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mardi, 14 novembre 2017 06:00

Face à la crise économique : La CAP appelle à passer à l’action

Écrit par Rafik AIOUAZ
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La Confédération algérienne du patronat (CAP) a tenu, hier en son siège, une réunion de l’ensemble de ses structures organisationnelles. A cette occasion, le président de l’organisation patronale, Boualem M’rakech, a tenu un point presse lors duquel il a pu évoquer le rôle que doit jouer son organisme face à la crise économique qui grippe

l’activité des opérateurs dans différents secteurs. «Aujourd’hui, la situation exige des entreprises leur participation active au développement économique du pays et lutter ainsi ensemble contre la crise», estime de prime abord M. M’rakech, insistant sur la nécessité de ne pas omettre que «de grands pays, notamment européens, se trouvent aussi en situation difficile» suite à la crise économique mondiale de 2008. Il rappelle la réunion qu’a tenue le Premier ministre Ahmed Ouyahia avec l’ensemble des représentants patronaux et l’UGTA fin août dernier au cours de laquelle le chef de l’Exécutif avait affirmé que les entreprises du pays, publiques, privées ou mixtes issues de partenariats, établies en Algérie, constituent «les leviers du développement du pays». Pour Boualem M’rakech, il revient donc aux chefs d’entreprise de jouer pleinement leur rôle afin de répondre aux problématiques des différents secteurs. «Aujourd’hui, nous devons prendre position, les pouvoirs publics ont appelé les entreprises à jouer leur rôle, celui de construire l’Algérie», indique-t-il en marge de la réunion qui a vu les représentants de la CAP discuter des recommandations émises par leur organisme quant à la question environnementale et celle liée aux énergies renouvelables. «Un axe important de travail à développer en tant que voie de résolution de la crise économique».

Interrogé sur la politique économique du pays pour faire face à la crise à travers notamment le recours au financement non conventionnel, Boualem M’rakech considère qu’il s’agit d’une orientation prise par l’Exécutif «qui consiste à créer de l’argent que nous ne possédons pas», estimant ainsi que cette démarche émanait «d’une décision forte». Cependant, le premier responsable de la CAP n’a pas voulu anticiper les conséquences, positives ou négatives, de la planche à billets. «Qu’il s’agisse de la décision adéquate ou non, nous ne le savons pas pour le moment, il faudra voir au fil de la mise en oeuvre de cette mesure», soutient-il. Assurant par ailleurs que cette démarche permet d’offrir une option importante à l’économie nationale. «Ce qui est important à noter, c’est que l’Algérie va mettre de l’argent qui sera disponible sur le court terme pour l’économie du pays», affirme-t-il. Estimant préférable le recours à la planche à billets pour encourager l’activité plutôt que de céder à un cumul de restrictions financières, ce qui, selon l’intervenant, aurait engendré «une asphyxie de l’économie nationale». L’autre option écartée par l’Exécutif est le recours à l’endettement extérieur, une orientation que partage le président de la CAP, qui assure que l’option «planche à billets» serait moins risquée que de s’endetter auprès d’organismes internationaux sur une longue période «et ce, pour des sommes allant par exemple jusqu’à plus de 500 milliards de dinars pour combler le déficit du Trésor public pour l’année en cours».
Par ailleurs, le responsable de l’organisation patronale a appelé tous les acteurs économiques et institutionnels à passer à l’action. «La phase de diagnostic, c’est fini. Il faut prendre les décisions immédiatement en y associant les opérateurs économiques», lance-t-il.

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