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mercredi, 15 novembre 2017 06:00

Libye La NOC compte « sur le retour rapide » de la Sonatrach

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Le président de la compagnie pétrolière libyenne National Oil Corporation (NOC), Moustafa Sanalla, souhaite vivement que la Sonatrach revienne sur le sol libyen et entreprenne d’exploiter, dans un effort commun, les puits de pétrole en Libye.

Cité par l’APS, il dit « compter sur le retour du groupe pétrolier algérien (Sonatrach) en Libye avec l’amélioration de la situation sécuritaire ». Il s’exprimait en marge d’un forum économique sur la coopération transatlantique, organisé à Washington par le think-tank américain Center for Transatlantic Relations, auquel participait également le conseiller du président de Sonatrach, Mahieddine Taleb, qui a confirmé une volonté de rapprochement entre les deux compagnies, qui serait matérialisé par un « programme de développement commun des gisements, acceptable par Sonatrach et la NOC ». « Nous sommes en train de nous autour d’une table pour revoir les conditions d’exploitation de [plusieurs] gisements des deux côtés », avait-il ajouté. A travers sa filiale à l’international Sipex - Sonatrach International Production and Exploration Corporation - le groupe algérien exploitait en Libye, en association avec la NOC, deux blocs d’exploration à Ghadamès et deux autres à Zenten, avant d’avoir été contraint, dès 2014, de suspendre ses opérations sur place et de rapatrier ses personnels à cause de la guerre qui faisait alors rage dans le pays voisin. Mais depuis juillet dernier, à la faveur de l’exemption de la Libye, en sa qualité de membre de l’Opep, de l’accord sur la réduction de la production de brut, la NOC, par la voix de son président, n’a pas cessé d’afficher son ambition de produire jusqu’à 2 millions de barils par jour, loin des 1,2 million qu’elle produisait sous l’ère Kadhafi. Mais pour y parvenir, M. Sanalla voudrait « un retour rapide » de Sonatrach, d’autant plus que la coopération algéro-libyenne dans le domaine de l’énergie constituait un exemple d’intégration économique au Maghreb.
Avant lui, c’était le Président-Directeur général de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, qui avait émis le même voeu quand il rencontrait son homologue libyen, en août dernier, justement pour discuter de la reprise des activités suspendues en Libye. Les deux hommes ont évoqué la reprise de la coopération dans le développement des périmètres découverts avant 2014, et de la réactivation de l’accord entre les deux entreprises concernant le développement d’autres champs pétrolifères.
Ce qui est certain, les compagnies pétrolières familières des bassins libyens, à leur tête Sonatrach, sont en train de suivre l’évolution de la situation sécuritaire pour pouvoir se prononcer sur leur retour. Il est vrai, le climat sécuritaire en Libye semble se décanter, toutefois la menace que font peser les milices ainsi que les groupes armés sur les installations pétrolières est réelle. Il y a encore un mois, le même Moustafa Sanalla, lors d’une conférence de presse à Tripoli, regrettait que la Libye subisse de lourdes pertes à cause des fermetures répétées des gisements et terminaux pétroliers par des milices armées. Il déplorait que la fermeture du champ al Sharara, de la mi-août jusqu’en septembre, ait coûté à la Libye 308 millions de dollars.
D’ailleurs, le défaut d’une production et d’une livraison régulières de brut depuis la Libye a coûté au pays plus de 130 milliards de dollars depuis fin 2014, selon la NOC. 

Dernière modification le mercredi, 15 novembre 2017 13:47

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