Reporters - Reporters - Actualitéhttp://reporters.dz Sun, 25 Feb 2018 18:28:13 +0100Joomla! - Open Source Content Managementfr-frEducation nationale : Les syndicats se concertent aujourd’hui au siège de l’Unpef à Algerhttp://reporters.dz/index.php/item/92829-education-nationale-les-syndicats-se-concertent-aujourd-hui-au-siege-de-l-unpef-a-alger http://reporters.dz/index.php/item/92829-education-nationale-les-syndicats-se-concertent-aujourd-hui-au-siege-de-l-unpef-a-algerEducation nationale : Les syndicats se concertent aujourd’hui au siège de l’Unpef à Alger
  Les cinq syndicats enseignants membres de l’Intersyndicale, Snapest, Satef, SNTE, CLA, et Unpef, doivent se réunir aujourd’hui au siège de l’Unpef (1er-Mai, Alger) pour se concerter et dégager des formes et actions de protestation.…


Ce sera également une occasion de nous concerter entre syndicats enseignants et évaluer l’impact de cette grève», expliquait à Reporters le coordinateur du Snapest, Meziane Meriane, également membre de l’Intersyndicale. «Je considère que le taux de suivi de notre mot d’ordre est satisfaisant». «Maintenant, la balle est dans le camp du gouvernement. Je suis d’avis que le gouvernement est tenu de s’engager dans de véritables négociations, avec les syndicats autonomes que nous sommes et étudier notre plateforme de revendications», a ajouté M. Meriane, insistant sur le fait que «les syndicats qu’ils représentent, lui et ses partenaires de l’Intersyndicale, sont dans l’attente d’une réaction des autorités publiques». Cinq syndicats représentant les personnels de l’éducation, enseignants, administration et corps communs, ont opté en commun pour deux journées de grève nationale limitée dans le temps, les 20 et 21 février derniers, afin d’amener la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, à prendre en charge certaines de leurs revendications socioprofessionnelles restées jusque-là en suspens. Ces cinq syndicats avaient, rappelle-t-on, décidé de se joindre au mot d’ordre de l’Intersyndicale, composée jusqu’ici de 15 syndicats autonomes, du 14 février dernier. Selon quelques échos, ils comptent également participer à la grève nationale, le 4 avril prochain, à laquelle a appelé l’Intersyndicale.
Cependant, du côté du Cnapeste, lui aussi engagé dans un bras de fer avec la ministre de l’Education, certains de ses syndicalistes lui reprochent d’avoir agi en « solo » et ne s’être pas concerté avec les autres syndicats. Jeudi dernier, la ministre de l’Education nationale a donné le ton en adressant un message à la famille de l’éducation, en appelant, au respect de la légalité et, mieux encore, en en appelant au sens du devoir. Le lendemain, c’est le ministre du Travail qui a lancé un appel aux syndicats grévistes des secteurs de l’éducation nationale et de la santé à revenir à la raison et à rejoindre leurs postes de travail, soulignant que les portes du dialogue sont toujours ouvertes.
Au cours d’un point de presse qu’il avait animé en marge d’une visite de travail à Oran, M. Zemali a ajouté que le dialogue permet de trouver des solutions aux problèmes de chaque secteur, car l’Etat possède les mécanismes nécessaires pour trouver les solutions idoines aux problèmes dans tous les secteurs. Le ministre a soutenu que la persistance dans la grève ne fait que nuire aux intérêts directs des malades et des élèves. « Nous sommes conscients qu’il y a des problèmes dans ces secteurs, mais il y a également un développement notable dans les secteurs de l’éducation nationale et de la santé et même si les revendications des grévistes sont légitimes, il n’en demeure pas moins que le moyen utilisé par les syndicats pour les demander est illégal, car la justice a déclaré ces mouvements illégaux », a indiqué le ministre. Il a également estimé que la grève permet aux syndicats d’attirer l’attention et c’est chose faite. « Maintenant, il reste le dialogue comme moyen de trouver des solutions à tous les problèmes », a-t-il précisé. « Nous avons rencontré les syndicats grévistes de l’éducation et nous leur avons demandé de reprendre le travail car, leur action est illégale, et que nous leur serviront d’avocats pour satisfaire leurs revendications, mais ces syndicats ont persisté dans leur logique et la justice a tranché et que toutes les parties doivent respecter la décision de la justice, a encore précisé M. Zemali. Pour ce qui est de l’éducation, enfin, le ministère de l’Education nationale a annoncé hier que les samedis et les mardis après-midi, ainsi que les vacances de printemps, seront réservés au rattrapage des cours perdus à cause des perturbations survenues à travers les établissements scolaires.
Les parents d’élèves eux n’ont pas attendu l’adoption de cette mesure et ont déjà pris les devants en recourant aux cours privés payants. 

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Visite de la mission du BIT en Algérie : Pas de rencontre « avec de prétendues organisations constituées illégalement »http://reporters.dz/index.php/item/92828-visite-de-la-mission-du-bit-en-algerie-pas-de-rencontre-avec-de-pretendues-organisations-constituees-illegalement http://reporters.dz/index.php/item/92828-visite-de-la-mission-du-bit-en-algerie-pas-de-rencontre-avec-de-pretendues-organisations-constituees-illegalement  L’Algérie a entamé la préparation du déplacement de la visite de la mission de contact direct du Bureau international du travail (BIT) avec «célérité et sérieux», a-t-on appris samedi auprès du ministère du Travail,…

«Dès réception d’un courrier du BIT informant le ministère du Travail de la période de déplacement de cette délégation, un accord a été donné pour son accueil», a déclaré la même source, ajoutant que les services du BIT «ont, par la suite, finalisé et transmis des termes de référence composés d’une liste d’institutions administratives et d’organisations syndicales que la mission souhaiterait rencontrer». «Une réponse a été transmise dans les délais informant l’administration du BIT de l’accord du ministère du Travail pour la rencontre de toutes les institutions administratives et organisations syndicales (au nombre de 10) à l’exception de deux prétendues organisations qui ne respectent pas la législation algérienne du travail», a précisé la même source, assurant que «ce n’est pas un refus, mais une réponse précise suite au souhait avancé». «Un projet de programme détaillant les journées et les horaires des rendez-vous a été transmis», a-t-on souligné. Ces données permettent, selon la même source, de «souligner que l’Algérie a entamé la préparation de ce déplacement avec célérité et sérieux, en échangeant les informations avec le Bureau de l’OIT d’Alger», relevant qu’il «n’a pas été refusé l’arrivée de cette mission, mais il a été rappelé que nous ne pouvions accepter des rencontres sur le territoire national avec de prétendues organisations qui se sont constituées illégalement. Il s’agit du respect de la souveraineté nationale», a-t-on affirmé.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
A titre expérimental : Lancement de l’exploitation du système des services électroniqueshttp://reporters.dz/index.php/item/92827-a-titre-experimental-lancement-de-l-exploitation-du-systeme-des-services-electroniques http://reporters.dz/index.php/item/92827-a-titre-experimental-lancement-de-l-exploitation-du-systeme-des-services-electroniquesL’exploitation expérimentale du système des services électroniques pour le secteur de l’éducation sera lancé à partir d’aujourd’hui, a annoncé hier la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit, sur sa page Facebook.

Le système comprend l’extraction de l’ensemble des services de chaque employé travaillant dans le secteur, le formulaire d’information pour les élèves, le certificat scolaire et l’impression du manuel des établissements d’enseignement, a précisé la ministre.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Partis politiques Mokri appelle au dialogue : Ali Fawzi Rebaïne au soutien de la Sonatrachhttp://reporters.dz/index.php/item/92826-partis-politiques-mokri-appelle-au-dialogue-ali-fawzi-rebaine-au-soutien-de-la-sonatrach http://reporters.dz/index.php/item/92826-partis-politiques-mokri-appelle-au-dialogue-ali-fawzi-rebaine-au-soutien-de-la-sonatrachPour marquer le coup à l’occasion de la double commémoration du 24 février, le président du MSP Abderrazek Mokri s’est rendu dans la wilaya de Mascara où il a prôné un discours imprégné de modération…

Tenant des propos mesurés, Mokri, connu pour des propos virulents à l’endroit du gouvernement, veut le dialogue comme «seule » solution aux crises sociales, tout en évitant les prises de position et les déclarations provocatrices. Il a insisté sur un dialogue « sans conditions préalables » entre les syndicats appelant à la grève et des représentants du gouvernement pour trouver des « solutions acceptables » à la situation que connaissent certains secteurs dont la santé et l’éducation.
Le président du MSP pense que les revendications des médecins résidents et des étudiants des écoles supérieures d’enseignement sont « raisonnables et peuvent être satisfaites par le dialogue et l’application de la loi ». La sortie de Mokri dans la ville de l’Emir Abdelkader a été l’occasion pour lui de mettre un terme à des informations allant dans le sens qu’il existe des mécontentements dans les rangs du parti du congrès de la formation de Mahfoud Nahnah, niant l’existence de différends et de divergences au sujet des préparatifs dudit rendez-vous organique du parti prévu en mai prochain.
Une manière de calmer les esprits des militants de la ville de l’ouest du pays, en les exhortant à se rapprocher des citoyens et prendre en charge les préoccupations de ces derniers, de tenter de dégager des solutions idoines. Pour sa part, le président du parti Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, s’est exprimé, hier lors d’un point de presse à Alger, sur la grève observée dans l’Education et la Santé, indiquant qu’il s’agit d’un droit pour les syndicats de défendre les intérêts des travailleurs et des médecins.
Intervenant lors d’une conférence de presse animée à l’occasion de la célébration du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et de la nationalisation des hydrocarbures, le fils de la moudjahida Fatima Ouzzegane, qui a rendu l’âme fin janvier, s’est interrogé sur le fait que la Tripartite, gouvernement-syndicat-patronat, n’ait pas associé les autres syndicats.
Il estime que les problèmes qui touchent plusieurs secteurs conduisent l’Algérie à l’impasse. En ce qui concerne le secteur des hydrocarbures, le Docteur Rebaine, connu pour ses positions libérales et sociales, a insisté, au siège Aïssat-Idir où il a animé sa conférence de presse, sur l’impératif d’exploiter les fonds de la compagnie Sonatrach dans l’édification de l’Algérie. Sur l’appui des institutions financières dans la dynamique de l’investissement, le président d’Ahd54 a proposé « l’ouverture de banques capables d’appuyer le développement économique du pays ». 

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Sovac Production : Vers la signature d’accords avec des sous-traitants espagnolshttp://reporters.dz/index.php/item/92825-sovac-production-vers-la-signature-d-accords-avec-des-sous-traitants-espagnols http://reporters.dz/index.php/item/92825-sovac-production-vers-la-signature-d-accords-avec-des-sous-traitants-espagnolsSovac Production : Vers la signature d’accords avec des sous-traitants espagnols
  Sovac Production signera des protocoles d’accord avec des sous-traitants espagnols dans les prochaines semaines, a indiqué l’entreprise dans un communiqué.


Cette opération interviendra après une visite effectuée, la semaine dernière, par une délégation de sous-traitants espagnols à l’usine SP de Relizane. Un déplacement préalablement annoncé par le président du directoire de Seat, Luca de Meo, lors de sa visite en Algérie, en janvier dernier. «Séduite par le potentiel économique et humain de l’Algérie, la délégation des sous‐traitants a affiché sa satisfaction de cette visite qui a donné des perspectives d’investissements prometteuses en Algérie. Il est à noter d’ailleurs, que Sovac Production procédera à la signature de plusieurs protocoles d’accords avec certains de ces sous‐traitants dans les prochaines semaines», explique la même source.
Composée d’une vingtaine d’opérateurs issus de différents domaines (plasturgie, de l’électronique, fabricants de pièces thermoplastiques… ), cette délégation était conduite par le vice-président de Seat, chargé des achats, Ziegler Klaus. Ce dernier avait accompagné Luca de Meo en Algérie pour le compte d’une visite consacrée à la promotion de la vision et la stratégie de Volkswagen Group pour l’Algérie et son important positionnement dans la région Afrique et Mena.
Première du genre, la rencontre entre les sous-traitants espagnols et les responsables de l’usine algérienne de VW «intervient dans le cadre de la prospection des futurs équipementiers qui s’installeront autour de l’usine Sovac Production et répondant aux exigences du cahier des charges sur l’industrie automobile, qui stipule l’obligation aux producteurs nationaux d’assurer un taux d’intégration locale de 15% à la troisième année de production et 40% dès la cinquième année», souligne Sovac.
La première destination de cette visite était le port d’Oran, où les équipementiers ont pu se renseigner sur le processus d’importation, d’exportation, de dédouanement, de logistique et toutes les procédures liées à l’activité industrielle. S’en est suivi une série de conférences et débats avec différents intervenants, dont le ministère de l’Industrie et des Mines, l’Andi, le CPA, Société Générale, la wilaya de Relizane.
Présent à ces travaux, le chef de cabinet du ministre de l’Industrie et des Mines n’a pas manqué de rappeler à l’adresse des équipementiers espagnols que «l’Algérie encourage cette activité à forte valeur ajoutée». Il a, dans ce sens, fait savoir que «des mesures incitatives, notamment en matière de facilitations douanières vont bientôt voir le jour, afin d’encourager les investisseurs à la préférence algérienne». De son côté, le P-DG de Sovac Production, Mourad Oulmi, a énuméré l’ensemble des avantages dont peuvent bénéficier les équipementiers qui souhaitent s’installer en Algérie. Il a ainsi expliqué, une nouvelle fois, que «l’Algérie offre un marché local de minimum 100 000 véhicules, mais aussi permettra à ces sous‐traitants d’exporter leurs pièces au Groupe Volkswagen».
Bénéficiant d’un terrain de 50 hectares pour accueillir les sous-traitants, «Sovac Production se prépare déjà à cette perspective en se lançant dans l’aménagement des espaces dédiés à l’activité de sous‐traitance, épargnant ainsi aux futurs investisseurs toutes les procédures administratives et leur permettant de démarrer l’activité industrielle en un temps réduit», conclut Sovac dans son communiqué.

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Coopération : Le Comité énergie algéro-tunisien se réunit les 26 et 27 février à Tunishttp://reporters.dz/index.php/item/92824-cooperation-le-comite-energie-algero-tunisien-se-reunit-les-26-et-27-fevrier-a-tunis http://reporters.dz/index.php/item/92824-cooperation-le-comite-energie-algero-tunisien-se-reunit-les-26-et-27-fevrier-a-tunisLe Comité bilatéral Energie algéro-tunisien se tiendra les 26 et 27 février à Tunis, a indiqué le ministère de l’Energie. Ce rendez-vous sera présidé par le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, et le ministre tunisien…

Les deux parties feront le point, à l’occasion, sur l’état d’avancement et de développement des projets et des contrats en cours, et sur les opportunités de coopération futures, souligne la même source. Ce Comité bilatéral regroupe les représentants des ministères et des entreprises énergétiques des deux pays, qui se réunissent périodiquement et alternativement à Alger et à Tunis. Lors de la réunion de 2017, les deux parties avaient abordé la question des moyens d`optimiser davantage les capacités d`exploitation des interconnexions électriques entre les deux pays, examiné la possibilité d`augmenter le seuil de transit de l`énergie et de développer les échanges commerciaux d`électricité, et échangé leurs expériences en matière de raccordement des régions isolées et frontalières en électricité et en gaz.

Le Comité avait noté avec satisfaction le bon fonctionnement des lignes d`interconnexion électriques suite à la mise en service, en 2014, de la ligne 400 kV Cheffia (Algérie)-Djendouba (Tunisie). Lors de cette rencontre à Alger, les deux parties avaient également abordé les perspectives de coopération dans le domaine de la production des hydrocarbures et l`exploration dans des blocs libres du domaine minier dans les deux pays.
Le groupe Sonatrach et la société tunisienne des activités pétrolières (Etap) ont créé en 2003 une société algéro-tunisienne, Numhyd, qui active essentiellement dans l`exploration et la production du pétrole et du gaz en Algérie et en Tunisie. Il avait aussi été question de l`approvisionnement de la Tunisie en produits énergétiques, dont notamment en Gaz de pétrole liquéfié (GPL), gaz butane dans les villes frontalières ainsi qu’en gaz naturel. Pour rappel, il y a tout juste deux semaines, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, avait annoncé, à Sakiet Sidi Youcef (Tunisie), qu’il sera procédé prochainement à l’approvisionnement de la Tunisie en gaz naturel algérien. «Le gaz algérien pourrait alimenter quatre régions frontalières tunisiennes, y compris Sakiet Sidi Youcef, et cela pourrait avoir lieu vers fin 2018», avait précisé M. Ouyahia, dans une conférence de presse animée après qu’il eut présidé avec son homologue tunisien, Youcef Chahed, les cérémonies commémoratives du 60e anniversaire du bombardement par l’armée coloniale de Sakiet Sidi Youcef.n

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Accord Opep-non-Opep : Taux de conformité record à 133% en janvierhttp://reporters.dz/index.php/item/92823-accord-opep-non-opep-taux-de-conformite-record-a-133-en-janvier http://reporters.dz/index.php/item/92823-accord-opep-non-opep-taux-de-conformite-record-a-133-en-janvierL’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires ont réduit leur production en janvier dernier au-delà de leurs engagements, atteignant un taux de conformité de 133%, indique l’Opep sur son site Web. 

 

«L’Opep et les pays producteurs non membres de l’Opep ont entamé 2018 avec un niveau de conformité exceptionnel avec leurs ajustements volontaires de la production, ils ont une fois de plus cassé leur record de taux de conformité au cours du mois de janvier 2018, atteignant un niveau de 133%», révèle le Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays Opep et non-Opep ( JMMC). Cette performance «solide enregistrée durant le premier mois de la deuxième année de la Déclaration de Coopération continue après une remarquable tendance à la hausse tout au long de 2017», note le comité qui s’est dit «satisfait des résultats globaux». Toutefois, le Comité regrette «la volatilité récente du marché» tout en soulignant «l’importance de la vigilance et la nécessité d’éviter toute complaisance». En revanche, le même comité a indiqué que les performances des pays membres de l’accord n’étaient pas uniformes et que la conformité était principalement renforcée par «plusieurs pays sur-performants», ce qui a poussé le JMMC à exhorter l’ensemble des pays participants à poursuivre et, dans la mesure du possible, à intensifier leurs efforts collectifs et individuels afin d’accélérer le rééquilibrage du marché pétrolier. A noter que les cours du pétrole cotés à New York et à Londres ont terminé en hausse vendredi, toujours influencés par un rapport américain notant une baisse des stocks américains de brut et une forte hausse des exportations. Le baril de light sweet crude pour livraison en avril, a pris 78 cents pour clôturer à 63,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange. Il a ainsi avancé pour la deuxième semaine de suite après une chute hebdomadaire de près de 10% en début de mois dans le sillage d’une lourde chute des indices boursiers à Wall Street. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a terminé en hausse de 92 cents à 67,31 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), affichant également sa deuxième progression hebdomadaire de suite. Le marché continuait à profiter d’une baisse surprise des stocks de brut aux Etats-Unis selon un rapport hebdomadaire de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) diffusé jeudi.
A noter que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, tenue par un accord de réduction de la production avec ses partenaires pour écouler les stocks mondiaux et faire remonter les prix, compte sur une demande mondiale solide pour écouler son pétrole et rééquilibrer le marché. La même organisation tiendra une réunion en juin à Vienne, avec les pays extérieurs à cet accord, avec pour objectif de poursuivre la coopération au-delà de 2018, ce qui laisse penser aux analystes que l’Opep et la
Russie sont en train de former une entité élargie, faisant de Moscou un membre quasi-permanent de l’organisation.

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Sonatrach : Le groupement gazier de Timimoune entre en productionhttp://reporters.dz/index.php/item/92822-sonatrach-le-groupement-gazier-de-timimoune-entre-en-production http://reporters.dz/index.php/item/92822-sonatrach-le-groupement-gazier-de-timimoune-entre-en-productionLe projet gazier du groupement Timimoune (GTIM) à Hassi-Barouda, 250 km au nord du chef-lieu de la wilaya d'Adrar, est entré hier en phase de production, a-t-on appris des services de la wilaya. Cette installation…

et de 466 barils/jour de condensats à partir de plusieurs puits. Fruit d'un partenariat entre le groupe Sonatrach (51%), la société française Total (37,75%) et la société espagnole Cepsa (11,25%), ce projet, dont les travaux de réalisation ont été accélérés par l'entreprise sud-coréenne Samsung' en fonction des orientations des pouvoirs publics, prévoit une base de vie, des installations de collecte et de traitement du gaz, d'une base d'entretien et de maintenance, en plus d'un gazoduc destiné à l'exportation. L'entrée en production de ce projet énergétique s'inscrit au titre de la stratégie du groupe Sonatrach visant à accroitre sa production gazière et renforcer les capacités d'autres champs.

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reporters.quotidientnationale@gmail.com (Reporters)ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Abderrahmane Benhamadi, P-DG de Condor : « Faire de l’Algérie un foyer et une destination d’investissements »http://reporters.dz/index.php/item/92821-abderrahmane-benhamadi-p-dg-de-condor-faire-de-l-algerie-un-foyer-et-une-destination-d-investissements http://reporters.dz/index.php/item/92821-abderrahmane-benhamadi-p-dg-de-condor-faire-de-l-algerie-un-foyer-et-une-destination-d-investissementsAbderrahmane Benhamadi, P-DG de Condor : « Faire de l’Algérie un foyer et une destination d’investissements »
Le groupe algérien Condor prend part dès aujourd’hui au Mobile World Congress de Barcelone où il présentera ses produits et s’intéressera, durant ce rendez-vous phare du monde de la téléphonie, aux nouvelles tendances du secteur.

Derrière cette participation, une solide ambition de réaliser en Algérie une base industrielle liée spécifiquement aux TIC et aux technologies de la mobilité comme on les appelle désormais : un appétit encouragé par le bon début de performances dans la vente du « portable » Condor en 2017, notamment à l’export. Plus généralement, la conviction que l’émergence de l’entreprise algérienne passe aussi par l’internationalisation et la recherche de partenariats de développement et d’innovation. Entretien tous azimuts avec son P-DG.


Reporters : Il est de tradition devant un patron de lui demander comment vont les affaires. Pour le groupe que vous présidez, elles vont plutôt bien, n’est-ce pas ?
Abderrahmane Benhamadi : Elles peuvent aller mieux et nous faisons en sorte qu’elles aillent mieux en dépit de la conjoncture difficile que le monde de l’entreprise dans notre pays traverse actuellement. En 2017, nous avons eu une année très difficile mais au cours de laquelle nous avons pu dégager tout de même une petite croissance de 1% alors que durant les exercices précédents nous étions dans ce domaine à une performance à deux chiffres. A titre comparatif, l’année écoulée a été la plus laborieuse en termes de résultats après celle de 2009, mais pas pour les mêmes raisons. Il y a neuf ans, nous devions négocier les difficultés générées par la loi de finances complémentaire et l’instauration du crédit documentaire (CREDOC) dans les transactions commerciales avec les partenaires étrangers. Il y a moins d’une année, nous subissions comme tout le monde les contraintes de la conjoncture et des aléas engendrés par la dépréciation du dinar ainsi que par d’autres facteurs tels l’arrivée à saturation de certains marchés dans lesquels nous opérons et la stagnation, au demeurant prévisible, de la demande domestique de certains de nos produits phares. Pour 2018, toutefois, nous espérons réaliser un meilleur exercice.

Les risques que vous venez de citer sont toujours d’actualité. Comment dans ce cas allez-vous obtenir un meilleur de niveau de croissance dans vos affaires que celui de l’année dernière ?

Vous avez raison de rappeler que les données n’ont pas changé et que les éléments de la crise sont toujours là. Ce n’est cependant pas une raison de baisser les bras, autrement on ne fait rien et on reste dans la défensive. Dans l’entreprise et l’investissement, la prise de risque est permanente. Elle est même accrue par l’environnement dans lequel nous nous trouvons quotidiennement et peut parfois s’avérer, pas toujours parce que c’est épuisant, comme une sérieuse source de motivations pour des porteurs de grands projets économiques comme nous. Je le dis sans démagogie ni forfanterie : la création de richesses n’est pas sans audace. A regarder l’agenda de la nouvelle année, nous avons quelques facteurs exogènes qui peuvent être d’un effet positif sur la consommation de nos produits phares et donc sur la croissance de notre business. 2018 s’annonce comme une grande année de football en raison de la coupe du monde l’été prochain en Russie. Cet évènement sportif planétaire devrait aiguillonner les ventes des appareils de télévision- qui représentent 20 à 25% de notre chiffre d’affaires en temps normal et qui a connu une décroissance l’année dernière- et relancer le marché. Une coupe du monde de football rend ces appareils plus présents dans les foyers et les lieux sociaux. Elle peut avoir un effet de hausse important sur les ventes : à plus de 20% !

Vos prévisions concernent-elles le marché domestique seulement ?

Non, pas seulement. Elles portent davantage sur le marché à l’export. Cette année, l’Egypte, le Maroc et la Tunisie sont qualifiés pour la compétition. Ce sont des pays vers lesquels nous exportons et en direction desquels nous allons développer une «approche-marché» plus agressive en termes de promotion et de marketing. Et comme la technologie de la mobilité, vous le savez, ne cesse pas de créer des liens d’interactivité entre les appareils de télévision et les téléphones portables nous espérons également obtenir de bons résultats de vente des Smartphones. Cette activité a bien fonctionné chez nous et c’est elle qui a sauvé la croissance de nos affaires en 2017. Grâce à elle, nous avons pu réaliser à l’export une performance de 12 millions de dollars. Ce marché a été tiré chez nous comme dans les pays vers lesquels nous exportons par la demande croissante pour la technologie de la 4G et par une stratégie payante qui consiste à cibler le client à pouvoir d’achat moyen avec un rapport « qualité-prix » très compétitif. Notre réputation a fait le reste car nous sommes la seule marque nationale à être certifiée par Google.

Vous défendez bien les smartphones Condor mais de nombreux utilisateurs se plaignent de leur « lourdeur » et souhaitent qu’ils soient plus « fonctionnels » et plus « réactifs » à l’usage…

Nous disposons d’une page de fans sur Facebook et ce n’est pas la remarque qu’on retrouve chez les plus de 700.000 fans enregistrés (792.000 plus exactement). Et s’il existe des déçus, il faut leur rappeler que Condor ne vend pas de smartphones à 100 000 dinars et davantage. La politique du groupe est de rendre disponibles dans le marché domestique des appareils fiables avec les applications de base à des prix d’accès permettant le plus grand recours possible aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nous pratiquons cette politique avec l’objectif de « démocratiser » l’usage des TIC dans notre pays et des technologies de la mobilité -qui sont l’avenir- et d’accompagner les tendances de la consommation, en particulier chez les jeunes. Cette année, nous allons à ce titre faire entrer dans le marché un nouveau Smartphone Condor, le Allure M2, doté d’une plus grande capacité de stockage et muni de quatre caméras, parce que nous connaissons maintenant l’importance de l’application image et vidéo chez l’utilisateur. Ce n’est certainement pas un hasard si nous avons dans ce domaine d’activité un bon début de résultats de vente sur la France et ce n’est pas non plus un hasard si l’objectif à terme est de dédier 50% de notre production de téléphonie mobile aux marchés étrangers. Ce segment d’activité est au cœur de nos projets de développement dans les cinq à dix prochaines années.

Face à cette indication selon laquelle le marché français de la téléphonie est d’importance pour vous, la question tentante est quels produits Condor marchent mieux ? Et où ?

Avons-nous une approche géographique des marchés ? La réponse est oui. Pour la téléphonie mobile, hormis le marché domestique en particulier à l’Est où nous enregistrons des performances que nous allons tenter d’avoir ailleurs, à l’Ouest notamment, la France est aujourd’hui une destination privilégiée pour notre marché de la téléphonie mobile. Pour l’électroménager, ce sont les pays du Maghreb que nous ciblons tout particulièrement parce que nos produits y rencontrent un vif succès. L’approche géographique dont je vous parle est dictée par l’essai et la demande. Sur la base des études que nous faisons régulièrement, nous plaçons nos produits sur un marché et nous attendons sa réaction. Les enseignements de cette approche sont surprenants et permettent de constater que, outre le rapport « qualité-prix », le facteur culturel de consommation est important. Pour l’anecdote, il y a à peine quatre ou cinq ans, nous étions encore à vendre des téléviseurs à tube cathodique dans de nombreuses régions du sud algérien- où ils n’ont d’ailleurs pas encore totalement disparu- alors que ces produits ont quasiment disparu dans le nord du pays.

Dans le débat sur les opérateurs algériens qui développement une expérience à l’export, le groupe Condor est cité parmi ceux qui sont les plus susceptibles à gagner en performance. Où en êtes-vous réellement ?

Il y a une dizaine d’années, nous menions des opérations « spots » à l’occasion des foires et salons à l’étranger auxquels nous participons toujours. Aujourd’hui, nous avons dépassé ce stade pour des contacts permanents dans des marchés que nous considérons comme porteurs et éligibles au développement de notre portefeuille d’affaires. Je crois l’avoir dit : nous disposons d’une stratégie d’approche par pays et par régions. Au Maghreb, nous misons tout particulièrement sur le marché tunisien au sein duquel nous sommes parvenus très tôt à établir de bonnes relations de partenariat et de coopération et pour lequel nous avons réalisé en 2017 un chiffre de ventes de plus de 8, 5 millions de dollars.. Maintenant nous regardons plus intensément aujourd’hui vers le marché libyen qui reste attractif (plus d’un million de dollars en 2017) en dépit des difficultés que nous connaissons et qui sont liées à la sécurité. Sur place, nous disposons d’un distributeur et nous espérons y renforcer nos relations d’affaires. Le marché marocain où nous avons pu réaliser plus d’un million d’euros de vente l’année dernière représente également pour nous un potentiel que nous essayons d’exploiter au mieux en comptant sur le bon accueil réservé à nos produits par ses opérateurs et consommateurs. Avec la délocalisation en juin prochain en Algérie de l’entreprise italienne Nardi et son entrée en production, nous estimons pouvoir élargir notre rayon d’action à l’étranger puisque cette société réalise 70% de son chiffre d’affaires à l’international et ouvre au groupe Condor des perspectives intéressantes en termes de stratégie d’export.

L’horizon de croissance à l’export pour les entreprises algériennes est-il au Maghreb ?

Les marchés maghrébins restent attractifs par la proximité géographique : ce sont des destinations que n’importe quel opérateur algérien sérieux peut desservir dans des délais très courts. Elles offrent également une proximité culturelle dans la mesure où les partenaires potentiels -et les consommateurs surtout- ont les mêmes goûts de consommation et sont pratiquement au courant de ce qui se fait dans chaque pays de la sous-région. Le label Condor était connu et « consommé » en Tunisie avant même que nous décidions d’y travailler, notamment grâce à la réception des programmes de télévision à la circulation des personnes d’une frontière à l’autre. Outre le Maghreb, il y a la profondeur africaine et son potentiel. Pour l’Afrique de l’Ouest par exemple, une région qui nous intéresse tout particulièrement et pas parce que c’est la mode d’en parler, nous disposons actuellement d’une direction Export dont le travail est de se concentrer sur ses marchés et les observer avec l’intention d’y développer des relations d’affaires et d’investissement. Nous y avons commencé par des opérations « spots » en étant présents aux grandes manifestations économiques et commerciales qui s’y tiennent régulièrement et qui drainent des entreprises et des groupes étrangers de renom- pour dire que ces marchés ne sont pas gagnables d’avance. Nous y développons progressivement un réseau de distribution par l’ouverture de «showrooms» avant de songer à des investissements de plus grand ancrage car nous estimons qu’il s’agit, en effet, de destinations d’avenir.

Certaines associations patronales algériennes ont tendance à présenter ces marchés d’Afrique de l’Ouest comme des territoires économiques vierges alors que ce n’est pas du tout le cas. Qu’y ferait un opérateur algérien face aux stratégies internationales qui s’y développent ?

Tout est question de taille et de proportion. Il y a des lieux d’affaires et d’investissements où les multinationales et les grands groupes, puisque vous y faites allusion, ne sont toujours pas présents. C’est là où ils sont absents qu’il faut être présent. Nombreux sont ceux qui nous disent pourquoi un opérateur du Sénégal préfère-t-il solliciter un produit Condor pour faire honneur à ma maison plutôt qu’un équipement chinois par exemple ? La raison, nous la vérifions sur le terrain, tient en deux facteurs : le contact entre un Algérien et un Sénégalais est plus facile. En raison de la proximité géographique et des avantages à faire des affaires entre deux opérateurs du Sud, il est plus intéressant pour un opérateur de Dakar de venir acheter à Alger ou à Bordj un produit de qualité que d’aller jusqu’en Chine, pays à partir duquel les coûts de transport et de logistique sont plus chers et les délais de livraison plus longs. L’exportateur chinois ne cède pas sa marchandise à moins de cinq ou six conteneurs pour rentabiliser son opération. En Algérie, le client a la latitude d’acheter la quantité qu’il veut à des prix plus avantageux et des délais de livraison raccourcis de plusieurs semaines. J’ai parlé du Sénégal, mais il y a aussi le Bénin (1, 28% de chiffre d’affaires en 2017), un pays où nous disposons également d’un marché de niche qui s’étend et où les opérateurs achètent nos produits et réexportent vers de plus grands marchés comme le Nigeria.

En raison de l’union douanière en vigueur dans les pays membres de la Cédéao ?
Absolument. Au sein de cette communauté économique africaine très dynamique, on constate que, au point de vue macro-économique, la Côte-d’Ivoire dispose d’un potentiel fort intéressant. En outre, ce n’est pas un marché fermé. Je ne vous cache qu’on mobilise beaucoup de ressources pour y trouver de bons partenaires. La logique, pour nous, est que si nous sommes parvenus à établir des relations d’affaires au Sénégal, il est possible, pour nous, d’avoir une place en Côte d’Ivoire Pour ce faire, nous avons besoin en permanence d’information sur ce marché et d’autres et, pour cela, nous sollicitons l’accompagnement des missions économiques de nos ambassades. De leur part, il y a indéniablement une bonne réactivité et avons été agréablement surpris de l’accueil qui nous a été fait par exemple par nos chargés d’affaires économiques à Dakar et Nouakchott. C’est très encourageant pour nous d’avoir en face des représentants de l’Etat algérien à l’étranger très sensibles au rayonnement de nos entreprises. Cela compense les imperfections de l’ALGEX et les difficultés que nous rencontrons dans notre environnement des affaires qui, certainement, a encore besoin d’amélioration.

L’Algex, nous semble-t-il, est l’outil nécessaire à l’internationalisation de l’entreprise algérienne, non ? Et quid du climat des affaires ? N’a-t-il pas évolué ?

L’Algex a sans doute besoin de moyens pour améliorer ses opérations d’accompagnement dans les foires et salons notamment et tenir compte des spécificités de chaque entreprise. Nous estimons qu’on n’accompagne pas de la même façon des opérateurs d’une entreprise spécialisée dans le fromage ou la datte et une autre qui fait de l’électroménager. Tout est question de taille aussi. Pour ce qui nous concerne, nous travaillons davantage avec nos propres moyens. Pour ce qui est du climat des affaires, il est certainement mieux qu’avant et le chef d’entreprise n’est plus perçu comme un prédateur, mais beaucoup de choses restent à faire en matière d’égalité face à l’impôt par exemple. Le téléviseur est soumis aujourd’hui à une taxe de 27%...Que vous produisez de bons ou de mauvais appareils en matière d’économie d’énergie, vous payez la même taxe énergétique et ce n’est par normal parce qu’on décourage l’investissement pour un produit de qualité. Pour ce qui concerne la machine à laver qui consomme beaucoup d’électricité, nous sommes parvenus à fabriquer un équipement de classe A ++ c’est-à-dire au maximum de ce qui existe au niveau mondial pour limiter la consommation d’énergie. Cet équipement est taxé au même titre que les produits B, C ou D. Il semblerait que l’année prochaine ça va changer et c’est tant mieux. Par ailleurs, il reste à nous soulager de l’instabilité juridique dans laquelle on continue d’évoluer. Certaines situations sont réellement perturbantes comme d’assister à la publication en milieu d’années d’arrêtés, de décisions, de circulaires qui font perdre beaucoup de temps aux opérateurs parce qu’on ne les attendait pas et parce qu’il faut les lire et saisir leur effet sur la conduite des affaires. Cette pratique affaiblit sérieusement la capacité de l’entreprise à gérer et planifier ses projets. Le changement inattendu de ces donnés rend pratiquement impossible tout effort d’anticipation et la met devant des scénarios qu’elle n’a pas envisagés comme ceux suscités par les restrictions à l’importation. Il y a des produits qui sont considérés par exemple comme des intrants et comme de la matière première, mais quand vous allez au guichet ils vous disent que c’est désormais un produit fini non éligible à l’importation…

Le ministre du Commerce, Mohamed Benmeradi, affirme que ce type de restriction vise à inciter les opérateurs à aller chercher la matière première produite localement pour soulager le commerce extérieur du poids de l’import et encourager l’intégration industrielle…

Nous voulons bien de cela lorsqu’on parle d’intégration on parle aussi de sous-traitance. De bons et sérieux sous-traitants vous soulagent de métiers qui ne sont pas les vôtres à la base, permettent de créer de l’emploi et dynamisent le tissu industriel dans les régions. Mais il faut qu’ils existent ! On nous dit que des produits sont produits chez nous et qu’il est inutile d’aller les acheter à l’étranger. Quand vous les cherchez, vous ne les trouvez pas et si certains produits existent-ils ne sont pas de quantité suffisante et n’ont pas la qualité requise. Certaines entreprises de chez nous déclarent aux pouvoirs publics qu’elles sont en situation de fabriquer localement des produits dont nous avons besoin pour nos industries. Dans la réalité, c’est faux et l’urgence aujourd’hui est d’avoir un système d’information pour connaître qui fait quoi en temps et en heure pour qu’on ne se sente pas perdus ou engagés dans des discussions stériles avec l’autorité économique. En ce qui nous concerne par exemple, nous avons besoin pour nos activités de zinc de galvanisation. Sur le papier, il y a une usine à Ghazaouet qui le produit. L’autorité nous dit d’aller acheter chez cette unité sauf que dans la réalité elle ne travaille pas depuis cinq ou six ans pour de multiples raisons. Il nous faut par ailleurs savoir si, quand il existe, le produit acheté localement est compétitif par rapport au produit importé. Nous sommes un opérateur présent à l’expert et avons besoin de proposer des produits non seulement conformes aux standards mais à des prix étudiés.

Votre appréciation est qu’il ne faut pas faire de l’intégration pour de l’intégration, c’est cela ?

Bien évidemment. Nous ne faisons pas de l’intégration pour plaire ou pour se conformer à un discours dominant. L’intégration suppose avant tout une logique économique. Il y a des produits qui sont moins chers à l’importation que s’ils sont achetés localement. Il y a d’autres produits pour lesquels il y a un effort de qualité à faire et qui n’offrent pas les conditions d’une intégration sérieuse. Et puis il y a des secteurs industriels qui nous échapperont encore pour quelque temps. Dans la téléphonie mobile par exemple l’innovation technologique est dispersée géographiquement, elle avance à un rythme rapide et son marché offre une marche bénéficiaire très faible. Par rapport à l’ensemble de nos activités, c’est elle où nous accusons le taux d’intégration le plus faible et c’est normal. L’activité dans laquelle nous avons les meilleures performances dans ce domaine est celle de l’industrie du froid et de la climatisation. Le réfrigérateur Condor est mis sur le marché à un taux d’intégration de 80% parce qu’il ne lui manque que le compresseur qu’on continue d’acheter à l’étranger. Nos machines à laver et nos lave-linge sont à un taux de près de 60% et si demain les unités d’El  Hadjar et Jijel commencent à produire de la tôle plate, ce taux sera certainement plus important. Pour les appareils de télévision, nous sommes à un taux d’intégration de 47% que nous allons améliorer parce qu’aujourd’hui nous maitrisons mieux le processus de fabrication.

Le débat récent sur l’entreprise pose la question de la redynamisation du partenariat entre les secteurs public et privé. Qu’en pensez-vous ?

Le rapprochement entre le privé et le public s’inscrit dans l’ordre des choses actuel et dans le sens de l’histoire. Ils représentent, si j’ose dire, deux moments du parcours économique du pays depuis plus de cinquante ans, appelés à coïncider pour la réussite des réformes économiques en cours et l’émergence d’un tissu entrepreneurial et industriel performant et innovant. Nous encourageons cette association parce que nous en avons l’expérience et nous en connaissons le bénéfice commun. Le groupe Condor est déjà présent dans ce partenariat à travers l’Enicab de Biskra au sein de laquelle 70% des parts détenues auparavant par l’américain General Cable. Avec cette acquisition, nous sommes en train d’intervenir sur le top management de l’entreprise et dans son organisation. Nous intervenons sur son réseau de distribution qui était défaillant alors que ses produits sont de haute qualité. Les choses évoluent dans le bon sens puisque l’Enicab commence à dégager de la croissance. L’entreprise combat mieux aujourd’hui le gaspillage et les déperditions et intègre des activités qu’elle avait délaissées. Auparavant, c’était une société qui faisait passer toute la gestion de ses activités ou presque par la sous-traitance, jusqu’au véhicule Clark qu’elle louait à 10.000 dinars la journée alors qu’elle affichait un chiffre d’affaires de 10 milliards de dinars. Dans le cadre du rapprochement avec le secteur public et pour continuer à diversifier nos activités, nous portons aujourd’hui un intérêt particulier à l’activité de la minoterie et de la semoulerie. Nous venons d’investir dans une usine de pates d’une capacité de 400 tonnes/jour mais ces capacités ne suffisent pas, nous sommes à la recherche d’un partenariat avec Erriad pour ses moulins à Bouira. Nous sommes également sur d’autres affaires dont nous parlerons en temps opportun. Le rapprochement de l’entreprise algérienne avec l’entreprise internationale est à faire aussi si nous voulons voir davantage d’IDE dans notre pays et si nous voulons assister à l’émergence d’un tissu de sous-traitance industrielle performant. Même si cela a été davantage le fait du hasard, le contrat d’investissement que le groupe Condor a réalisé avec Peugeot s’inscrit dans cette logique : aider à l’implantation sur le sol national de grands emblèmes de l’industrie mondiale pour faire de l’Algérie un foyer et une destination d’investissements et de projets, et relancer maintenant plus que demain son potentiel manufacturier. 

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ActualitéSun, 25 Feb 2018 06:00:00 +0100
Alors que le pays célèbre la nationalisation des hydrocarbures : Le nouveau cap pétrochimique de Sonatrachhttp://reporters.dz/index.php/item/92778-alors-que-le-pays-celebre-la-nationalisation-des-hydrocarbures-le-nouveau-cap-petrochimique-de-sonatrach http://reporters.dz/index.php/item/92778-alors-que-le-pays-celebre-la-nationalisation-des-hydrocarbures-le-nouveau-cap-petrochimique-de-sonatrachAlors que le pays célèbre la nationalisation des hydrocarbures : Le nouveau cap pétrochimique de Sonatrach
Dans le cas où les projets de réalisation et de modernisation des raffineries seraient réalisés dans les délais, l’Algérie pourrait arrêter l’importation des dérivés d’hydrocarbures vers 2022.


C’est en tout cas ce qu’a affirmé dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni, en réponse à une question orale d’un député qui l’interrogeait sur le sujet. Le ministre a fait état d’un programme de réhabilitation et de modernisation des raffineries en service pour l’augmentation de leurs capacités de production à près de 31 millions de tonnes d’ici fin 2018, contre 27 millions de tonnes actuellement. Une occasion pour le premier responsable du secteur de l’énergie d’annoncer l’entrée en production de la raffinerie de Hassi Messaoud en 2022 qui sera suivie de celle de Tiaret.
«En application du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, visant à répondre à la demande croissante en carburants, le secteur de l’énergie a tracé un programme ambitieux visant essentiellement à réhabiliter et à moderniser les raffineries en service et augmenter les capacités de production à près de 31 millions de tonnes d’ici fin 2018, contre 27 millions de tonnes actuellement», a souligné le ministre devant les parlementaires, en guise de réponse au député, Khaled Bourbah, sur le projet de réalisation d’une raffinerie de pétrole dans la wilaya de Tiaret.
Le premier responsable du secteur a expliqué par ailleurs que l’Etat vise à améliorer la qualité des produits pétroliers conformément aux normes internationales, et à réaliser de nouvelles raffineries.
Il est peut-être utile de rappeler que le projet de Tiaret coûtera environ 3 milliards dollars. Une somme que devront se partager la Sonatrach et ses associés en réalisant cette nouvelle raffinerie, dont l’étude prend en compte le risque sismique.
Un aspect tout naturel, la région de Tiaret étant connue pour sa sismicité.
Par ailleurs, l’ex-président directeur général de la Sonelgaz est revenu sur la période durant laquelle l’économie mondiale a été frappée par la récession, notamment entre fin 2014 à 2016, conséquence du recul drastique du prix de l’or noir. Il a rappelé que le monde a été confronté à la fin de l’année 2014 et durant les années 2015 et 2016 à une récession économique, et que les marchés internationaux du pétrole avaient connu un recul de la demande et une chute vertigineuse des prix. Cette conjoncture, d’après l’orateur, a impacté les projets d’investissement durant la période citée plus haut. «L’investissement dans le secteur des hydrocarbures a été impacté à son tour dans toutes les activités de l’industrie pétrolière, ce qui a entrainé le report de plusieurs nouveaux projets et l’annulation d’autres», explique Guitouni, qui a rappelé la décision historique prise à Alger en septembre 2016 par les pays membres à l’Opep et les producteurs non-Opep. Pour le ministre, la relance du secteur des hydrocarbures a été possible «grâce à la politique judicieuse du président de la République», ce qui a fait, d’après lui, que «les prix se sont améliorés en 2017, laissant pointer les prémices d’une relance de l’investissement énergétique», notamment avec l’achèvement de la raffinerie de Hassi Messaoud en 2022 qui sera suivie par l’achèvement de celle de Tiaret. 

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ActualitéSat, 24 Feb 2018 06:00:00 +0100