Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mercredi, 10 janvier 2018 06:00

Le ministre a tenté de calmer les résidents : Le coup d’épée dans l’eau de Hasbellaoui !

Écrit par Houria Moula
Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Devant l’ampleur que ne cesse de prendre le mouvement des médecins résidents et surtout l’élan de solidarité et de soutien qu’il a gagné au sein de la corporation mais aussi de la population, Mokhtar Hasbellaoui multiplie les sorties médiatiques tentant de faire revenir les représentants du Camra à la table du dialogue.


Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a affirmé, lundi soir, soit à la veille du grand rassemblement des grévistes hier à Oran, que «les portes du dialogues étaient et resteront ouvertes» bien qu’il n’ait pas grand-chose à offrir. Dans une courte interview accordée à la Chaine de télévision nationale A3, le professeur Hasbellaoui a usé de tout son bon sens pour convaincre les médecins résidents dont la grève est en passe de boucler les deux mois. Des résidents qu’il considère comme «une catégorie fondamentale du système sanitaire». Mais dès qu’il s’agit de prise en charge des revendications, le ministre de tutelle n’a pas tellement grand-chose à offrir. L’on parle surtout de la question du service civil. «Selon les normes de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), relatives à ce qu’on appelle la couverture médicale universelle, le service civil est un acquis pour le malade, le citoyen, mais aussi le système de santé algérien et donc le médecin», a-t-il expliqué concernant ce point pour lequel les médecins résidents revendiquent une révision en profondeur. Une différence de vision qui d’ailleurs devient plus claire lorsque le ministre va à contre-courant de tous les professionnels et spécialistes de son secteur qui qualifient le service civil d’«échec». Mokhtar Hasbellaoui, lui, ne pense pas qu’il y a échec. «Le service civil garantit la couverture à travers tout le territoire national dans toutes les spécialités», s’est-il défendu, tout en reconnaissant toutefois «quelques défaillances». Et pour lesquelles il assure travailler pour les régler afin, a-t-il dit, «de réorganiser le schéma national et le réseau des soins en Algérie».
L’activité complémentaire bientôt réglementée
Toujours sur la question qui a pris la part du lion dans l’interview du ministre, ce dernier a assuré que des instructions ont été données aux directeurs de santé de wilaya (DSP) pour s’assurer «de la disponibilité d’un plateau technique» lorsqu’ils demandent l’affectation d’un médecin spécialiste dans leur wilaya. Mais, au final, Hasbellaoui n’a rien offert de nouveau qui puisse faire revenir en arrière les médecins résidents, maintenant qu’ils ont décidé d’investir la rue. En réponse aux mesures incitatives qu’ils revendiquent, le premier responsable du secteur s’est d’ailleurs contenté de propos pour le moins «moralisateurs». «Je ne pense pas que le médecin algérien porte un intérêt pour des incitations financières au détriment de la santé du malade», a-t-il déclaré. Avant de revenir enfin de sa plaidoirie sur le service civil, et dire que son département et en coordination avec la direction de la Fonction publique «prépare un décret permettant aux médecins spécialistes d’exercer dans le privé en plus du poste occupé dans un hôpital public». Mokhtar Hasbellaoui affirme ainsi la régularisation de l’activité complémentaire, longtemps bannie et ignorée par ses prédécesseurs. «Nous avons combattu l’anarchie dans l’activité complémentaire. Désormais, il y aura réglementation», a-t-il soutenu.
C’est presque la seule annonce de cette interview
«de dernière minute» destiné sans doute à calmer les résidents, puisque le ministre a omis de parler des revendications portant égalité de traitement pour le service national, de la problématique des œuvres sociales, de l’amélioration de la qualité de la formation et de la révision du statut du résident. Echec et mat ! Les blouses blanches ont bien réussi leur pari de marcher et de mobiliser grand à Oran, adressant un autre message à la tutelle et au gouvernement de manière générale qu’il n’est pas question de faire machine arrière tant que les problèmes posés ne sont pas traités avec sérieux et dans le fond avec la participation des concernés. En tout état de cause, les résidents ont passé leur message hier… <

Laissez un commentaire