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francealgerie

dimanche, 11 février 2018 06:00

Libéré de la figure de commandeur qu’avait Saïd Sadi au RCD : Mohcine Belabbas, seul au poste de rassembleur en chef

Écrit par Houria Moula
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Le cinquième congrès national du Rassemblement pour la culture et la démocratie s’est clôturé, hier, avec l’élection des membres du Conseil national ainsi que la présentation du nouveau secrétariat du parti, lequel devra accompagner le président réélu, Mohcine Belabbas, dans la gestion des affaires courantes du parti.

S’il y a une particularité à retenir de ce rendez-vous organique organisé avec réussite par le RCD, c’est bien le retrait définitif de son ex-président et fondateur, Saïd Sadi, de ses rangs, ouvrant une nouvelle page dans l’histoire de cette formation politique à laquelle, faut-il le dire, le nom du «docteur» a toujours été collé depuis 1989. Dans son intervention, « la dernière en tant que militant structuré », Sadi a déclaré que « d’ultimes défis attendent ma génération ». « Ceux avec qui j’ai partagé les luttes de notre jeunesse souhaitent repenser l’évaluation de notre engagement pour le rendre plus visible et le protéger des falsifications qui ont mutilé et perverti la guerre de libération ». Par ses mots, l’ex-président du RCD apporte un éclaircissement sur son prochain combat qui sera autre que celui que devra mener le parti.
Le RCD devra désormais évaluer sans lui. Car, faut-il le rappeler, beaucoup d’observateurs s’accordent à dire que depuis son retrait de la présidence en 2012, à l’occasion du 4e congrès national, Saïd Sadi gardait un œil sur ce qui se passe à l’intérieur de « l’appareil », comme l’a tenu à le mentionner à maintes fois l’actuel député indépendant de Tizi Ouzou, Nordinne Aït Hammouda, son compagnon de toujours qui a fini par lui tourner le dos.
Certes, la mission sera difficile. Elle le sera encore plus pour le président réélu, Mohcine Belabbas qui a détrôné ses trois concurrents au poste, Salah Belmekki, Fadila Messouci et Ilyas Lahouazi, en arrachant plus de 700 voix sur 850 des congressistes réunis sous le chapiteau de l’hôtel Hilton.
A 48 ans seulement, le chef du RCD qui, durant les cinq dernières années, a pu sauvegarder les équilibres au sein de la direction malgré la présence de vieux militants, devra prouver ses capacités à mener encore le bateau, sans l’ombre de Sadi.
Après sa réélection, Belabbas s’est dit « honoré par cette confiance ». « C’est un signe de reconnaissance envers le travail qui a été fait par la direction depuis 2012 à ce jour. Cependant, beaucoup de travail reste à faire à l’avenir», a-t-il fait savoir dans des propos rapportés par l’agence officielle APS. Le président du RCD précisera que cette élection est un moment important pour le parti, avec la création de nouvelles instances, et le travail qui attend la direction en termes d’organisation d’un certain nombre d’assises, voire des congrès pour la mise en place de ces structures. Il souligné, dans ce cadre, l’importance d’impliquer un peu plus les jeunes et les femmes non seulement dans la réflexion et dans les débats mais aussi dans les actions. Le chantier semble grand pour quelqu’un qui « n’a pas de charisme», admet un cadre du parti. Mais, «durant son mandat écoulé, il a surprit tout le monde par ses capacités à écouter, impliquer et faire participer les militants dans la gestion des affaires », ajoute notre source qui s’exprime sous l’anonymat.
Pour sa proximité avec Saïd Sadi et «la main » qu’aurait pu avoir ce dernier dans la prise de décision au sein du RCD, le même cadre nous rappelle qu’« en 2012, lorsque le docteur avait fait son choix pour Mohcine Belabbas avant la tenue du congrès, personne ne s’était opposé, ni exprimé des réserves ». Ceux qui, ultérieurement allaient s’en prendre au successeur de Saïd Sadi, « l’on fait parce qu’ils se sont retrouvés exclus du cercle qui existait en dehors des instances légales et souveraines », assène encore notre source. Actuellement député d’Alger, Mohcine Belabbas a occupé plusieurs postes de responsabilités au sein du RCD dont la présidence du Bureau régional de la capitale de 2000 à 2003, le secrétariat national à la jeunesse de 2003 à 2004, le secrétariat national à l’organique en 2005, le secrétariat national à la communication de 2006 à 2010, le secrétariat national à la coordination en 2011 et porte-parole officiel en 2012. A l’approche des élections présidentielles de 2019, il devra mener le parti à se placer dans un paysage politique miné, tout en maintenant ses chances de pouvoir influencer le cours de l’histoire s’il n’est pas appelé, -ce qui est probable-, à se présenter comme candidat à la magistrature suprême du pays.

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