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jeudi, 08 février 2018 06:00

Pierre Gattaz, président du Medef : « Le durcissement des importations est un verrou qu’il faut faire sauter »

Écrit par Rachid Beldi
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Le président du Medef, Pierre Gattaz, a indiqué hier, à Alger, que les entretiens qu’il a eus, tôt le matin avec le Chef du Gouvernement Ahmed Ouyahia, et quelques ministres ont porté sur, entre autres sujets d’actualité, le « durcissement » des importations opéré par le gouvernement algérien, considérant que cette politique peut « paralyser » les investisseurs locaux.


« Nous avons parlé du durcissement sur les importations de certains produits et d’équipements et de composants qui peuvent paralyser localement des investisseurs qui ne peuvent plus se fournir en pièces et ne peuvent donc plus livrer un produit », a fait savoir M. Gattaz lors d’une conférence de presse animée en marge de la rencontre d’affaires FCE-Medef, à l’hôtel Aurassi.
« On a discuté de ce problème aussi ce matin et on a dit qu’il faut être plus prudent et qu’on doit faire en sorte qu’on n’asphyxie pas les entreprises des investisseurs locaux.
On a bien compris qu’il faut créer des emplois, former du personnel, mais cela prend du temps. Ce durcissement est un verrou à sauter, peut-être au cas par cas, peut-être entre entreprises, et entre les filières, pour éviter le blocage des gros investissements qui attendent les entreprises d’investisseurs locaux », a expliqué le conférencier.
Le patron du Medef a mis en exergue un autre sujet évoqué avec le Premier ministre et d’autres représentants de l’Exécutif, à savoir celui relatif à la règle 51/49. Sujet à polémique entre l’Algérie et les investisseurs étrangers installés dans notre pays, ou qui souhaitent s’y installer, cette règle continue à déplaire aux hommes d’affaires de l’Hexagone. « La règle des 49/51 est un sujet que nous avons souvent évoqué, et nous l’avons fait encore cette fois-ci », a encore dit le même responsable. « On sait qu’à ce propos, il faut faire de la pédagogie », a déclaré le patron des patrons français, avant d’admettre qu’il s’agit d’un sujet « politique ». « Il y a des entreprises françaises qui veulent venir en Algérie, mais qui ne le font pas parce qu’elles ne pourront pas contrôler leur majorité », justifiera M. Gattaz qui fera toutefois preuve d’optimisme après son rendez-vous ayant précédé la rencontre d’affaires FCE – Medef. « Je crois qu’il y a des possibilités. C’est ce que j’ai compris ce matin », a-t-il estimé, ajoutant avoir été rassuré de constater que le 49/51 peut être géré et que cette règle ne doit pas être un obstacle pour les entreprises qui veulent s’installer en Algérie ».
« Nous travaillons avec le FCE pour que ce verrou ne soit pas un problème et nous avons des signaux positifs concernant ce sujet », expliquera-t-il, ajoutant que « le plus important est que nous partageons l’objectif de la diversification de l’économie et de son accompagnement durable vers la croissance ». En réplique aux déclarations sur la règle 51/49 faites par le président du Medef, le président du FCE, Ali Haddad, dira que son association défend la règle 51/49. « Au FCE, nous défendons la règle 51/49. Nous soutenons le président de la République à propos de cette loi, car elle protège l’entreprise algérienne », a affirmé M. Haddad. Ce dernier fera remarquer que « ce n’est pas parce que cette règle existe qu’on ne peut pas faire des affaires ». Il citera, dans ce sens, « les partenariats conclus avec des entreprises américaines, turques, italiennes, espagnoles et même françaises » qui travaillent avec l’Algérie selon la règle 51/49, « sans problème », soutiendra le patron du FCE.
M. Gattaz a également reconnu que la concurrence imposée par les entreprises étrangères en Algérie, notamment chinoises, turques et espagnoles, interpelle les entreprises françaises et les incite à vaincre leur frilosité.
« Nous sommes dans une compétition internationale et nous, entreprises françaises, devons faire preuve d’une très grande humilité, car certains concurrents sont très bons, très rapides et très agiles », a-t-il déclaré. Il a également reconnu que l’économie française « doit être moins frileuse, plus exportatrice et plus globale ». « C’est notre faiblesse actuellement », a-t-il dit. « Il y a une grande agressivité des industriels d’autres pays en dehors de la France. Ils sont prêts à régler tous les problèmes.
Ils sont extrêmement patients et ne reculent pas devant les difficultés. Ils savent attendre et prennent des risques. Bien entendu, ils gagent de l’argent et c’est tant mieux pour eux », avait indiqué plus tôt le ministre de l’Industrie et des Mines Youcef Yousfi lors de son intervention au forum, appelant les entreprises françaises « à être plus patiente et d’adopter une vision sur le long terme pour pouvoir réussir en Algérie ». 

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