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dimanche, 04 février 2018 06:00

Les paramédicaux en retrait, les résidents maintiennent la pression : Hasbellaoui gagne une manche, pas la bataille !

Écrit par Houria Moula
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Dans sa quête de stabilisation du secteur de la santé, le ministre de tutelle, le professeur Mokhtar Hasbellaoui, vient de gagner une bataille. Mais, pas la guerre !

Le premier responsable du secteur a pu éviter de justesse une vraie paralysie qui aurait pu toucher à l’ensemble des hôpitaux, établissements et structures sanitaires du pays, en scellant un accord avec le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) qui avait déposé un préavis de grève illimitée à entamer à partir de demain. Le syndicat, invité à une réunion de conciliation en fin de semaine au niveau du ministère, a décidé hier à l’issue d’une réunion de son conseil national, de geler son action, se disant « satisfait de l’avancée de la plate-forme de revendication et attend la concrétisation dans les délais requis ». Bien que cette décision parait comme un ultimatum à la tutelle pour tester sa bonne volonté, puisque l’on a bien précisé qu’il s’agit d’un « gel » et non pas d’une annulation, il n’en demeure pas moins qu’elle est à mettre sur le compte du ministre, puisqu’elle intervient à la veille même de l’action. Pourtant, le Pr Mokhtar Hasbellaoui n’aura pas réussi le même coup avec les médecins résidents dont la grève illimitée est plus ancienne. Les négociations avec le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) semblent plus dures à mener qu’avec les paramédicaux, surtout que les représentants des blouses blanches s’entêtent sur des points qui parfois dépassent les priorités du ministère de la Santé. L’on parle surtout de l’abrogation du caractère obligatoire du service civil et du droit à la dispense, comme tout jeune Algérien, du service militaire. Pire encore, même si ces dossiers sont soumis à la table dans le cadre du comité intersectoriel de suivi de la plateforme des revendications, les résidents s’en tiennent cette fois-ci à une autre condition : la présence du ministre en personne aux réunions. Et pour cause, ils estiment que les autres membres représentant pourtant plusieurs départements ministériels tels que l’Intérieur, le Travail, l’Enseignement supérieur ou encore les Finances et la direction générale de la Fonction publique, « ne sont pas en mesure de prendre des décisions », d’où l’échec du dialogue à chaque fois. Paradoxalement que cela puisse paraitre, les paramédicaux ont trouvé un terrain d’entente avec la tutelle dans le cadre d’une commission où ne siège pas le ministre. C’est la commission chargée du dialogue avec les partenaires sociaux qui s’en est chargée. Pourquoi alors cet entêtement des résidents à avoir en face le ministre ? La question reste posée d’autant que le professeur Mokhtar Hasbellaoui n’a pas que les conflits à gérer dans son département. Il y a bien des questions qui relèvent du fonctionnement en plus de ses obligations de terrain et déplacements qu’il faudra remplir. « Prendre en otage » le ministre pendant toute une semaine au sein d’un comité paraît comme une condition qui relève de l’impossible. De ce fait, le bras de fer reste à l’état de stagnation puisqu’aucune des deux parties ne semble prête à faire des concessions. En attendant un dégel de la crise ouverte entre les résidents et le ministère depuis novembre 2017, les hôpitaux et autres établissements de santé peuvent respirer avec le retour partiel à la normale dans les services, et ce par la reprise du travail des infirmiers, des sages-femmes, des anesthésistes et autres praticiens relevant de la catégorie des paramédicaux. Si maintenue, la réunion d’aujourd’hui au ministère de la Santé, donnera plus d’éclairage pour l’avenir de la protesta des résidents.

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