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dimanche, 11 novembre 2018 06:00

Présidentielle de 2019 : Benflis temporise par manque de «visibilité politique»

Écrit par NADIA BELLIL
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Ali Benflis, président du parti Talaie El-Houriyet, qualifie le paysage politique, à cinq mois de la présidentielle, de «brumeux». Présidant les travaux du comité central de son parti à la mutuelle de Zéralda, Benflis a considéré que « nous vivons un climat d’incertitude totale, le paysage politique est encore brumeux et il n’y a pas de visibilité politique».


Aux yeux de l’ancien chef de gouvernement, «cette opacité empêche une analyse lucide de la situation pour la prise de décision», dont essentiellement le positionnement du parti pour la présidentielle de 2019. « La décision du parti par rapport à cette échéance cruciale sera prise le moment opportun, souverainement et démocratiquement », a-t-il expliqué à la presse. «Beaucoup s’interrogent sur notre position par rapport à la prochaine élection. Nous sommes un parti démocratique. La question n’est pas liée à un éventuel cinquième mandat ou autre. Comme nous n’avons pas toutes les données, c’est reporté au moment voulu. Et soyez certains qu’il y aura une décision qui sera prise par le comité central au moment opportun», a-t-il insisté lors d’une conférence de presse. Toutefois, et concernant un cinquième mandat du président Bouteflika, la position de Benflis est tranchée : «Un cinquième mandat sera de nature à exacerber la crise globale qui affecte notre pays », en ce sens que la présidentielle est « l’occasion pour une reconduction du système politique en place par la confiscation de la volonté populaire qui plongera notre pays dans l’inconnu». Dans le même temps, le rendez-vous de 2019 peut être une «opportunité historique de l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour une solution consensuelle salutaire de la crise et l’adoption d’une feuille de route pour l’instauration graduelle d’un système démocratique et d’un Etat de droit ». Plus fondamentalement, Benflis soutient que « 2019 matérialise la divergence entre les tenants de l’immobilisme et de la stagnation et les partisans d’un renouveau national. Deux projets, deux visions pour l’Algérie 2019 cristallisent l’antagonisme entre les tenants de la prétendue légitimité du terrain et les défenseurs de la légitimité populaire ».
« Pas de certitude sur le 5e mandat »
Questionné sur l’éventualité d’un cinquième mandat, le président de Talaie El Houriyet a soutenu « qu’il n’y a pas de certitude » sur le cinquième mandat. Son argument est que « l’Algérie vit politiquement une opacité totale ; il n’y a pas de certitude sur un cinquième mandat. On n’est pas sûrs qu’il y aura un cinquième mandat, et on n’est pas certains qu’il n’y aura pas de cinquième mandat ». « Si l’élection devait se passer en avril comme annoncé, il y a deux possibilités pour le peuple : soit une chance inouïe, c’est de voir notre pays évoluer, aller vers un système démocratique et construire des institutions saines réellement représentatives et démocratiques, soit l’inconnu, l’opacité », a-t-il noté. Sollicité à propos des critiques du ministre de la Justice Tayeb Louh à l’encontre du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, Ali Benflis a estimé que « de mon temps, on n’a pas vu un ministre parler publiquement des choses qui vont à contre-courant de la culture de l’Etat ».
Avant de préciser : « J’ai été à deux reprises chef de gouvernement, il n’y avait pas un ministre qui parlait de choses publiques dans le sens qui contrarie les décisions gouvernementales. Celui qui est imprégné de la culture d’Etat sait qu’il est tenu par le devoir de réserve.» S’exprimant en outre sur le plan économique, l’orateur fait observer que «la situation économique, qui est beaucoup plus «impactée par le climat politique délétère que par la baisse des revenus des hydrocarbures, demeure préoccupante à plus d’un titre». Aussi, et tout en estimant que « les questions économiques connaissent un déclassement sur l’agenda du gouvernement en place, concentré davantage sur le maintien du statu quo politique », le conférencier lance : « Le gouvernement donne l’impression qu’il se contente de gérer les affaires courantes en attendant de passer le gué électoral ». L’intervenant ne manquera pas de faire observer que « les réformes économiques et sociales aussi indispensables qu’urgentes ne sont pas à l’ordre du jour », regrettant l’absence d’initiative « pour engager l’économie nationale sur la voie de la diversification, si ce n’est la mise en place d’une industrie de montage automobile ». Abordant les questions sociales, Benflis dénonce la répression des mouvements sociaux porteurs de revendications légitimes. « Face à tous ces mouvements sociaux, les autorités publiques ont recours systématiquement à la force et à la violence pour réprimer toute velléité de contestation citoyenne et de revendication pacifique de droits légitimes.
Le dialogue, la concertation, l’écoute de l’autre et la négociation ne figurent pas dans le répertoire des moyens de règlement des conflits sociaux», déplore-t-il. Quoi qu’il en soit, aux yeux de Benflis, il y a possibilité d’une sortie de crise pour peu qu’un «dialogue politique inclusif et bénéfique soit mis en place dans l’intérêt de notre pays et de mettre les aspirations du peuple algérien au-dessus de toute autre considération ».

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