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mardi, 21 mars 2017 06:00

L’inattendue révocation d’Amine Mazouzi

Écrit par  Farid Messaoud
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A peine Sonatrach a-t-elle commencé à sortir la tête de l’eau que l’élan est freiné par un nouveau changement à la tête de sa direction. C’est à peine croyable. Amine Mazouzi a été démis de ses fonctions.  Il était, le week-end dernier, à Ouargla où il a rencontré le directeur exécutif d’ENI, Claudio Desclazi.


Les deux responsables ont coprésidé une grande réunion pour discuter du projet de réalisation de la centrale photovoltaïque à Bir Rebaâ Bord. Et, alors qu’il s’y trouvait, la décision dont il ignorait tout aurait été prise. On lui aurait réservé bien une surprise au moment où il s’y attendait le moins. Lui succèdera Abdelmoumen Ould Kaddour, un responsable familier avec le secteur de l’énergie, pour y avoir travaillé pendant de longues années et dirigé Brown & Root Condor (BRC), une filiale de Sonatrach montée en partenariat avec une entreprise américaine. Brown & Root Condor a trempé dans des scandales en séries ayant alimenté la chronique judiciaire au début des années 2000. Que peut-on reprocher à Amine Mazousi ? Est-il allé plus loin, en remettant en question les contrats gaziers à long terme (une durée de 20 et 25 ans) ? N’aurait-il pas montré d’allant en ce qui concerne l’implication de Sonatrach dans le renouvelable ?
Selon les termes de l’appel d’offres se rapportant au projet de production de 4025 mégawatts, les énergies propres la concernent au premier chef. Quoi qu’on dise de sa démarche globale, il faut reconnaître qu’il a réussi à faire reprendre de la vigueur à la production des hydrocarbures. Amine Mazouzi ne présentera pas le bilan 2016 de Sonatrach. Figureront forcément de bonnes indications dans les comptes sociaux de la compagnie et dont se félicitera le nouveau P-DG. Il y aura progression du chiffre d’affaires qui devrait se traduire par un relèvement de la production de pétrole : 69 millions de tonnes équivalent pétrole en 2016, contre 67 millions de tonnes en 2015 et 50,7 millions de tep en 2014, tandis que la production de gaz devait atteindre 132,2 milliards de mètres cubes en 2016 contre 128,3 milliards de mètres cubes en 2015 et 130,9 milliards de mètres cubes en 2014.
En 2015, année où Amine Mazouzi avait pris les commandes du Groupe pétrolier, celui-ci a connu une activité nettement plus dynamique. La compagnie tablait sur une progression de la production mai aussi des exportations. Elle comptait exporter 108 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2016, contre 98,1 millions de tep en 2015, soit une augmentation de 10% en une année. Par ailleurs, il a été question que 56 millions de tep soient destinées au marché national en 2016 contre 53,5 millions de tep en 2015. « Des chiffres qui confirment le retour de la croissance du groupe», se réjouissait le désarmais ex-P-DG de Sonatrach qui avait établi des projections encore plus prometteuses étalées sur six ans. Abdelmoumen Ould Kaddour prend ainsi la tête d’une compagnie à l’image relativement restaurée, et qui se reprend, après les tourmentes qu’elle a connues en 2010. Il sera le 6e P-DG du Groupe, en cette ère libérale opérée dans la seconde moitié des années 2000 avec une nouvelle législation pétrolière. Cette ère aura été placée sous le signe de l’ouverture du secteur des hydrocarbures à un partenariat plus approfondi. Elle a commencé par Mohamed Meziane comme P-DG de Sonatrach. Il n’a pas fait long feu. Et il a été remplacé par Abdelhafidh Feghouli. Mais pas pour longtemps. Et c’est Noredine Cherouati qui lui a succèdera, en 2011, lui-même démis de ses fonctions au bout de 18 mois seulement à la tête du Groupe. Il sera remplacé par Abdelhamid Zerguine. Celui-ci cèdera sa place, quelques mois après à Saïd Sahnoun. Ould Kaddour a pris ses fonctions hier au cours d’une réunion du conseil d’administration de Sonatrach à laquelle a assisté le ministre de l’Energie, Noureddine Bouterfa. Des défis majeurs sont à relever pour la compagnie nationale d’hydrocarbures. Son nouveau P-DG aura ainsi à mettre en valeur le profil, l’influence, l’image et la réputation de Sonatrach et surtout à maintenir le rythme de production sinon à l’accroître, une tâche ardue dont a fait l’attelage son prédécesseur.n

Dernière modification le lundi, 20 mars 2017 21:18

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