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mardi, 10 janvier 2017 21:11

Surcharge, orientation à vue, manque de moyens pédagogiques… : Malaise dans les amphis

Écrit par  Fayçal Djoudi
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Depuis quelques jours, voire quelques semaines pour certaines, plusieurs universités du pays sont paralysées à divers degrés. A chaque faculté ou résidence estudiantine ses revendications et ses préoccupations. Du problème de 

la surcharge aux affectations, l’université algérienne est tourmentée.


L’année 2017 vient à peine de commencer que plusieurs mouvements de grève et de protestation, parfois sporadiques mais souvent récurrents, émaillent l’université algérienne. Les étudiants se plaignent de surcharge dans les campus, du manque de moyens et, bien plus, des orientations académiques. Pratiquement comme chaque année, le nombre des places pédagogiques universitaires prévues pour chaque rentrée est inférieur à celui des admis au baccalauréat, ce qui engendre une année universitaire encombrante. En effet, certaines facultés subissent plus que d’autres une pression en fonction de l’afflux important des étudiants dans certaines branches. Un afflux qui engendre la surcharge au niveau des facultés les plus sollicitées. Même le corps enseignant considère que les étudiants sont trop nombreux pour assurer un enseignement convenable et de qualité.

Une orientation… mal orientée !
Près de 1,5 million d’étudiants se sont inscrits à l’université pour l’année 2016/2017. Malheureusement, nombre de ces étudiants resteront, comme chaque année, au bord du cursus, faute d’une orientation pédagogique qui leur convienne. Beaucoup d’étudiants choisissent une filière par défaut à l’université. Et beaucoup décrochent en cours d’année et font baisser le taux de réussite, sans parler de l’inadéquation du système universitaire à la réalité économique dans la mesure où des filières en entier n’offrent pas de débouchés mais continuent d’accueillir de plus en plus d’étudiants, qui s’échinent à passer des examens pour obtenir des diplômes qui ne leur permettront pas de trouver un emploi.
Pourtant, sur la question lancinante de l’orientation pédagogique, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, a voulu rassurer en annonçant la réduction de six à quatre le nombre des vœux proposés lors des opérations d’orientation et d’inscription des nouveaux bacheliers session 2017.
Il a rappelé à ce propos une série de mesures qui s’inscrivent dans le cadre de la dynamique des réformes. Selon lui, il s’agit d’introduire des éléments du «mode d’orientation alternatif en fixant au préalable les moyennes d’inscription dans les différentes filières et spécialités et en informant les élèves de terminale de ces moyennes par le biais de campagnes de communication et d’information d’envergure dans l’ensemble des lycées du pays ». D’autre part, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a noté que cette opération sera confiée à l’avenir aux établissements universitaires car la première aura été « centralisée ». 

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