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mardi, 17 avril 2018 06:00

L’importation des « arômes » autorisée : L’APAB, fin de la crise des intrants Spécial

Écrit par Mouna Aissaoui
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Le ministère du Commerce a annoncé, hier, la levée de la suspension provisoire à l’importation des intrants nécessaires à la production dans notre pays de produits alimentaires.
Ces intrants qu’on désigne par le terme commun d’«arômes» sont «désormais libres à l’importation à la condition d’accomplissement, par les opérateurs intéressés et chacun en ce qui le concerne, des procédures de domiciliation bancaire exigibles en la matière», précise le ministère dans son communiqué.
L’autorisation pour les industriels de la filière d’acheter à nouveau leur matière première à l’étranger clôt une polémique qui a duré près d’un mois. Elle a commencé après l’alerte lancée le 21 mars dernier par l’Association algérienne des producteurs de boissons (APAB) qui s’était inquiétée de deux problèmes : le premier a consisté en la baisse drastique, voire la consommation presque totale par les opérateurs du secteur des stocks d’intrants nécessaires à leur activité de transformation, le second a été l’incapacité des fournisseurs locaux d’intervenir et de les approvisionner en quantité et qualité requises. Ces deux difficultés ont, à leur tour, fait ressurgir une double controverse liée à l’annonce des chefs d’entreprise affirmant pouvoir répondre aux besoins du marché en intrants sans recours à l’importation et à la difficulté des services des ministères concernés (Industrie et Commerce) de s’informer correctement des réalités du terrain. Une anomalie souvent décriée durant ces dernières semaines, à l’occasion notamment des débats dans les médias ou dans les foires et salons qui ont eu lieu récemment à Alger et dans d’autres grandes villes du pays. Cette incohérence a même été relevée par le Premier ministre, samedi dernier, lors de sa conférence-bilan sur l’action de l’Exécutif. Ahmed Ouyahia avait concédé que le décret relatif à la liste des produits interdits d’importation «contient certains dysfonctionnements qui seront corrigés». Il avait ajouté que «le gouvernement œuvrera à leur rectification». «Nous avons pris la décision d’arrêter l’importation de certains produits finis; cependant, nous avons découvert que la liste nécessite des précisions, du fait que certains produits qui constituent des intrants pour l’industrie locale ont été inscrits dans la liste des produits interdits d’importation (…). Cette erreur sera corrigée», avait également indiqué le Premier ministre avant de préciser que «l’opération de révision de la liste des produits interdits d’importation se fera tous les 3 ou 6 mois». «A chaque fois que nous aurons réalisé une autosuffisance dans un produit, il sera ajouté à la liste», avait-il encore dit, en contradiction avec ce que déclarait l’ancien ministre du Commerce peu avant son départ. Mohamed Benmeradi, qui avait appelé au renforcement rapide des capacités de production locale pour soulager le pays du «poids des importation », s’était inquiété du fait que les produits usinés en Algérie dépendent à 80% d’une matière première importée. Le ministère du Commerce, lui, précise que la levée de la suspension à l’importation d’intrants de produits alimentaires « s’inscrit dans les travaux de révision et de mise à jour de la liste des produits suspendus provisoirement à l’importation dont les résultats seront communiqués incessamment». Pour rappel, depuis la publication, en janvier dernier, de la liste de 851 produits interdits à l’importation, les inquiétudes ont gagné un grand nombre de producteurs dont ceux de la filière céramique. Leur association (ACA) évoque une «situation plus qu’alarmante qui touche l’industrie de la fabrication des revêtements céramiques, représentant un secteur très important, avec tous ses impacts sociaux, sociétaux, économiques et environnementaux». Elle estime que «la décision du ministère du Commerce d’inclure des matières premières de la céramique (frites et engobe) dans la liste des produits interdits à l’importation est la cause de cette situation alarmante». Sera-t-elle entendue comme l’APAB ? Pour rappel, les importations sont actuellement la grande obsession du gouvernement qui cherche à équilibrer la balance commerciale du pays. En 2017, elles se chiffraient à 45 milliards de dollars, tandis qu’elles atteignaient 46,7 milliards de dollars l’année 2016. À l’inverse, depuis la chute des cours du pétrole, le pays a encore bien du mal à faire croître ses recettes, provenant à 95% des revenus des hydrocarbures. Enfin, rappelons que 851 produits (notamment alimentaires) relevant de 45 catégories de marchandises sont soumis au régime des restrictions à l’importation depuis janvier 2018, et ce, jusqu’au rétablissement de l’équilibre de la balance des paiements. Outre la suspension d’importation de ces 851 produits, des mesures à caractère tarifaire ont été instaurées dans le cadre de l’encadrement des importations.

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