Reporters - Reporters - Thémahttp://reporters.dz Mon, 25 Sep 2017 19:50:07 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frSénat : Ahmed Ouyahia défendra à nouveau les choix du gouvernementhttp://reporters.dz/index.php/thema/item/85912-senat-ahmed-ouyahia-defendra-a-nouveau-les-choix-du-gouvernement http://reporters.dz/index.php/thema/item/85912-senat-ahmed-ouyahia-defendra-a-nouveau-les-choix-du-gouvernementSénat  : Ahmed Ouyahia défendra à nouveau les choix du gouvernement
Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, présentera, aujourd’hui, son plan d’action devant le Sénat, soit cinq jours après son adoption par 341 députés sur les 462 que compte l’Assemblée populaire nationale. Le plan du Premier ministre…


En effet, le plan du gouvernement, qui sert de feuille de route pour le programme du président de la République mis en œuvre en 2014, sera débattu en séances plénières durant deux jours au niveau du Sénat, suivies des réponses du chef de l’Exécutif, jeudi prochain. Comme l’APN, cette chambre compte une majorité acquise au gouvernement dont le tiers présidentiel. La nouveauté dans ce projet de plan d’action du gouvernement est le recours au financement non-conventionnel pour une durée « maximale » de cinq ans. A propos de cette formule, qui fait le débat de l’heure, Ouyahia a indiqué que, d’ici 2022, elle permettra de rééquilibrer le budget de l’Etat. Le Premier ministre n’a toutefois pas fixé le montant global du financement non-conventionnel, affirmant néanmoins que « ce financement est une affaire de gestion économique pour une période de cinq ans maximum qui dépend de données purement économiques, loin des calculs politiciens ». Cependant, cela n’a pas suffi pour faire l’unanimité chez les députés, sachant que 64 d’entre eux ont dit « non » à ce projet, alors que 13 autres se sont abstenus de voter. Durant les débats à l’APN, des députés ont interpellé le Premier ministre sur plusieurs points relevant de la gestion des affaires du pays, passant par la corruption, la décentralisation, la dévaluation du dinar et, notamment sur des problèmes sociaux et de collectivités locales. Les représentants du peuple étaient plus préoccupés par ces questions, dans une ambiance pré-électoraliste en vue des locales prévues le 23 novembre prochain. Le Premier ministre a annoncé à cette occasion le lancement de services relevant de la finance islamique par les six banques publiques et l’introduction des sukuk (obligation selon le droit musulman) au niveau du Trésor. M. Ouyahia a répondu ensuite à chacune des interrogations formulées par les députés en présentant un argumentaire chiffré. L’objectif du chef du Gouvernement est de convaincre que le financement interne était un choix « judicieux » pour éviter l’endettement extérieur. Celui-ci nécessitera 20 milliards de dollars par an le cas échéant.

Faire face à une situation « d’enfer »
Dans une situation qualifiée « d’enfer », le Premier ministre a indiqué qu’à juillet 2017, la masse monétaire du pays s’évaluait à 14 700 milliards de dinars, citant ainsi le Gouverneur de la Banque d’Algérie (BA). Il précisera que ce montant « n’arrive pas au niveau des réserves de change », estimées à 103 milliards de dollars en août dernier. En outre, l’argent circulant dans l’informel est estimé à 2 700 Mds DA, c’est-à-dire « insuffisant », selon Ouyahia. S’agissant de la lutte contre l’évasion fiscale et l’économie parallèle, ce dernier a rappelé le chiffre d 12 000 Mds DA, dont 7 000 Mds DA de pénalités auprès de la justice dans des affaires économiques et 1 900 Mds DA de dettes fiscales des entreprises publiques dissoutes, donnés par la Cour des comptes il y a cinq ans. Il reste 2 500 Mds DA d’impôts réels non recouverts, selon le Premier ministre. Pour ce qui est des crédits non remboursés par le privé, ils sont estimés à 8 000 Mds DA au total dont 4 800 Mds DA remboursés. Citant le président de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), Ouyahia dira que les « vrais » chiffres, au 12 septembre dernier, atteignaient en tout et pour tout 8 467 Mds DA dont 4 000 Mds DA ont été accordés aux entreprises publiques et 7 000 Mds DA aux entreprises créées dans le cadre du dispositif Ansej. « Il reste chez le privé 11% de crédits compromis, soit 800 Mds DA ». Dans la foulée, il en a profité pour répondre à ceux qui ont critiqué l’Etat d’accorder des crédits aux jeunes. A ce propos, il lancera : « Oui, nous donnons de l’argent aux jeunes car ils sont l’avenir du pays. » Pour appuyer encore ce choix, il a rappelé l’effacement de 27 Mds DA en AGO à cette frange par les banques avec le rééchelonnement des dettes. Le Premier ministre n’a pas hésité à critiquer l’opposition, qui a traité le régime de « mafieux » et de « voyou », en les qualifiant de « boycotteurs ». 

]]>
ThémaMon, 25 Sep 2017 06:00:13 +0100
Marché des changes Le dinar décroche fortementhttp://reporters.dz/index.php/thema/item/85911-marche-des-changes-le-dinar-decroche-fortement http://reporters.dz/index.php/thema/item/85911-marche-des-changes-le-dinar-decroche-fortementMarché des changes Le dinar décroche fortement
  Depuis quelques jours, le dinar a accéléré sa chute face aux principales devises, l’euro et le dollar, alors que le débat sur l’usage de la planche à billets face aux tensions financières que traverse…


Les cotations hebdomadaires du dinar sur le marché interbancaire des changes rendus publics hier font état d’un décrochage inédit du dinar face aux principales devises. En effet, la valeur de l’euro a été fixée par la banque centrale à 140,06 DA, tandis que la valeur du dollar a été fixée à 117,29 DA sur le marché interbancaire des changes. La valeur de l’euro est passée de 107 dinars en juin 2014 à plus 140 DA actuellement, tandis que celle du billet vert était de 78 DA contre plus de 117 DA actuellement. C’est dire toute l’étendue des dégâts qu’a subis la monnaie nationale depuis juin 2014, alors que les cours du brut venaient d’amorcer une dangereuse tendance baissière. Sur le marché informel, de surcroît illégal, mais toléré par les institutions étant donné qu’il se pose en offre de substitution au marché bancaire, la chute du dinar est pour le moins brutale. Un euro est échangé contre 200 DA, alors que le change était, il y a quelques jours seulement, un euro pour 190 DA. Un dollar s’échange quant à lui contre 167 DA ; un plus bas inégalé pour le dinar contre le billet vert. De tels niveaux de décrochage n’ont jamais été constatés, même pendant les sombres années ayant suivi le choc pétrolier de 1986. Sur le marché officiel, la chute a été moins brutale que depuis juin 2014, date de l’amorce de cette nuisible dégringolade des cours pétroliers mondiaux. En effet, deux économistes de renommée, Nour Meddahi et Raouf Boucekkine en l’occurrence, ont fait constater malgré l’effondrement du prix du baril de pétrole en 1986 (-47%) et le ralentissement de l’économie algérienne (+0,4% en 1986, -0,7% en 1987 ; -1% en 1988), la valeur du dinar par rapport au dollar a augmenté en 1986 de 6,8% en valeur nominale et de 17,2% en valeur réelle, ce qui est ahurissant.
En 1987, le dinar a baissé de 2,7% en nominal et a augmenté de 1,2% en terme réel. « S’en est suivie ensuite une série de baisses pour corriger ces invraisemblables hausses du dinar et de leurs conséquences désastreuses sur l’économie du pays : -18,3% en 1988 ; -22,4% en 1989; -15,2% en 1990 ; -51,5% en 1991, -33,4% en 1994 et -26,5% en 1995 ». L’on est ainsi loin des contreperformances qui ont suivi le choc de juin 2014 qui s’est traduit, trois années après, par une baisse d’environ 35% de la valeur du dinar par rapport au dollar et de près de 30% face à l’euro. D’aucuns y voient une accalmie à l’horizon à l’issue d’une semaine mouvementée à l’Assemblée nationale populaire, où il a été question de débattre du Plan d’action du gouvernement ; un débat qui a viré à une âpre discussion à propos de la planche à billets et ses conséquences sur l’inflation, la valeur du dinar et le pouvoir d’achat à la fois des ménages et des entreprises.
Un facteur politique qui justifierait la tension sur le marché de devises et dont l’impact devrait s’accélérer dans les semaines à venir. En dépit de la position rassurante du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, le dinar débute la semaine sur un plus bas historique face aux deux principales devises ; l’euro et le dollar, à l’heure où la situation sur le marché informel serait carrément hors de contrôle. Les cambistes se nourrissent de la confusion autour de la planche à billets et ses conséquences sur le dinar pour faire monter les enchères. Mais pas seulement. Il y aurait une folle course vers le change et la thésaurisation en monnaies étrangères, sur fond d’une forte dépréciation du dinar sur le marché interbancaire et de rumeurs sur la création de nouveaux billets de banques. Lors de son plaidoyer, à l’Assemblée, en faveur de la planche à billets, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a assuré que la dépréciation du dinar était plutôt liée à deux facteurs ; les réserves de change et l’évolution des autres devises, écartant d’un revers de la main une quelconque conséquence de la planche à billets sur la valeur de la monnaie. Son argumentaire était pour le moins incompréhensible, voire inconcevable économiquement pour de nombreux économistes. En tout cas, sur le marché parallèle des devises, le discours d’Ahmed Ouyahia a été accueilli par des plus bas jamais constatés quant à la valeur de la monnaie nationale. Ce ne serait que le début ? 

]]>
ThémaMon, 25 Sep 2017 06:00:13 +0100
Tewfik Hasni, expert en transition énergétique : « La stratégie de Sonatrach est à la dimension des défis qui l’attendent »http://reporters.dz/index.php/thema/item/85910-tewfik-hasni-expert-en-transition-energetique-la-strategie-de-sonatrach-est-a-la-dimension-des-defis-qui-l-attendent http://reporters.dz/index.php/thema/item/85910-tewfik-hasni-expert-en-transition-energetique-la-strategie-de-sonatrach-est-a-la-dimension-des-defis-qui-l-attendentTewfik Hasni, expert en transition énergétique : « La stratégie de Sonatrach est à la dimension des défis qui l’attendent »
Dans cet entretien, le consultant en transition énergétique, Tewfik Hasni, réagit aux dernières déclarations du P-DG de Sonatrach concernant le développement d’une nouvelle stratégie d’ici à 2030. Selon lui, Sonatrach se retrouve face à des…


Reporters : Sonatrach va développer une nouvelle stratégie d’ici l’horizon 2030. Quels seront les contours de cette stratégie à votre avis ?
Tewfik Hasni : La stratégie de Sonatrach est à la dimension des défis qui l’attendent. Le PDG, qui a eu à faire le tour de toute l’Entreprise, a pris conscience du degré de déperdition des ressources, que ce soit au plan humain ou organisationnel, qu’au plan de la bonne gouvernance. Le cloisonnement du groupe, particulièrement dans ses métiers de base, menaçait le devenir de l’Entreprise face à ces nouveaux défis. Les défis pour les situer concernent la liste, sans être exhaustive, suivante : la détérioration de ses réserves d’hydrocarbures sous l’effet d’un prix bas du pétrole et du gaz. Cela a induit la nécessité d’augmenter les soutirages de pétrole et du gaz afin de maintenir un niveau de revenus suffisants. Ce soutirage a été aggravé par le gaspillage de l’énergie dans la consommation domestique. Ceci menace nos exportations à moyen terme. La concurrence très forte sur nos marchés, en particulier l’Europe, suite à la baisse du prix des hydrocarbures et la capacité des concurrents à brader leurs ressources hydrocarbures, car disposant de réserves importantes. La valorisation du gaz passe par la pétrochimie, afin de diversifier notre économie et la nécessité de développer notre savoir dans le réservoir engineering le forage directionnel et la fracturation. La défense de notre part du marché de l’Energie, aujourd’hui, principalement gazier et électrique demain, se fera avec la transition énergétique. L’optimisation des ressources réduites que possèdent l’Entreprise va amener à mobiliser le maximum possible est ressources : financières, humaines etc. Et enfin, le respect de la mission de Sonatrach de satisfaire les besoins énergétiques du pays, et contribuer à la définition du modèle de consommation énergétique qui sera fondamentalement électrique et à base de gaz et solaire.

Est-ce que Sonatrach va se transformer en entreprise gazière, pétrolière ? Est-ce qu’elle fera aussi du solaire ou bien d’autres activités ?
La stratégie de Sonatrach, même si toute stratégie est spécifique, ne peut se départir de la tendance des grands groupes pétroliers. Voilà ce que j’ai écrit dans l’article à paraître dans OGB : « Beaucoup d’experts relèvent l’impact du manque de ressources financières qui poussent les compagnies pétrolières à se désengager de leurs actifs peu rentables. C’est ainsi qu’en Algérie, pas moins de quatre compagnies ont récemment cédé leurs actifs, la cause étant sûr la baisse du prix du pétrole. Une tendance qui semble forte. Shell ayant annoncé, par son PDG, qu’il fallait s’attendre à des prix du pétrole de l’ordre de 50 $/bbl d’ici à 2040. Le gaz est, cependant, promu à un avenir meilleur. Le bémol restant les prix du gaz aux USA. Le prix de référence Henry Hub reste en dessous des 4 $/MMBTU. Cela confère, certes, un avantage au gaz, face à la concurrence que représente le charbon, mais, surtout les énergies renouvelables et, particulièrement, le solaire. Il faut savoir que plus de 60% du gaz sert à la génération électrique. L’autre raison est que le gaz américain est devenu un concurrent sur les marchés de gaz à l’export et plus précisément en Europe. La nouvelle réalité énergétique, résultant de la transition énergétique, confirme la percée de l’électricité dans le mix des énergies primaires.

Les défis qui attendent les groupes pétroliers sont de plusieurs ordres. Pouvez-vous nous en citer quelques-uns ?
Le manque de ressources financières reste important, mais la rareté des ressources naturelles et, particulièrement, les énergies hydrocarbures fossiles, demeurent l’autre défi non moins important. Ce dernier est aggravé par les problèmes liés au changement climatique et les décisions liées à la consommation des énergies fossiles pour réduire l’impact négatif sur le climat. Cette mutation peut être comparée à une véritable rupture en ce qui concerne le pétrole.

Ce dernier représente pour 80% les carburants des moyens de transport utilisant des moteurs à combustion interne. L’impact des effets de serre sur les grands centres urbains amène à reconsidérer les visions des systèmes de transport de demain. Selon certains analystes, les villes pourraient atteindre 100 millions d’habitants en 2050. Si, actuellement, la saturation a montré les limites des moteurs à combustion interne, il faut avouer que personne n’aurait imaginé la percée des véhicules électriques. La stratégie des grands groupes pétroliers s’est adaptée à ce nouveau contexte. En effet, les manœuvres stratégiques récentes, aussi bien de la part de Royal Dutch Shell, qui a rejoint les pairs de l’industrie pétrolière, comme BP, que de Total et Exxon Mobil qui sont des membres fondateurs du Climate Leadership Council. Ces groupes pétroliers ont même défendu auprès de l’administration Trump, la nécessité de rester dans l’Accord de Paris. Shell se lance toujours dans le photovoltaïque pour vendre de l’électricité directement aux clients industriels. Cette évolution reste innovatrice. Elle devrait commencer en Grande-Bretagne pour aller ensuite aux Etats-Unis. Total vise à rejoindre le marché de détail de l’électricité en France, d’ici fin 2017. Elle vise un marché de 2 millions de clients. Elle s’est imposée comme objectif de devenir un acteur majeur dans la production d’électricité et dans les commerces de détail, qu’elle prévoit de rivaliser avec EDF et Engie. Elle a, également, créé une nouvelle division pour prendre en charge cette activité. Nous voyons se dessiner les stratégies des différents groupes pétroliers face à la nouvelle réalité énergétique. Et Sonatrach ne peut occulter cela et on peut comprendre que cette nouvelle stratégie vise à adapter Sonatrach à la nouvelle réalité énergétique. Elle conserve plusieurs atouts, des réserves de gaz relativement importantes, dans la mesure où le gaspillage dans la génération électrique avec turbines à gaz seules soit arrêté. L’alternative ce serait des hybrides solaires (Thermique +Photovoltaïque) à 80% et du gaz torché. A l’instar de plusieurs pays, qui envisagent un mix énergétique à 100% énergies renouvelables à l’horizon 2040-2050, nous pouvons être assez ambitieux pour réduire la génération électrique par du gaz seul, en exploitant nos ressources incomparables de solaire. Cette option permettrait de préserver près de 30 milliards de m3/an de gaz, soit plus de 10 milliards de dollars/an. Cela financerait tout le programme et permettrait de réduire les subventions à l’électricité d’autant. C’est ainsi que Sonatrach peut se positionner sur le marché de l’Energie de demain avec un avantage comparatif sans pareil avec toute concurrence. Donc, en réponse à votre question, Sonatrach doit se renforcer sur le gaz d’abord, tout en ménageant son pétrole, mais elle devra aller sur le marché de l’électricité, celui de demain. 

]]>
ThémaMon, 25 Sep 2017 06:00:13 +0100
Amendement de la loi sur la monnaie et le crédit : Le projet de loi à la commission des finances de l’APNhttp://reporters.dz/index.php/thema/item/85909-amendement-de-la-loi-sur-la-monnaie-et-le-credit-le-projet-de-loi-a-la-commission-des-finances-de-l-apn http://reporters.dz/index.php/thema/item/85909-amendement-de-la-loi-sur-la-monnaie-et-le-credit-le-projet-de-loi-a-la-commission-des-finances-de-l-apnLe temps presse pour le gouvernement, bousculé par la perspective de fins de mois difficiles, faute d’argent ! Tout juste adopté jeudi dernier à la majorité parlementaire, le plan d’action de M. Ouyahia est déjà…

 

Il le défendra et l’expliquera devant les membres de la Commission des finances et du budget de l’Assemblée. Ce projet de loi modifiera l’ordonnance de 2003 en y introduisant un article 45 bis qui, dès son entrée en vigueur, autorisera la Banque d’Algérie à procéder, à titre exceptionnel et durant une période de cinq années, à l’achat directement auprès du Trésor de titres émis par celui-ci à l’effet de participer à la couverture des besoins de financement du Trésor, au financement de la dette publique interne et au financement du Fonds national d’investissement (FNI).
Dans les faits, il s’agira de couvrir les besoins de financement du Trésor, habituellement assurés par la fiscalité pétrolière et ordinaire, de financer le remboursement de la dette publique interne, en particulier les titres de l’emprunt national pour la croissance levé en 2016 – plus de 560 milliards de dinars collectés à rembourser, en plus des intérêts dus -, les titres du Trésor émis en contrepartie du rachat de la dette bancaire de Sonelgaz – 56 milliards de dinars à fin 2016, selon son nouveau PDG, M. Arkab - et les titres du Trésor émis au profit de la Sonatrach en compensation du différentiel sur les prix des carburants importés et de l’eau dessalée. Il est question également de « permettre au Trésor de doter en ressources le Fonds national d’investissement (FNI), au titre des prises de participation de l’Etat dans des investissements ou des financements à long terme de programmes publics d’investissements ». Un autre article, 45 bis, prévoit pour sa part que la Banque d’Algérie « accompagne la réalisation d’un programme de réformes structurelles économiques et budgétaires devant aboutir, au plus tard, à l’issue de la période de 5 ans, au rétablissement des équilibres de la trésorerie de l’Etat et de l’équilibre de la balance des paiements ».
C’est la fameuse commission de surveillance promise par M. Ouyahia pour éviter les dérapages, un mécanisme de suivi conjoint entre le Trésor et la Banque d’Algérie. L’exposé des motifs de cet avant-projet confirme que l’épargne publique a été complètement consommée, au point de faire dire au Premier ministre que sans cet amendement, l’Algérie aurait été dans l’incapacité de payer les salaires des fonctionnaires. Le besoin de financement du Trésor pour l’année 2017 demeure supérieur à 500 milliards de dinars, d’autant que le maintien des prix sur les marchés pétroliers à leur niveau actuel accentuera les tensions sur la trésorerie de l’Etat à court et à moyen termes. <

]]>
ThémaMon, 25 Sep 2017 06:00:13 +0100
Violence sociale et réconciliation nationale : Dr Boudarène : « Le pardon sans la justice est une forme de violence et une victimisation secondaire »http://reporters.dz/index.php/thema/item/85857-violence-sociale-et-reconciliation-nationale-dr-boudarene-le-pardon-sans-la-justice-est-une-forme-de-violence-et-une-victimisation-secondaire http://reporters.dz/index.php/thema/item/85857-violence-sociale-et-reconciliation-nationale-dr-boudarene-le-pardon-sans-la-justice-est-une-forme-de-violence-et-une-victimisation-secondaireViolence sociale et réconciliation nationale : Dr Boudarène : « Le pardon sans la justice est une forme de violence et une victimisation secondaire »
Comme il fallait s’y attendre, les lecteurs du Dr Boudarène étaient au rendez-vous de la vente dédicace qui s’est tenue dans l’après-midi d’hier, à la librairie Cheikh de Tizi Ouzou, autour de son ouvrage, «…

« Si mon ouvrage n’est pas académique, il est de portée scientifique et pédagogique. Il peut figurer dans n’importe quelle bibliothèque universitaire », dira Dr Boudarène qui se défend d’avoir commis un ouvrage fantaisiste et racoleur sur un thème qui fait vendre, à savoir la violence sociale. Un phénomène qui n’a rien d’un atavisme social ou d’une tare originelle, puisque toute la société génère une part de violence et de dérives. 

De fait, pour l’auteur, la violence que connaît notre société, qui est un objet et un phénomène sociologiquement protéiforme s’exprimant sous diverses formes et des comportements qu’on qualifie de violents, prend l’allure d’un continuum interrompu à travers l’histoire. Dr Boudarène, qui analyse le phénomène de la violence politique en Algérie, remonte jusqu’à avant l’indépendance pour débusquer les causes de ce phénomène qui travaille la société algérienne jusqu’à nos jours. En ce sens, expliquera-t-il, l’assassinat de Abane Ramdane, par ses paires de la révolution a été « un meurtre originel (dans le sens biblique du terme) qui a ouvert la voie aux autres assassinats politiques et à toutes les dérives violentes de nature politique qui ont émaillé le champ politique depuis l’indépendance », expliquera le psychiatre pour qui « la violence terroriste est un phénomène subséquent à la fermeture du champ politique au début des années 1990. A cette situation sont venus se greffer d’autres comportements négatifs inhérents à l’exercice du pouvoir politique comme la corruption, la hogra, le mépris du citoyen, la pauvreté. Des situations qui contribuent à l’émergence de la violence. Poursuivant son analyse, le psychiatre ne craint pas de cataloguer la réconciliation nationale telle mise en œuvre en Algérie comme « un facteur de violence » qui aura un effet pervers et un effet boomerang, car susceptible de générer de la violence dans le futur. Pourquoi? Tout simplement « telle qu’elle est faite, la réconciliation nationale a consacré l’oubli et l’amnésie en ce sens qu’on a obligé la victime à pardonner par défaut, le pardon a été décrété », selon l’auteur de « La violence sociale en Algérie ». « Aucune institution politique ne peut s’ériger en entité tutélaire pour imposer le pardon à la place des victimes à qui on n’a pas permis de faire leur deuil. Elles (les victimes) doivent puiser au fond d’elles-mêmes des ressources psychologiques et morales pour pardonner. « Le pardon sans la justice est une forme de violence, c’est une victimisation secondaire », constate le Dr Boudarène qui craint un effet boomerang derrière ce traitement juridique de la violence terroriste en Algérie.

]]>
ThémaSun, 24 Sep 2017 06:00:06 +0100
Cherifa Kheddar, présidente de Djazaïrouna : « Il y a de tristes et abominables anniversaires qu’il faut avoir le courage de commémorer pour ne pas retomber dans l’horreur»http://reporters.dz/index.php/thema/item/85856-cherifa-kheddar-presidente-de-djazairouna-il-y-a-de-tristes-et-abominables-anniversaires-qu-il-faut-avoir-le-courage-de-commemorer-pour-ne-pas-retomber-dans-l-horreur http://reporters.dz/index.php/thema/item/85856-cherifa-kheddar-presidente-de-djazairouna-il-y-a-de-tristes-et-abominables-anniversaires-qu-il-faut-avoir-le-courage-de-commemorer-pour-ne-pas-retomber-dans-l-horreurCherifa Kheddar, présidente de Djazaïrouna : « Il y a de tristes et abominables anniversaires qu’il faut avoir le courage de commémorer pour ne pas retomber dans l’horreur»
Reporters : On commémore ces jours-ci le vingtième anniversaire du massacre de Bentalha, une tuerie synonyme d’une violence extrême dont de très nombreux Algériens – les jeunes en particulier- ne connaissent pas. Faut-il, pour ceux…


Cherifa Kheddar : Non, il ne faut surtout pas l’oublier. Certes, on parle du passé. Certes, on parle d’une page sombre de l’histoire récente de l’Algérie et que c’est toujours pénible de ressasser le mal et les histoires de sang et d’assassinats. Mais il y a dans cette page des leçons à apprendre et à transmettre pour qu’au moins les Algériens ne retombent pas dans l’horreur qu’ils ont connue durant les années quatre-vingt-dix. Il s’est passé durant ces années-là des terreurs que, personnellement, je n’arrive pas à décrire et à trouver des mots pour les dire. Les crimes qui ont été perpétrés au nom d’une idéologie – l’islamisme radical faut-il bien le souligner - sont au-delà du monstrueux. Les germes qui ont conduit certains à les commettre individuellement ou par leur appartenance à des groupes sont toujours là. Si on ne se souvient pas de ce qui s’est passé, si on oublie, ces germes menaceront à nouveau de dégénérer. Pour cette raison, il est des tristes et abominables anniversaires qu’il faut avoir le courage de commémorer, pour qu’on sache ce qui s’est passé et dire plus jamais ça d’autant que les signes de l’intolérance, de l’extrémisme et de l’intégrisme religieux sont toujours là et ont même tendance à montrer une nouvelle et inquiétante vigueur…


Oublier, c’est comme diraient les proverbes mettre la poussière sous le tapis, et les cadavres dans les placards. Pour une société qui veut affronter ses démons et en faire en sorte de s’en guérir, ce n’est pas un comportement sain que de détourner les yeux de la vérité. Il semblerait qu’au départ, la création de Djazairouna, c’était pour soutenir et accompagner les parents et les proches des victimes du terrorisme islamiste lors des inhumations… Est-ce juste ? 

L’association a été créée le 17 octobre 1996. Ce n’est pas une date fortuite pour ceux qui connaissent l’histoire du pays et des luttes pour sa libération de la domination coloniale. Ce n’est pas une date fortuite non plus pour ceux qui savaient que ce qui se passait à l’époque de la création de l’association, il y a une vingtaine d’années, contre ceux qui avaient pour but de piétiner ce patrimoine des luttes et des sacrifices de nos moudjahidine et moudjahidate pour que l’Algérie survive et revienne au monde. Le choix de cette date, pour réagir à nouveau à votre question, était justement de ne rien oublier et de ne rien concéder aux fossoyeurs de l’histoire et de la mémoire de l’Algérie. Pour répondre à votre présente question maintenant, oui, je confirme. Le but de l’association, au départ, c’était de soutenir les proches des victimes du terrorisme barbare et les assister aux enterrements.


Mais pourquoi, donc ?
Certains ne s’en souviennent pas, mais beaucoup de familles à l’époque ne pouvaient même pas inhumer leurs proches sans peur de représailles. Il y a eu des cas où les proches de victimes se sont retrouvés à trois ou quatre personnes pour mettre sous terre leurs proches assassinés. Ceux qui s’aventuraient à se rendre dans les cimetières pour les enterrements ou pour honorer les victimes étaient aussitôt portés sur la liste des personnes à abattre. Assister à l’enterrement des victimes du terrorisme, c’était pour les groupes islamistes, choisir son camp. C’est quand les gens se sont mis à se rendre plus nombreux aux funérailles des victimes que les représailles ont diminué : il était devenu difficile pour les terroristes d’identifier et de cibler qui se rendait aux cimetières…


Que fait, aujourd’hui, votre association pour lutter contre l’oubli ?
Son travail se poursuit même si les actions changent d’expression par la nature du quotidien. Pendant longtemps, Djazairouna, qui a compté près de 12 000 personnes parmi les parents et proches des victimes du terrorisme islamiste, a été un lieu d’accueil, d’assistance et de prise en charge psychologique juridique, administrative et sociale. L’association a mis en place une cellule socio-psychologique avec l’aide de bénévoles, dont des universitaires avec l’aide entres autres de l’association algérienne de la recherche psychologique. Elle a lancé des initiatives pour subvenir aux besoins des familles touchées, pour leur apporter une aide matérielle et financière. Elle a lancé des opérations, également, en direction des enfants des victimes qui ont ainsi trouvé chez nous un soutien familial ainsi que du conseil.
Djazairouna a également été très présente sur le terrain du combat politique pour dénoncer et démasquer les islamistes radicaux et pourvoyeurs de violence. Cela nous a valu des critiques et des ennemis en Occident parce que certains milieux considéraient qu’on était les complices de l’armée et de la confiscation des élections qui allaient amener ces islamistes au pouvoir. Certains ont évolué depuis avec ce qui s’est passé en Europe et plus récemment en Grande-Bretagne, en France, à Barcelone et ailleurs, en découvrant la nature de l’islamisme radical, mais ils ont été d’une injustice profonde et criminelle vis-à-vis de nous, jusqu’à nier l’identité des auteurs des massacres et des viols collectifs.


Ces luttes sont terminées maintenant ?
Elles ont pris une autre forme, je vous l’ai dit. Nous n’avons plus, aujourd’hui, le même nombre d’adhérents qu’il y a vingt ans. Les termes de la lutte ont changé après la promulgation de la charte pour la paix et la réconciliation. Avec le temps aussi, nous essayons d’être présents sur le terrain de la défense des droits humains et prenons des initiatives de sensibilisation des jeunes contre la radicalisation. Actuellement, on mène un travail de réflexion pour éviter aux jeunes de se radicaliser et savoir pourquoi ils se radicalisent. Nous prenons part aux débats qui nous semblent déterminants aujourd’hui : le danger de la prolifération des médias intégristes et apologues de la violence à travers les chaînes étrangères captées en Algérie. Nous suivons aussi de près certains programmes intégristes diffusés par les chaînes privées algériennes. C’est de la matière à notre réflexion sur le radicalisme, qui ne nous rassure en rien si des mesures ne sont pas prises.


Etes-vous toujours hostile à la charte pour la paix et la réconciliation nationale ?
Nous sommes hostiles à l’amnistie qui provoque l’amnésie et le risque qu’on retombe dans l’horreur que nous avons vécue. J’avoue que ce n’est pas aisé de poursuivre en justice tous les terroristes, mais on aurait dû poursuivre et condamner les commanditaires, ceux qui ont donné des ordres et ceux qui ont financé les groupes armés, ceux qui sont planqués au Qatar… Le temps nous a d’ailleurs donné raison si l’on prend en considération le fait que nombre d’attentats perpétrés après la loi sur la réconciliation ont été commis par des terroristes repentis. Mais l’Etat a opté pour la négation et le choix de faire oublier aux Algériens ce qui s’est passé durant les années quatre-vingt-dix.


Que pensez-vous des revendications de l’association des familles des disparus ?
Elles sont légitimes. Dans un Etat de droit, on ne devrait pas parler de disparus, mais d’arrestations, d’enquêtes, de jugements et de condamnations. Je défends les droits humains et les disparitions forcées sont une atteinte à ces droits. Nous avons créé un groupe de travail avec l’association SOS disparus pour réclamer la vérité sur les portés disparus et travailler sur la charte relative à la paix et la réconciliation nationale. Des chercheurs et universitaires nous ont apporté leur appui et avons fini par rédiger une charte alternative dont laquelle on a repris des principes universels des droits humains.


Ce travail n’a pas eu grand écho….
Oui, nous le déplorons. Mais, l’essentiel est d’avoir fait le travail. La charte alternative a été publiée par les médias, mais s’est heurtée au refus du gouvernement et de l’Etat. Nous l’avons fait au nom de la justice et du droit à la mémoire que nous revendiquons toujours. 

]]>
ThémaSun, 24 Sep 2017 06:00:06 +0100
Vingt ans ont passé depuis les grands massacres de 1997 : A Bentalha, «la mémoire ne périt pas, elle cesse de se montrer»http://reporters.dz/index.php/thema/item/85855-vingt-ans-ont-passe-depuis-les-grands-massacres-de-1997-a-bentalha-la-memoire-ne-perit-pas-elle-cesse-de-se-montrer http://reporters.dz/index.php/thema/item/85855-vingt-ans-ont-passe-depuis-les-grands-massacres-de-1997-a-bentalha-la-memoire-ne-perit-pas-elle-cesse-de-se-montrerVingt ans ont passé depuis les grands massacres de 1997 : A Bentalha, «la mémoire ne périt pas, elle cesse de se montrer»
Vingt ans ont passé depuis les grands massacres de 1997. Raïs, Sidi Youssef, Bentalha ont été, durant l’été et l’automne de cette année-là le théâtre algérois de multiples carnages qui se sont propagés ensuite, en…

« On ne peut pas vivre éternellement dans le deuil, mais la mémoire ne périt pas, elle cesse de se montrer, c’est tout », nous dira quelqu’un que nous sommes allés rencontrer à Bentalha. Il a été témoin à la fois proche et lointain de la nuit du 22 au 23 septembre 1997 durant laquelle des centaines de personnes ont été décimées.
« A l’époque, j’habitais la cité Djilali, mais on l’appelait la cité des Harrachis parce que ses habitants venaient presque tous d’El Harrach. Les tueries ont commencé vers 19 heures, mais je ne m’en suis rendu compte que vers 23 heures 30 lorsque les terroristes se sont rapprochés de la cité. Vingt ans après, j’entends encore les cris : Harrachis, Harrachis, courez vers nous, venez à notre secours, on nous tue.
Lorsque les cris cessaient, surtout ceux que j’entendais distinctement, je comprenais qu’une famille avait été tuée ».
Celui qui raconte est un sexagénaire. S’il veut bien raconter ce qu’il a entendu, il le fait sous le sceau de l’anonymat. « Pas la peine, les photos. Pas la peine de mentionner mon nom ». Pour ce témoin, dont on peut citer le prénom, Smaïl, « c’est déjà difficile de se rappeler même vingt ans après ». « Vers minuit trente, j’ai entendu un hélicoptère survoler la zone. J’ai cru que c’était l’armée qui intervenait, mais non. L’appareil est vite reparti. Avec ma famille, j’ai rejoint un voisin qui avait dans sa maison un fusil de chasse. On s’est retrouvés à trente chez lui, attendant qu’ils viennent à nous ». « Les coups de feu n’ont pas cessé, les cris non plus. On est restés terrés jusqu’à l’aube quand le silence a commencé à s’installer, on comprenait que les tueurs se repliaient pour disparaître. On a entendu le chant d’un coq, c’était hallucinant », se souvient encore Smaïl.
Il n’en dira pas plus. Ou plutôt si, une dernière phrase : « On croit que tout a disparu et que tout est oublié, mais non, c’est encore dans les têtes. Ca revient de temps en temps ». Notre témoin anonyme affirme que, contrairement à ce qui est dit ici et là, il n’y a pas de mémoire périssable, « pas celle du couteau et du sang ». « La mémoire ne périt pas, elle cesse de se montrer c’est tout. On ne peut pas vivre éternellement dans le deuil », lâchera-t-il encore pour clore la discussion. A scruter la rue où on a pris rendez-vous avec Smaïl, nulle trace apparente du passé : des gamins qui jouent, des hommes qui s’interpellent et des femmes qui s’embrassent avant de se lancer dans de bruyantes conversations : « Comment va untel ? Comment se porte l’autre, quand viendras-tu à la maison ? ». « Détrompez-vous », nous corrige un quadragénaire présenté par notre témoin. « Ici, on a passé l’éponge sur certaines choses, mais on n’oublie pas véritablement. Dans mes nuits blanches, il m’arrive de me rappeler la nuit du 22 septembre et d’entendre les cris, les coups de feu ». Et de projeter à nouveau sur le mur qui nous fait face des récits qui ont fait la chronique politique et sécuritaire de ces années de braise : « Il y avait à quelques mètres de nous des militaires qui se trouvaient dans un centre pour personnes âgées qu’ils ont transformé en caserne. On attendait à ce qu’ils sortent, mais rien, ils ne sont pas sortis. » « Vingt ans après, je n’arrive pas à croire que cela s’est passé comme ça, qu’on a tué des gens, des hommes, des femmes et des enfants, comme des bêtes », coupera un jeune homme qui s’est joint à la discussion.
« J’avais 13 ans au moment des faits et je ne sais pas comment réagir à la vue d’un repenti aujourd’hui», affirme-t-il. N’y en a-t-il pas à Bentalha ? « Personnellement, je n’en ai pas vu. Certains, ici, à Bentalha, affirment connaître quelques-uns qui sont revenus dans leurs quartiers, mais pas moi », répond-il. Un de ses amis dit que beaucoup de repentis n’ont pas commis de crimes même s’ils ont fait partie des « jamaâ moussalaha », groupes armés. Ceux de Bentalha qui ont bénéficié de la concorde civile sont partis. Il dit connaître un repenti qui travaillait dans une pompe à essence à Bourouba, « on se salue, pas plus ».
A-t-il soutenu la charte pour la paix ? « 96% des Algériens ont voté pour cette loi, ici, à Bentalha, c’est kif-kif. Je reconnais que c’est une loi injuste pour tous ceux qui ont été touchés par les terroristes, mais elle a instauré la paix, c’est ce qui nous intéresse. L’essentiel, maintenant, est qu’on nous laisse vivre en paix ». 

]]>
ThémaSun, 24 Sep 2017 06:00:06 +0100
Ouyahia dans ses réponses aux députés : Tout ou presque sur l’état des finances publiqueshttp://reporters.dz/index.php/thema/item/85807-ouyahia-dans-ses-reponses-aux-deputes-tout-ou-presque-sur-l-etat-des-finances-publiques http://reporters.dz/index.php/thema/item/85807-ouyahia-dans-ses-reponses-aux-deputes-tout-ou-presque-sur-l-etat-des-finances-publiquesOuyahia dans ses réponses aux députés  : Tout ou presque sur l’état  des finances publiques
  Intervenant lors de la session plénière de jeudi dernier, avant le vote à la majorité de son plan d’action, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, semble avoir dit tout au sujet des finances publiques, un…


Beaucoup de choses ont été dites autour de cette économie souterraine, dont se nourrissent des délinquants qui agissent à la lisière de la loi. Ces zones de non-droit brassent des milliards de dinars (40% du PIB) selon certains spécialistes. Il est néanmoins difficile de dire quelle est la part de vérité dans ces affirmations. Le Premier ministre, lui, a tranché : les fonds informels s’élèvent à 1700 milliards de dinars, soit un peu plus de 17 milliards de dollars. De quoi redonner de l’oxygène aux banques et au Trésor public ? Pas du tout ! Les estimations établies dans le plan d’action montrent que les besoins du pays sont tels que l’argent de l’informel ne pourra pas suffire à y répondre. Ahmed Ouyahia a formulé plus de détails sur ce sujet et sur d’autres, précisant que « beaucoup a été dit sur l’argent de l’informel. Certains l’ont présenté comme un trésor qui va régler tous les problèmes si on le récupère. Jusqu’en juillet dernier, la masse monétaire totale était de 14 500 milliards de dinars, soit près de 15 milliards de dollars. L’argent de l’informel représente au mieux 1700 milliards de dinars, soit l’équivalent d’un peu plus de 17 milliards de dollars. C’est insuffisant pour régler nos problèmes. » Et, les crédits non remboursés ? C’est de l’argent qui devrait revenir aux banques, leur apporter une bouffée d’air frais, et grossir leurs liquidités, en ces temps difficiles. Mais, ces dernières n’arrivent pas à le récupérer. Le Premier ministre a également avancé à ce propos une série d’éléments quantitatifs, affirmant que les crédits bancaires non recouvrés représentent 11% du montant total des crédits alloués par l’Etat, soit 800 milliards de dinars, dont 100 milliards de crédits Ansej. Le total des crédits octroyés est de 8467 milliards, dont 4000 milliards aux entreprises publiques et 700 milliards aux petites entreprises, le reste chez le privé. Bien entendu, si l’Etat réussit à faire entrer ces fonds, fussent-ils modestes, dans ses caisses, cela permettrait d’irriguer une partie de l’économie, malgré un environnement dégradé et une croissance ralentie. Les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, cela fournirait une planche de salut à court terme.

La planche à billets, une affaire de gestion économique

Mais plutôt que de résorber l’informel et d’encaisser les créances, l’Exécutif a préféré faire tourner la planche à billets, une solution alternative fortement critiquée et par des experts indépendants et par les partis de l’opposition. Ces derniers estimaient, entre autres, que cette formule de financement provoquerait des tensions inflationnistes et ferait perdre de la valeur au dinar. Dans ses réponses aux questions posées par les députés, le Premier ministre a souligné que la masse monétaire de l’Algérie « n’égale pas le montant des réserves de change », ajoutant qu’«on ne va rien inventer concernant le financement non conventionnel ». Il a souligné que ce financement est une affaire de gestion économique pour une période de cinq ans maximum, poursuivant qu’il dépend de données purement économiques, loin des calculs politiciens. Ahmed Ouyahia a expliqué que la valeur du dinar est liée à deux choses : « Les réserves de change et l’évolution des autres devises, c’est de la démagogie de dire que la planche à billets conduirait à une baisse du dinar. » Le Premier ministre a annoncé que les réserves de change de l’Algérie se sont établies à 103 milliards de dollars à la fin du mois d’août. En septembre, a-t-il indiqué, elles vont baisser encore un peu pour s’établir à environ 102 milliards de dollars. En guise de garantie de transparence, il a annoncé qu’un organisme chargé de contrôler le travail du gouvernement et la mise en œuvre du financement non conventionnel sera créé par décret présidentiel immédiatement après le vote de la loi modifiant le texte sur la monnaie et le crédit. Placée sous la tutelle du président de la République, l’instance lui présentera des rapports trimestriels pour le suivi et l’évaluation de tout ce qui est réalisé. Le fait de mettre en place cet organisme permettrait de conférer de la transparence à la gestion financière, de savoir où sera dépensé l’argent produit par cette planche à billets, et, par là même, de rassurer les bailleurs de fonds internationaux. Le département d’État américain a relevé, dans son rapport 2017 sur la transparence budgétaire dans le monde, que l’Algérie figure parmi les onze nations dans le monde à avoir réalisé des « progrès significatifs » en la matière. Il y a mentionné que le pays a accompli des progrès significatifs en matière de transparence budgétaire durant la période d’examen en publiant des rapports d’audit (des finances publiques) dans un délai raisonnable. Le département d’Etat a estimé que les données contenues dans le budget de l’État sont « fiables » et le gouvernement algérien a publié de façon « périodique les rapports d’exécution des budgets ». 

]]>
ThémaSat, 23 Sep 2017 06:00:18 +0100
La politique de subvention maintenue en 2018http://reporters.dz/index.php/thema/item/85806-la-politique-de-subvention-maintenue-en-2018 http://reporters.dz/index.php/thema/item/85806-la-politique-de-subvention-maintenue-en-2018Le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a affirmé que le gouvernement préservera les acquis sociaux, notamment la politique de subvention actuelle qui sera maintenue l’année prochaine.


Dans la loi de finances 2018, le gouvernement n’envisage pas de renoncer à la politique de subvention actuelle, particulièrement pour ce qui est des produits de large consommation subventionnés comme l’huile, le sucre et le lait, a indiqué M. Ouyahia. Le Premier ministre a laissé entendre l’éventualité d’imposer une nouvelle taxe pour les voyages à l’étranger, écartant toutefois l’application de cette mesure en 2018.

]]>
reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ThémaSat, 23 Sep 2017 06:00:18 +0100
Projet de loi de finances 2018 : Maintien du budget de fonctionnement et augmentation du budget d’équipementhttp://reporters.dz/index.php/thema/item/85805-projet-de-loi-de-finances-2018-maintien-du-budget-de-fonctionnement-et-augmentation-du-budget-d-equipement http://reporters.dz/index.php/thema/item/85805-projet-de-loi-de-finances-2018-maintien-du-budget-de-fonctionnement-et-augmentation-du-budget-d-equipementLe budget de fonctionnement prévu dans le projet de loi de finances 2018 ne sera pas augmenté contrairement au budget d’équipement qui sera revu à la hausse, a affirmé jeudi le Premier ministre, qui a…

Elle sera consacrée au débat sur les dispositions du projet de loi de finances 2018 qui prévoit le maintien des dépenses du budget de fonctionnement et une augmentation du budget d’équipement, et ce, en raison de la hausse du coût des projets de développement des communes et des crédits du Fonds spécial du Sud et des Hauts-plateaux, outre l’assainissement des dettes envers les entrepreneurs.

]]>
reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ThémaSat, 23 Sep 2017 06:00:18 +0100