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dimanche, 16 septembre 2018 06:00

Sahbi Othmani, general manager chez NCA-Rouiba-SPA : « L’interdiction d’importation ou la taxe additionnelle peut freiner nos exportations »

Écrit par Bouzid Chalabi
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Rencontré lors de la journée d’information sur le Salon international de l’agriculture et de l’agroalimentaire de Lomé 2018 (Sialo), tenu jeudi dernier, Sahbi Othmani, responsable auprès de la Spa Nouvelles conserveries algériennes, s’est prêté volontiers à nos questions relatives aux mesures d’importation et à la taxe additionnelle décidées par le ministère du Commerce.


Reporters : Le ministre du Commerce a annoncé que des produits, interdits d’importation depuis le début de l’année, seront en mesure d’être importés mais avec des taxes additionnelles. Selon vous, à quoi cette mesure va-elle servir ?
Sahbi Othmani : Je considère que ce dispositif est irréfléchi dans la mesure où l’on n’a pas pesé le pour et le contre. Pour mieux vous faire comprendre, je prendrais l’exemple de la filière jus. Elle est très mature en Algérie. Preuve en est, le jus produit localement est d’un haut niveau de qualité et son prix au litre le plus bas sur tout le Maghreb. Deux atouts qui minimisent toutes les chances d’accès du produit étranger au marché algérien. Et même s’il n’y avait pas de taxe à l’import, il serait difficile à une marque étrangère d’avoir un part de marché. Ces deux atouts sont une barrière en soit à l’importation. Alors, protéger le jus comme d’autres produits locaux ayant les atouts par la taxation ou l’interdiction d’importer ne peut être que provisoire. Nous avons d’ailleurs fait part au ministre du Commerce que nous voulons exporter en grande quantité vers les marchés étrangers, notamment africains, mais si l’on ferme nos frontières aux produits étrangers équivalents, nous risquons nous-mêmes d’être interdits à l’export sur des marchés, ne serait-ce qu’en raison de la réciprocité. Donc, sur une vision à plus long terme, il vaut mieux ouvrir notre marché pour permettre aux champions algériens d’aller conquérir des marchés extérieurs. Je prends le cas du marché togolais, puisque le sujet nous réunit aujourd’hui. Si demain une marque de jus togolaise voudrait exporter en Algérie et que l’on lui interdise l’accès ou on la surtaxe, il devient tout à fait normal que cette marque va se défendre chez elle en interdisant aux marques algériennes de rentrer au Togo. Du coup, c’est une balle qu’on se tire dans le pied.

Selon vous, quelle serait l’alternative la plus adéquate, pour rester dans l’esprit de cette taxe additionnelle, pour sauvegarder le produit local ?

A ma connaissance, on n’a pas à interdire ni à taxer, mais par contre, on peut accompagner le développement d’une filière locale pour lui permettre de se développer et, dans ce cas, on peut taxer. C’est d’ailleurs le principe de la taxe additionnelle qui va bientôt entrer en vigueur pour accompagner le développement d’une filière et ensuite ouvrir. En clair, si l’on veut sortir de nos frontières, il faut qu’on ouvre aussi nos frontières aux produits étrangers. Aujourd’hui, il y a beaucoup plus de capacités à installer que d’offres locales, et donc si on ferme le marché de l’import, il va y avoir une implosion de filières, c’est-à-dire une destruction par le bas. En somme, les patrons qui avaient des capacités de production et n’arrivaient pas à vendre vont baisser leur prix, voire même toucher à la qualité de leur produit. Ce sera le dumping où personne ne sera gagnant mais le grand perdant sera le consommateur. Sur une stratégie globale, il faudrait viser l’ouverture mais de faire en sorte à accompagner les entreprises pour se préparer à cette ouverture. Et dans ce contexte, je pense que la filière boissons et jus est assez préparée à cette ouverture. Nous n’avons donc pas besoin d’accompagnement. C’est pourquoi nous demandons à ce que les frontières soient ouvertes au plus vite pour que nous puissions nous-mêmes exporter.

En clair, doit-on comprendre que vous êtes contre cette démarche de surtaxer les importations de certains produits ?

Je suis pour des actions et des démarches au cas par cas stratégiques par filière. Car chaque filière à sa réalité. En d’autres termes, à chaque filière il faudra adopter une démarche mais, globalement, la démarche doit être la même que celle de l’ouverture. Il ya des filières où il faut ouvrir tout de suite, comme la filière boissons, et d’autres, dans trois ou quatre ans, pour leur donner le temps de se développer. Mais de dire « on ferme pour tous », je pense que cela n’a pas de sens. Cela dit, je tiens à vous faire savoir qu’après avoir étayé nos arguments auprès du ministre du Commerce, que visiblement, et je parle au conditionnel, les jus ne feraient pas partie des produits soumis à une taxe additionnelle à l’import. Le contraire nous étonnerait, compte tenu que nous nous sommes réellement en position de conquérants dans de nombreux pays, puisque d’autres opérateurs versés dans la fabrication de jus exportent leurs produits. Et donc une surtaxe à l’import peut nous créer de graves préjudices car tout pays est souverain et peut ainsi décider par réciprocité de fermer ses portes aux boissons et jus algériens.

Avant de terminer, et pour revenir à cette journée d’information sur le SIALO 2018, on peut savoir si vos produits sont déjà présents sur le marché togolais où vous êtes encore au stade de la prospection, ce qui pourrait expliquer votre présence à cette journée ?

Nous venons d’exporter vers le Togo mais pas par la voie maritime, par la voie terrestre, c’est à dira à partir du Bénin où, à l’époque, un client de ce pays avait livré nos produits au Togo. Et après avoir constaté que nos jus ont été vite adoptés dans ce pays, nous avons pris la décision de le desservir par bateau. Un transport qui dure malheureusement 30 jours. Devant ce fait nous cherchons un moyen plus rapide si nous voulons rester compétitifs dans ce pays. Je tiens à vous faire savoir que cela fait plus de deux ans qu’une large gamme de notre production est présente dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest. Nous serons présents dans la partie Est dès l’ouverture de la transsaharienne car c’est d’elle que dépend notre présence dans de nombreux marchés de pays d’Afrique Centrale. <

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