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mercredi, 07 février 2018 06:00

l’entretien : Benyoucef Arachiche, DG adjoint de l’entreprise Ghazal : « Il faut lever les embûches qui génèrent des réticences chez les automobilistes »

Écrit par Rachid Beldi
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Il y a deux semaines, l’entreprise privée Ghazal, spécialisée dans l’installation des kits GPL/C sur véhicules, fêtait ses 23 années d’existence, avec un total de 100 000 véhicules convertis. Des volumes qui lui valent d’être classée seconde sur le plan national, après l’entreprise publique Naftal.

Nous avons posé quelques questions à son P-DG, Benyoucef Arachiche, en marge de la conférence dédiée au lancement du programme de conversion des véhicules au GPL.

Reporters : Les installateurs privés de kits GPL/C seraient au nombre de 100 et contribuent à hauteur de 70% du parc national roulant à ce type de carburant. Faut-il concevoir la relation Naftal, en tant qu’opérateur public, et les privés, dans une logique de concurrence ou plutôt de complémentarité ?
Benyoucef Arachiche : Tout d’abord, permettez-moi de présenter notre entreprise qui cumule une longue expérience dans l’activité d’installation de kits GPL/C. Nous sommes installés à Alger, à travers deux succursales à Oued Smar et Chéraga, à Batna et à Oran. En plus de clients particuliers, nous avons équipé des gammes de Renault, Peugeot, Nissan, Fiat et d’autres marques installées en Algérie. Ces marques nous ont choisis parce que Ghazal est pionnier dans l’installation de kits sur des véhicules neufs.
Pour revenir à votre question, il n’y a pas de concurrence à ce niveau. Les opérateurs privés et Nafta travaillent pour la même cause, qui consiste à renforcer le parc national automobile roulant au GPL/Carburant. Nous sommes de petites fourmis qui installons des kits pour que les automobilistes aillent les remplir chez Naftal. La vocation de Naftal est de vendre du GPL, et c’est à ce niveau qu’elle gagne de l’argent. Nous travaillons pour le compte de cette entreprise, donc j’estime que notre travail et les 70% de production que nous réalisons méritent d’être mis un peu plus en valeur.


Il y a quelques semaines, le ministre de l’Energie avait exhorté les responsables concernés à lancer dans les plus brefs délais le programme national de conversion en GPL/C de 500 000 véhicules. Il avait, dans cette perspective, préconisé une implication encore plus forte des installateurs privés pour rendre ce programme réalisable. Comment voyez-vous cette implication ?
Ce programme ne peut se réaliser que par l’intégration de tous les opérateurs. Il s’agit notamment de mettre entre les mains des professionnels les outils nécessaires pour qu’ils puissent réussir leur mission de densifier de manière significative le parc national roulant au GPL/C. Il faut aussi, et surtout, lever certaines embûches sur le terrain qui génèrent des réticences chez les automobilistes vis-à-vis d’une conversion de leurs véhicules en GPL/C.
Je peux vous citer les plus fréquentes comme celle qui concerne l’aspect contrôle. Sur ce registre, nous souffrons énormément sur le terrain parce que les services concernés au niveau du ministère de l’Industrie ne sont pas suffisamment étoffés en personnel pour effectuer les contrôles des véhicules convertis dans des délais acceptables.
Dans certaines régions, l’ingénieur des mines passe une fois par semaine, dans d’autres régions, il faut attendre 15 jours et même un mois. Imaginez donc un automobiliste qui convertit son véhicule aujourd’hui et qui doit attendre jusqu’à un mois pour rouler avec. Là, je suis en train d’évoquer un problème qui se pose pour les volumes transformés aujourd’hui, qu’en sera-t-il alors lorsqu’il faudra tripler ce volume dans le cadre du programme de 500 000 véhicules à convertir d’ici 2021 ?


En janvier dernier, le président de Seat était en visite en Algérie, où il avait rencontré de hauts responsables avec qui il avait discuté de son souhait d’exporter des véhicules équipés en gaz naturel comprimé vers notre pays. Pensez-vous que le sujet du GNC peut-être d’actualité chez nous actuellement ?
Je répondrais à votre question en disant tout simplement que Seat veut promouvoir sa propre politique en Algérie. Ce qui intéresse ce constructeur, c’est de ramener ses véhicules chez nous et de les vendre. Cette politique n’est pas la même que la nôtre. En Algérie, la priorité est donnée au GPL. Il faut savoir que l’installation d’un kit GNC coûte beaucoup plus cher que celle d’un kit GPL/C, alors qu’une station GNC coûte plusieurs fois plus cher qu’une station GPL/C. De plus, il faut être en possession d’un réseau GNC, et vu les difficultés qu’on a eu à ce jour pour développer un réseau GPL, on est en droit de se demander ce qu’il en sera pour un réseau de distribution GNC.


Donc, selon vous, il serait plus sensé de continuer à développer la consommation du GPL et laisser le GNC en position de niche, en attendant des opportunités réelles pour ce type de carburant…
Oui, il vaut mieux garder raison. Il y a un segment qu’on maîtrise déjà, il faut donc éviter de le casser pour aller vers un autre segment qu’on ne maîtrise pas.

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