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mardi, 21 mars 2017 06:00

Sonatrach : Abdelmoumen Ould Kaddour nouveau président-directeur général Spécial

Écrit par  Rachid Belli
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Le ministre de l’Energie Nouredine Bouterfa a mis fin, hier, aux fonctions du P-DG du groupe Sonatrach Amine Mazouzi . Ce dernier a été remplacé par Abdelmoumen Ould Kaddour, installé le même jour lors de la réunion du Conseil d’administration du groupe.


L’information a été rendue publique dans un communiqué laconique du ministère de l’Energie qui ne mentionne pas pour autant les raisons du limogeage de Mazouzi, même si des sources justifient cette décision par les « résultats négatifs » versés au compte de ce dernier, installé à la tête de la compagnie nationale des hydrocarbures en mai 2015, après avoir fait ses preuves dans le secteur, notamment dans la maîtrise des technique des gisements.
De son côté, Ould Kaddour est un polytechnicien diplômé du Massachusetts Institute of technologie (Etats-Unis). Il avait occupé, entre autres, le poste de P-DG de la défunte Brown and Rooth Condor (BRC), joint-venture algéro-américaine de droit algérien dissoute en janvier 2007 sur instruction du président de la République Abdelaziz Bouteflika pour avoir bénéficié de « privilèges et de complaisance », alors que son patron, désormais à la tête de Sonatrach, avait connu des démêlés avec la justice algérienne avant de se retrouver en prison, en novembre 2007, suite à une condamnation de 30 mois de réclusion prononcée par le tribunal militaire pour divulgation d’informations secrètes.
C’est dire que l’intronisation de Ould Kaddour aux commandes du groupe Sonatrach sonne comme une réhabilitation, aussi bien pour lui que pour le « courant » qu’il représente et dont les décideurs ont sans doute pesé de tout leur poids dans cette nomination. Celle-ci intervient dans une conjoncture de fortes turbulences qui secouent le secteur des hydrocarbures au niveau mondial et dictent à une compagnie comme Sonatrach une stratégie de (redéploiement) en conséquence, c’est-à-dire apte à la riposte par des capacités de management sous bonne escorte de réactivité et d’anticipation. Mazouzi était-il alors en train de faillir à ce niveau de la bataille que l’entreprise qu’il dirigeait doit encore mener pour longtemps dans la guerre énergétique mondiale ? Le désormais ex-Président directeur général de Sonatrach n’avait-il pas suffisamment fait preuve de responsabilité à valeur ajoutée de de prise de décision ? Peut-être que la réponse à ces questions, du moins celle qui puisse justifier ce changement de P-dg, émerge des déclarations faites par le ministre de l’Energie lors de l’installation du nouveau patron du groupe, appelé à « agir en toute responsabilité et en toute confiance en vue de mette en œuvre les changements qualitatifs permettant à Sonatrach d’évoluer et de prospérer dans un climat d’entreprise serein propice à la prise d’initiative et de décision ». M. Bouterfa a également appelé le nouveau P-dg et les hauts responsables de Sonatrach à « faire preuve d’un engagement sans faille pour préserver les intérêts de Sonatrach et à faire évoluer les pratiques managériales et productives pour rendre la compagnie capable de s’adapter aux changements de son environnement ». Avec ce nouveau changement à sa tête, Sonatrach confirme une nouvelle fois, et plus que jamais, son statut peu enviable de groupe consommateur à l’excès de P-dg. Ils sont, en effet, cinq noms à avoir occupé ce poste hautement stratégique - pour l’entreprise tout comme le pays - depuis 2010 à ce jour. Un chiffre indéniablement plus qu’exagéré pour une compagnie qui a plutôt besoin  de stabilité et de sérénité pour que « les pratiques managériales » sollicitées par Bouterfa puissent trouver leur voie vers la mise  en pratique et la concrétisation des  objectifs. 

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