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mercredi, 14 février 2018 06:00

Bancarisation des capitaux de l’informel : L’origine des fonds n’est plus exigée

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal, donne le top départ à l’opération de bancarisation de l’économie dans sa version revue et corrigée par le gouvernement Ouyahia.

Mohamed Laksaci, qui présentait lundi aux députés le rapport de son institution sur l’évolution des agrégats monétaires et financiers sur la période 2016-2016, a jugé, d’abord, qu’il était opportun que les banquiers redoublent d’efforts pour capter vers le canal bancaire tous les capitaux qui circulent en dehors des banques. Ensuite, le patron de la banque centrale est intervenu, hier, lors d’une séance consacrée à ses réponses aux membres de la chambre basse du Parlement, pour demander aux banquiers de ne plus s’intéresser à l’origine de l’argent que l’ont vient déposer à leur niveau. C’est carrément une feuille de route qui se prépare à ce sujet. Il ne s’agit point de recommandations provenant du premier responsable de la plus haute autorité monétaire et de régulation de la place bancaire. En termes plus clairs, le temps où les banquiers demandaient aux déposants d’où venait leur argent est révolu. Ce sont les termes qu’a utilisé le gouverneur de la banque centrale pour lancer le plan II de l’opération portant bancarisation de l’économie souterraine. Celui-ci intervient après les deux précédentes actions, la mise en conformité fiscale volontaire et l’emprunt obligataire en l’occurrence, qui se sont soldées par un cuisant échec. Mohamed Loukal a annoncé hier aux députés que son institution allait adresser une instruction aux banques de la place dans laquelle il sera exigé des banquiers de ne plus demander l’origine des fonds que les clients veulent déposer à leur niveau. «La Banque d’Algérie va produire une instruction destinée à mettre fin à de nombreux dépassements qui jusqu’alors pénalisaient les clients des banques. Demander l’origine des fonds à chaque ouverture d’un compte ou de dépôt d’argent ne doit plus avoir court, de même que l’exigence d’indiquer à quoi servirait l’argent retiré des banques. Ce sont des mesures qui ne vont plus être de mise », a indiqué le patron de la banque centrale. Il a assuré que l’objet de cette instruction avait été discuté lors d’une réunion qu’il avait tenue récemment avec les banquiers de la place. Comme pour dire que les responsables de son institution et ceux des banques se sont donné un délai pour y réfléchir. Et avec d’autres responsables du gouvernement des moyens d’une concertation à plusieurs niveau afin de lancer une nouvelle opération de bancarisation de l’argent des circuits invisibles de l’économie. Pour le gouverneur de la banque centrale, les nouvelles mesures que son institution allait prendre s’inscrivent dans le cadre d’un assouplissement des conditions et des modalités d’ouverture de comptes bancaires et de dépôts de fonds au niveau des banques. «L’exigence de connaître l’origine des fond relève de la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme. Dans son application, nous avons relevé certains dépassements, voire du zèle qui a fini par dissuader des clients potentiels souhaitant déposer leurs capitaux au niveau des banques. C’est ce qui nous a permis de réfléchir à assouplir cette procédure. Une banque n’a pas pour vocation de refuser un dépôt. Quant à l’origine de cet argent, la mission incombe plutôt au renseignement financier si alerte il y a», explique Mohamed Loukal. L’objectif de son institution est de presser les banquiers à œuvrer efficacement dans la canalisation de l’argent de l’informel vers le circuit bancaire. Les chiffres qu’il avait fournis, lundi, au sujet de l’ampleur du phénomène donnent froid au dos. « La monnaie fiduciaire en circulation est estimée à environ 4.780 milliards de dinars dont 1.500 à 2.000 milliards de dinars représentent l’argent thésaurisé des agents économiques », a indiqué Mohamed Loukal, lundi, lors d’une plénière consacrée à la lecture du rapport annuel de son institution sur l’évolution des agrégats monétaires et financiers. Le régulateur de la place bancaire a une nouvelle fois appelé les banquiers à faire preuve d’ingéniosité et d’efficacité afin de capter « cette importante masse monétaire ». Pour donner du concret à son plan de bataille que prépare son institution, Mohamed Loukal a fait allusion à une volonté de réviser les taux d’intérêt en prenant en compte le niveau de l’inflation. C’est que les taux d’inflation de ces dernières années ne permettent pas des gains aux épargnants. Outre ces mesures, qui s’ajoutent d’ailleurs à la décision de lancer des produits bancaires et financiers adossés aux normes de la finance islamique, le gouverneur de la Banque d’Algérie a fait part d’un projet de renforcer la médiation bancaire et la confiance des usagers et des épargnants… Les unes dans les autres, Mohamed Loukal fait part de la volonté de son institution d’aider à la bancarisation de l’économie informelle. 

Dernière modification le mercredi, 14 février 2018 01:20

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