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samedi, 03 février 2018 06:00

Leur participation à la réunion du Comité intersectoriel de demain dépend de la présence du ministre : Les médecins résidents veulent Hasbellaoui à la table des négociations

Écrit par Houria Moula
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Sans la présence du ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, à la réunion que tiendra demain le Comité intersectoriel chargé du suivi de la plateforme de revendications des médecins résidents, ces derniers ne seront pas au rendez-vous.

Après quelques séances de travail qui ont fini par prouver la limite de la marge de manœuvre dudit espace, les médecins résidents en grève depuis plus de deux mois veulent réaliser des avancées en matière de dialogue. C’est pourquoi, ils exigent le retour de Hasbellaoui à la table des négociations, le seul à même de pouvoir trancher et décider sur plusieurs questions.
La réunion de demain, annoncée par le conseiller du ministre, Slim Belkessam, «portera sur le service civil ». Selon le même responsable cité par l’agence officielle APS, cette réunion, qui était prévue mercredi, a été reportée à dimanche en raison d’« un nouveau calendrier proposé par les représentants des médecins résidents ». Pourtant, du côté du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra), l’on parle plutôt de boycott, puisque les représentants s’étaient retirés de l’avant-dernière réunion et boudé la dernière.
« On a boycotté les précédentes réunions et il n’a jamais été question de report », nous a déclaré, hier, Hamza Boutaleb, porte-parole du Camra, affirmant que « jusqu’à aujourd’hui (hier, NDLR) les résidents n’ont reçu aucune réponse officielle aux propositions faites pour la reprise des négociations et les conditions posées ». Pour lui, « dire que nous nous sommes entendus sur la rencontre de dimanche est faux. C’est une déclaration destinée beaucoup plus à la consommation médiatique qu’à nous ».
Notre interlocuteur rappelle que les conditions posées pour un retour au dialogue ont trait « à la présence du ministre, à l’élaboration d’un calendrier continu pour débattre de tous les points de la plateforme de revendications en bloc et enfin à des contre-propositions que la tutelle doit faire pour trouver des solutions et des terrains d’entente ». Autrement, le Camra n’est pas près de céder. « Si le ministre n’est pas présent, nous n’irons pas à la réunion. Le coordinateur du comité qui est le doyen de la faculté de médecine d’Alger ne peut rien nous offrir », dira le Dr Boutaleb.
C’est dire qu’il est fort probable que la réunion n’ait pas lieu, surtout que le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, est attendu demain matin à l’hôtel Mercure pour une activité à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le cancer. A moins qu’il ne se libère pour rejoindre le Comité intersectoriel, ce dernier ne siègera pas. Pour les résidents d’ailleurs, cet espace n’as pas d’utilité, puisque ses membres n’ont aucun pouvoir décisionnel. « Le comité n’a aucun pouvoir de trancher sur les points débattus. Nous étions en face de gens qui ne pouvaient dire ni oui ni non », regrette le porte-parole du Camra, soupçonnant « une perte de temps délibérée de la part de la tutelle pour atteindre le moral des résidents et briser le mouvement ». Mais, les grévistes, dit-il, « restent mobilisés et déterminés à aller jusqu’au bout en continuant la grève et le boycott des examens de DEMS ».
Sur la question du service civil, faut-il le rappeler, le coordinateur du Comité, le Pr Salah Eddine Bendib, a indiqué, lors d’un passage à la radio, qu’aucune affectation ne pourra se faire sans la mise à la disposition du médecin des moyens nécessaires lui permettant d’exercer ses fonctions dans les meilleures conditions, « en premier lieu un logement décent et un plateau technique fonctionnel ». Il a assuré que les efforts allaient se poursuivre pour « répondre aux préoccupations des médecins et l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles », tout en excluant l’abrogation du service civil, préférant parler de possibilité d’une « réforme progressive » qui se fera « par étapes » à travers des « mesures incitatives et attractives permettant d’encourager les médecins résidents à accomplir ce service, notamment dans les régions éloignées du pays ».

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