifs attendus. Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, a indiqué, lui-même, sur les ondes de la Radio nationale, que «l’industrie automobile se limite, pour l’instant, à l’importation de pièces de rechange qui sont montées sur place ». Qu’en pensez-vous ?
Je pense, qu’actuellement, c’est la réalité, du moment que tous les composants sont importés. On n’a pas un tissu industriel de sous-traitants (PME et PMI) pouvant soutenir un tel programme industriel en un temps limité, d’où la nécessité d’une réflexion stratégique qui aurait dû être menée, il y a cinq (05) années en arrière, afin d’accompagner les projets de montage dont le nombre en instance est important. Toutefois, il faut que ces investissements soient réalisés avec la participation des professionnels du secteur. C’est une étape et un passage qu’il faut traverser rapidement afin de mettre sur rail une vraie industrie de la sous-traitance capable d’accompagner les différents projets dans les prochaines années. 

Dernière modification le lundi, 13 novembre 2017 02:41

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