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dimanche, 11 novembre 2018 06:00

17 ans après la tragédie du 10 novembre 2001 : Nous sommes tous Bab El Oued !

Écrit par Hamid Bellagha
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Des gosses s‘apprêtaient à rejoindre les bancs de l’école. Des fonctionnaires se bousculaient pour monter dans un hypothétique bus, ou héler un taxi. Les marchés de la capitale présentaient déjà leurs étals aux premiers clients. Il était huit heures du matin, une journée habituelle à Alger. Un début de semaine ordinaire. Et puis…

Le 10 novembre de cette année 2001 allait marquer les esprits et la mémoire collective algérienne. Un autre «Bab El Oued chouhada» se dessinait à la mesure des flots qui, pour une fois, ne venaient pas de la mer, mais des hauteurs d’Alger. Ces comme si des quartiers comme Chéraga, Ben Aknoun ou El Biar se débarrassaient d’un trop plein de flotte. Bab El Oued commençait à recevoir des torrents d’eau, puis de boues et divers objets hétéroclites, balayant tout sur leur passage. Des écoliers ne rejoindront pas les bancs de l’école, des fonctionnaires ne parviendront pas à leurs bureaux, et des pères de famille ne reviendront pas à la maison avec leurs provisions matinales. Quelque 700 personnes furent englouties par des eaux meurtrières. Plus d’une centaine de disparus rejoindront la liste macabre. La facture à payer était de quelque 40 milliards de dinars, en plus d’une soixantaine de bâtisses complètement rasées.
La Protection civile de la capitale, dont le dévouement et le professionnalisme ont été très vite débordés par le nombre de sinistres, dut se faire assister par des unités venant des wilayas avoisinantes. Mais il était déjà trop tard. La nature a fait son œuvre. Elle avait repris ses droits. Le droit à des eaux de circuler dans des collecteurs et de rejoindre la baie d’Alger. Comme cela se faisait depuis des millénaires. Mais l’homme a décidé d’obturer plusieurs collecteurs principaux qui charriaient les eaux de pluie et celles des voieries diverses. Nous ne discuterons pas des raisons, car chacun y allait, à l’époque de ses explications, de ses justifications.
Dix-sept années plus tard, Bab El Oued est toujours là, fière, digne et noble. Les meurtrissures de la tragédie de 2001, bien que cicatrisées, font encore mal. Et tout le monde se pose, depuis, la même question : est-ce que la catastrophe de Bab El Oued était une fatalité, ou aurait-on pu l’éviter ? Là encore, et malgré le poids des ans, les réponses varient d’un «spécialiste» à l’autre, d’une victime à l’autre.
Des leçons mal apprises
Mais 17 ans après, les mêmes causes demeurent et menacent de reproduire les mêmes effets. L’évacuation des eaux de pluie pose toujours problèmes à chaque averse et les leçons ne semblent pas près d’être retenues.
Il est vrai qu’une catastrophe à l’image de celle du 10 novembre 2001 ne s’est pas reproduite à une telle échelle, mais elle s’est générée à des doses homéopathiques. Au bout de trois ans, Constantine a eu à enregistrer cinq morts. Batna en moins de temps, sept, et Tébessa trois. La liste n’est pas exhaustive, car Saïda, Oran, Sétif, Ghardaïa et plusieurs autres wilayas du Sud ont eu à subir les affres des intempéries soudaines et meurtrières. Les défenseurs d’une administration sclérosée vous parleront d’un dérèglement climatique à l’échelle mondiale. C’est peut-être vrai, mais force est de constater que chez nous, on donne un sacré coup de main à la furie de Dame Nature.
On continue de bâtir sur des lits d’oueds, comme c’est le cas à Biskra, Tébessa ou Constantine. On continue de construire dans des vallons, comme à Ghardaïa et Guelma. On continue de longer pratiquement tous les cours d’eaux du pays pour renforcer le rail ou édifier une autoroute. On persiste à assécher des étangs, comme celui d’El Tarf, pour ériger un hôtel ou des logements. On persiste dans nos erreurs, avec nos délires et on pense que «Bab El Oued chouhada» fait partie d’un passé lointain. Que nenni ! Bab El Oued c’était en 2001, mais d’autres Bab El Oued sont survenus et surviendront encore tant que nous n’apprendrons pas de notre passé douloureux.
Nous sommes tous Bab El Oued, pour le meilleur et, espérons-le, plus jamais pour le pire.

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