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jeudi, 08 février 2018 06:00

Plaidoyer pour « des signaux forts » d’ouverture de l’économie algérienne

Écrit par Rafik AIOUAZ
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Fort d’une délégation composée d’une soixantaine d’hommes d’affaires, l’organisation patronale française, le Medef a envoyé plusieurs messages aux autorités algériennes et aussi à leurs homologues du monde des affaires.

Entre potentiel important notamment en termes de ressources humaines et contraintes administratives, les opérateurs français voient de nombreuses pistes à exploiter de sorte que le climat algérien des affaires puisse être plus attractif. « Il faut qu’il y ait des signaux forts de la part des hautes autorités des deux pays », estime Pierre Gattaz, président du Medef, plaidant pour que l’économie algérienne « s’ouvre davantage » et que les opérateurs économiques des deux pays puissent investir davantage sur l’autre rive de la Méditerranée dans le cadre d’un échange « gagnant-gagnant » bâti dans la durée sur les trente prochaines années. Pour Pierrick Poirier, P-DG de Setram, société mixte algéro-française chargée de l’exploitation du tramway sur l’ensemble du territoire national, il y a un sentiment chez les entreprises françaises qu’il y a « un élan et une volonté » d’ouvrir l’économie nationale et encourager les investissements et l’activité industrielle.
Expatrié depuis moins d’un an en Algérie, un pays qu’il connaissait peu, le responsable de Setram dit avoir été marqué par le très bon accueil et le sentiment de sécurité. « Les Français ont une image dévoyée de l’Algérie notamment au niveau sécuritaire à travers l’islamisme ou l’immigration non régulée », concède un autre responsable évoluant dans le secteur industriel.
Enumérant les contraintes rencontrées en Algérie, celui-ci regrette les lenteurs administratives à différents niveaux.
« Les délais longs pour importer nos pièces sont pesants, les procédures douanières sont toujours longues même s’il y a eu des améliorations », relate-t-il. Autre contrainte qui revient chez l’ensemble des hommes d’affaires interrogés, celle de la règle du 51/49.
« Sans porter de jugement, lorsqu’un investisseur voit ce dispositif, il réfléchit et il préfère investir dans un autre pays », nous confie un autre opérateur établi en Algérie, qui relève par ailleurs les difficultés à obtenir un visa pour ses salariés algériens dans le cadre de formations en France.
Parmi les aspects positifs, les chefs d’entreprise françaises sont unanimes sur la bonne formation dont disposent leurs cadres, notamment dans le domaine des banques et assurances. « Il y a une génération qui a été très bien formée. Actuellement, les cadres algériens au sein de notre établissement sont les meilleurs sur le continent.
C’est avec leur savoir-faire que nous nous déployons en Afrique », indique Eric Wormser, président du Directoire de Société Générale Algérie. Un constat positif partagé par les représentants d’autres établissements financiers.
D’autres, évoluant dans le tourisme, par exemple, regrettent un autre aspect moins reluisant du contexte algérien global.
« L’on constate que c’est un pays fermé, la population n’est pas habituée à voir des touristes. L’offre peut devenir meilleure grâce au tourisme international, même au niveau des plus petites structures », estime un membre du Medef qui souhaite investir en Algérie et pour qui le tourisme international peut développer non seulement les entrées de devises du pays mais aussi permettre à la population de s’ouvrir au monde extérieur.
«L’économie algérienne est fermée», tranche notre interlocuteur qui formule l’espoir de voir réduites les contraintes pour l’investissement en Algérie. 

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