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mercredi, 07 février 2018 06:00

Du carburant conventionnel au GPL : L’Etat opte pour une prime à la conversion

Écrit par Fayçal Djoudi
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Contrairement aux prix de l’essence et du gasoil, qui sont passés du simple au double en quatre ans, celui du GPL (gaz de pétrole liquéfié) est resté à 9 DA le litre, sans pour autant susciter le rush espéré par les pouvoirs publics !

C’est pour cette raison que l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (Aprue) a organisé, hier, une conférence avec pour double objectif de lancer le programme dédié à la conversion des véhicules au GPL carburant et de sensibiliser les automobilistes sur son intérêt économique, chiffres à l’appui ! En plus de son prix (bas) à la pompe, le GPL/c brille par des caractéristiques qui en font un carburant propre. Mais c’est beaucoup plus sur les économies réalisées par l’utilisation du GPL que mise l’Aprue pour convaincre les automobilistes : rouler 15 000 km en GPL coûtera 12 254 DA lorsqu’en gasoil/super, le même kilométrage revient à 53 076 DA. Sur 15 000 km, l’économie est de 28 568 DA, et pour 30 000 km, elle est de 53 076 DA. A 60 000 km, c’est encore plus important : 114 278 DA d’économie. C’est ce qui incite aussi bien l’Aprue que l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) à se montrer confiants quant à l’avenir du programme national de conversion qui court jusqu’à l’horizon 2030. A ce titre, le directeur général de l’Aprue, Mohamed Salah Bouzeriba, a rappelé que ce programme vise à convertir 1,3 million de véhicules roulant à l’essence vers le GPL/C, non sans admettre qu’il y a encore du chemin à parcourir dans la mesure où durant toute l’année 2017, ce sont 60 000 véhicules convertis et il faudra alors atteindre, d’ici à 2021, 500 000 voitures converties. « Avec 500 000 véhicules à convertir au GPL, nous obtiendrons un gain de consommation des essences de 1,82 million de tonnes sur la période de trois ans et 8,8 millions de tonnes sur la période de 12 ans », espère-t-il. Il est question pour les pouvoirs publics de convertir 30% du parc automobile ; alors qu’à fin 2017, 330 000 véhicules roulent au GPL, et ont consommé 407 000 tonnes de ce carburant, tout juste 5% de la consommation finale par forme d’énergie en Algérie. Sur un parc de véhicules « essence » de 3,2 millions, seuls 10% sont passés au GPL. L’Algérie, qui consomme près de 15 millions de tonnes de carburants routiers, est donc loin du compte avec seulement 350 000 tonnes de GPL consommés. Mais ce n’est pas peine perdue car, selon l’Aprue, la mise en œuvre du programme de conversion de 500 000 véhicules sur la période 2018-2021, rapportera à l’Etat 2,19 milliards de dollars en économie nette tout au long de l’exécution de ce programme, c’est-à-dire la période 2018-2030, pour un investissement de 37,43 milliards de dinars.


La main à la poche
Pour séduire, c’est une nouvelle fois la bourse qui est visée et c’est par la bourse que les pouvoirs publics veulent plaire : il faut dire que le coût de conversion d’un véhicule au GPL est compris entre 60 000 DA et 70 000 DA. Alors, inciter les automobilistes à installer un kit de conversion GPL, l’Etat subventionnera 100 000 véhicules en prenant à sa charge 50% du prix d’installation. Le directeur de la division de la régulation économique ainsi que de l’autorité de régulation des hydrocarbures, Houghlaouene Samir, explique qu’« en plus de son financement à hauteur de 50%, le GPL/c permet de ramener le délai de récupération de l’investissement en kit de conversion à 7 mois avec un kilométrage annuel moyen de 25 000 km/an ».
Et d’annoncer dans la foulée que « les concessionnaires automobiles sont désormais contraints d’importer un quota minimal annuel de 10% de véhicules hybrides roulant à l’essence et au GPL carburant ».
Au-delà de l’aspect pécuniaire, il est également question d’offrir la disponibilité des points d’installation. Là, le directeur GPL/c au niveau de Naftal, Nouri Mustapaha, a annoncé la création d’un Centre de conversion à l’ouest du pays. Selon lui, Naftal a choisi la région de l’Ouest car il existe déjà un pôle de construction automobile. L’installation de ce pôle permettra aux constructeurs automobiles de convertir une partie de leurs véhicules, signalant que « Naftal est déjà en négociation avec un constructeur automobile ». D’autre part, Naftal prévoit également la mise en place de 720 stations-services qui s’ajoutent à 750 autres stations-service déjà existantes en vue de porter la couverture nationale du réseau des pompes à essence équipées pour le GPL/C à 73% à l’horizon 2030, contre 27% actuellement. Bien mieux, Naftal ambitionne de réaliser 30 nouvelles stations-service exclusivement dédiées au GPL/C qui s’ajouteront à 6 autres stations déjà existantes, en plus de 30 nouveaux centres de conversion pour renforcer les capacités actuelles qui sont de l’ordre de 36, permettant de porter les capacités de conversion par Naftal, à elle seule, à 20 000 véhicules par an. Naftal prévoit 145 000 conversions/an à partir de 2019 alors que ses capacités de conversion opérationnelles passeront par la réalisation d’un total de 1 624 stations-services.
Pour rappel, l’Algérie importe annuellement 3 millions de tonnes d’essence et de gasoil pour une facture d’importation de plus d’un milliard de dollars. En termes de capacité de raffinage et de production de GPL, c’est Sonatrach qui est en charge de l’activité liquéfaction du gaz naturel et séparation des GPL. Elle exploite actuellement trois complexes de GNL, dont deux à Arzew (GL1.Z et GL2.Z) et un à Skikda (GL1.K), d’une capacité totale de production de 41,9 millions m3/an et des complexes de séparation de GPL, d’une capacité totale de production de 12,1 millions tonnes/an, dont 10,4 millions tonnes/an issues des deux complexes de GPL d’Arzew (GP1.Z et GP2.Z), 1 million tonnes/an des complexes GNL et 0,7 million tonne/an des raffineries. 

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