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mercredi, 01 mars 2017 06:00

Pour vendre un baril de pétrole à 60 dollars : Gazprom conseille le respect strict des quotas Opep/non-Opep

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Dans un entretien, accordé lundi dernier à l’agence d’information Itar-Tass Tass, le président de Gazprom, Viktor Zoubkov, a considéré qu’un baril de pétrole à 60 dollars est « acceptable aussi bien pour les consommateurs que pour les producteurs», mais pas sans le strict respect de l’accord sur la limitation de la production qui lie les pays membres de l’Opep aux producteurs en dehors de l’organisation.

Seulement, si les premiers ont respecté à la lettre leurs quotas, la Russie, non membre de l’Opep, a exclu d’être en mesure de s’en tenir au sien, du moins pas dans les délais, annonçant qu’elle n’atteindrait son objectif de baisse de 300 000 barils par jour qu’à la fin du mois d’avril. Une question sur laquelle devrait se pencher le Comité ministériel mixte de suivi de l’accord Opep-non Opep. Même s’il a fait savoir, il y a quelques jours, citant les travaux de son comité technique conjoint réuni le 22 février - la première depuis la signature de l’accord en décembre 2016 - que « l’Opep et les pays non membres de l’Opep sont sur la bonne voie pour se conformer pleinement à leurs quotas de réduction de la production ». « Ensemble, les pays Opep et les pays non Opep se sont conformés à 86% de leurs engagements », écrit le rapport qui insiste sur « les possibilités qu’il y a encore à améliorer ce résultat pour atteindre une conformité à 100% ». Ceci, en attendant la deuxième réunion du comité qui se tiendra à Koweït les 25 et 26 mars à venir. Il n’en demeure pas moins que, selon l’analyse M. Zoubkov, « les calculs montrent que si l’accord sur la limitation de la production est respecté par tous, le prix du pétrole pourrait augmenter jusqu’à 60 dollars le baril » et «si personne ne transgresse nos arrangements, et cela est essentiel, le prix du pétrole pourrait atteindre 60 dollars vers la fin de l’année ». Mais il avertit : « Cependant, s’il y a des défauts sur les arrangements, il peut naturellement tomber à 50 dollars le baril, voire plus bas. Le cas échéant, ce qui serait bénéfique pour les producteurs et consommateurs, c’est le maintien du prix au niveau de 55-56 dollars comme c’est le cas maintenant. » A ce stade, les prix du pétrole reculaient légèrement hier en cours d’échanges européens, le marché étant toujours en attente de signaux forts sur la réduction de l’offre de l’Opep ou la reprise de la production aux Etats-Unis, avant de prendre une direction claire. Le panier Opep, lui, a gagné quelques cents, à 53,87 dollars à l’ouverture des marchés lundi contre 53,61 vendredi, jour de clôture. Par référence, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 55,77 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 16 cents par rapport à la clôture de lundi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril cédait 11 cents à 53,93 dollars. D’après les analystes, c’est l’attente d’une reprise de la demande mondiale et l’accord de limitation de la production de producteurs, membres et non-membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui « ont amené les cours à un point d’équilibre et a réduit la volatilité du marché ».
Il n’en reste pas moins que la hausse des prix demeure limitée par la reprise des extractions de pétrole américain, les groupes privés n’ayant pas participé à l’accord de limitation de la production et la remontée des cours favorisant les forages plus coûteux de pétrole de schiste ou en eaux profondes. A plus long terme, «il est difficile de trouver des investisseurs qui parient sur une hausse des cours dans les prochaines années.
De nombreux acteurs estiment toujours que le développement du marché des voitures électriques va limiter la demande de pétrole, et ils restent sceptiques sur une baisse marquée de l’offre dans les deux prochaines années qui serait due au manque d’investissements», comme l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ne le craint, ont prévenu les analystes de UniCredit, sollicités par l’AFP. 

Dernière modification le mercredi, 01 mars 2017 11:30

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