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samedi, 10 février 2018 06:00

Les accords avec la Zale suspendus depuis 2016 : Algérie - Monde arabe : des échanges limités malgré les potentialités

Écrit par Adlène Badis
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Les échanges économiques entre l’Algérie et les pays de la Zone arabe restent en deçà des espérances, malgré les potentialités. Membre de la grande Zone arabe de libre-échange (Zale) depuis 2009, année de l’entrée en vigueur de la convention signée en 2001 avec les pays composant cet espace commercial, l’Algérie n’a pas engrangé d’avantages dans le cadre de cet accord commercial, intéressant de prime abord.

L’adhésion de l’Algérie à la Zale devait permettre d’augmenter les échanges avec les pays arabes, notamment concernant des produits qui présentaient une certaine compétitivité, mais dont l’entrée sur le territoire était handicapée par les taxes et droits de douane. Composée de 22 pays arabes aux potentialités diverses, la Zone de libre-échange arabe offrait une opportunité d’échanges commerciaux très ambitieuse. Mais l’Algérie aura rencontré, dans l’espace commercial interarabe, des difficultés diverses, notamment liées à l’origine réelle des produits appelés à bénéficier de la préférence commerciale. N’ayant pas tiré avantage des régimes commerciaux préférentiels avec les pays de la Zale, ses flux commerciaux s’y sont contractés, engendrant des déficits importants en 2015. L’Algérie a, de ce fait, décidé de suspendre en 2016 ses accords de libre-échange avec la Zone arabe au même titre qu’avec l’Union européenne.
Les chiffres étant en deçà des ambitions de départ. Le volume des échanges avec les pays de la Zale, a représenté, en 2015 4,8 milliards de dollars, soit seulement 4,2% de ses échanges à l’international. Durant cette même année, les échanges commerciaux de l’Algérie ont marqué un net déficit, contrairement à 2014 où la balance commerciale de l’Algérie avec la Zale avait affiché un excédent de plus d’un milliard de dollars. L’année 2015 a été caractérisée par un déficit de 351 millions de dollars avec la Zale, ce qui représente une baisse de 40% en comparaison avec l’année précédente.


L’UMA à la traîne
Les pays du Maghreb ne dérogent pas à cette situation de faible niveau des échanges commerciaux interarabes.
Alors que plusieurs rapports considèrent qu’une véritable UMA (Union du Maghreb arabe) apporterait une valeur ajoutée de plusieurs milliards de dollars à chaque pays. Cependant, les échanges commerciaux entre les cinq pays de l’UMA ne représentent que 3 % de leurs échanges globaux. Difficile dans ce climat de construire une zone de libre-échange dotée d’une union douanière. Selon une récente étude de l’Union européenne la faiblesse des échanges entre les cinq pays de l’UMA reste liée à des paramètres divers. Leurs échanges ont été évalués à 6 724,06 milliards de dollars en 2015, un chiffre bien en deçà des attentes et des potentialités. Le montant n’a atteint que 27,4% du potentiel, estimé à 24 514,67 milliards de dollars, selon l’étude. Ainsi, le niveau actuel du commerce inter-Maghreb ne couvre qu’un quart du niveau des échanges qui devrait exister entre les pays de l’UMA. À titre d’exemple, les exportations de l’Algérie vers la Libye et le Maroc ne représentent que 8,32% et 12,95% des exportations potentielles.
Les exportations marocaines vers l’Algérie n’ont, elles, atteint que 4,05% de leur potentiel en 2015. Les politiques tarifaires adoptées expliqueraient ces résultats à la traîne Elles constituent selon cette étude le premier obstacle à l’intégration commerciale des pays de l’UMA. Les questions économiques étant fortement sous l’influence des relations politiques, les rapports entre les pays du Maghreb agissent fortement sur les échanges commerciaux. Les relations entre l’Algérie et le Maroc empreintes de froid accentué par la fermeture des frontières terrestres, contribuent notamment au ralentissement des activités commerciales entre les deux principaux pays du Maghreb. 

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