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mardi, 10 janvier 2017 21:11

Réforme LMD, un lent et périlleux chantier

Écrit par  RAFIK AIOUAZ
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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Tahar Hadjar a reconnu, fin 2016, la nécessité de revoir le système de formation LMD qui est notamment à l’origine d’incohérences du système administratif avec celui de la formation.

« L’Algérie forme annuellement une moyenne de  200 000 mastères.
Au bout de dix ans nous allons nous retrouver avec 5 millions de mastères sur le marché de l’emploi national, que la Fonction publique ne pourra pas absorber », avait-il annoncé. Le ministre a, en tout cas, annoncé la prise en charge de la question du LMD «avec la participation de tous les concernés de façon rationnelle, objective et dépassionnée ».
Des réformes nécessaires, insiste-t-il, pour permettre au système LMD de réussir sa vocation initiale, à savoir l’amélioration de la qualité des enseignements universitaires. Le ministre avait indiqué qu’initialement, le système LMD avait été conçu pour plus de rigueur et de lisibilité dans les universités, mais en définitive, ce système a fini par déstabiliser les établissements.
« Il faut mener la bataille de la qualité », avait-il tonné, pour améliorer les nombreux secteurs de l’université algérienne tels que la pédagogie, la formation aux métiers de l’enseignement et le point sensible que constitue le sujet des œuvres universitaires. La révision de la carte universitaire fait également partie des nombreux chantiers du ministère de l’Enseignement supérieur.
Dans ce cadre, un projet d’université pour chaque établissement sera mis en place, selon le ministre, en plus de la révision de la carte universitaire « pour créer une complémentarité entre les universités ». Un projet qui impliquera « l’ensemble des partenaires dont les autorités locales et l’environnement socioéconomique dans le but de faire de l’université une partie prenante du développement local par le biais de la dispense de formations en fonction des besoins de chaque région ». Tahar Hadjar a, cependant, assuré que « le recours constant à l’évaluation n’est pas propre à l’université algérienne, mais est l’apanage de toutes les universités dans le monde qui ont opté pour le système LMD ». Il a appelé à une constante évaluation du système d’enseignement supérieur pour tendre vers son amélioration. Par ailleurs, le dialogue entre les autorités et l’ensemble du personnel universitaire constitue une priorité pour le ministère de l’Enseignement supérieur. Selon son premier responsable, le dialogue «doit être maintenu de manière régulière » afin d’anticiper d’éventuelles crises menant à des grèves et «ce travail nécessite l’apport de l’ensemble des acteurs de l’université algérienne et de ses partenaires afin de permettre à celle-ci de jouer le rôle adéquat dans le développement global de la société », a-t-il indiqué.

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