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francealgerie

dimanche, 11 février 2018 06:00

L’opposition retombe dans ses travers : L’indéchiffrable équation de 2019

Écrit par Azzeddine Bensouiah
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A une année de l’élection présidentielle, l’opposition, toutes tendances confondues, retombe dans ses travers et démontre, encore une fois, qu’elle est loin de constituer une alternative au pouvoir en place. Incapable de déchiffrer l’équation du rendez-vous de l’année prochaine, elle est en train de botter en touche, espérant faire semblant d’occuper le terrain médiatique, le temps qu’elle voie plus clair.

Mais, en fait, aucune formation politique ne semble avoir une idée bien claire, bien arrêtée, sur ce qu’elle compte entreprendre, ou proposer pour cet important rendez-vous électoral. Tout le monde reste suspendu à la décision que devrait prendre le Président sortant, lequel ne se prononce, généralement, qu’en dernière minute, ce qui veut dire que l’opposition risque d’attendre encore longtemps et qu’elle risque surtout de perdre une occasion en or, pour entamer sa pré-campagne.
Les tentatives de rassembler l’opposition, ou du moins la partie qui voudrait se rassembler, à travers les conclaves de Mazafran 1 et 2, ont fait long feu. Certains partis et certaines personnalités ont vite fait de discréditer la démarche.
Au-delà du fait que la majorité des partis de l’opposition souffre d’un grave déficit de représentativité au niveau local, c’est la question du leadership qui fait capoter toute initiative visant à unifier, ne serait-ce que provisoirement, les rangs de l’opposition.
Pourtant, certains leaders de l’opposition ne se font pas d’illusion et appellent de tous leurs voeux à une candidature unifiée de l’opposition, à l’image de Soufiane Djilali, ou encore Ali Benflis. Cette option est souhaitée par bon nombre de personnalités qui se voient bien placées pour briguer la magistrature suprême, à l’image d’Ahmed Benbitour, ou encore Mouloud Hamrouche, quoi que ce dernier, préfère, une sorte de parrainage, avec l’assentiment de l’armée.
Il faudrait se rendre à l’évidence: en dehors du FLN, et à un degré moindre, le RND, aucun autre parti ne dispose d’une représentativité locale lui permettant de s’engager dans une bataille aussi rude que la présidentielle. Même le MSP, qui est la formation la plus ancrée dans le pays profond, parmi celles de l’opposition, ne pourra, à elle seule affronter «la machine à gagner les élections» dont disposent les alliés du pouvoir.
Reste la question de la personnalité consensuelle qui pourrait faire office de candidat de l’opposition et là, tout le monde se voit le leader incontournable et tout le monde refuse de céder la place aux autres. On voit mal Benflis soutenir Benbitour, et vice-versa, tout comme on voit mal Hamrouche soutenir Belkhadem ou le contraire.
Mais ce qui rend plus difficile cette unification chimérique est le fait que la suspicion demeure entière dans les rangs de l’opposition, et parfois au sein même d’une seule formation politique.
C’est que les tentations du pouvoir sont tellement fortes qu’on sacrifie souvent les principes et les slogans pour une rente bien assurée. Des personnalités payeraient cher et feraient tout pour avoir l’honneur de figurer parmi les «lièvres» du candidat du pouvoir. Cela a été payant par le passé, pour certains d’entre eux et cela pourrait l’être encore pour le prochain scrutin.

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