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jeudi, 06 décembre 2018 06:00

L’avocat Farouk Ksentini sur la «harga» : Le responsable, «ce sont les conditions socio-économiques»

Écrit par Aziz Latrèche
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Le phénomène de la « harga» a fait l’objet, hier, d’un forum organisé par le journal arabophone «El Mihwar». En plus de spécialistes, dont des juristes, ce rendez-vous a vu la présence de Mme Faiza Kassenti, mère de Khaled, un «haraga» mort dans sa tentative d’atteindre un pays européen par voie maritime.

Toujours sous le choc, elle raconte son «déchirement» lorsqu’elle a appris la mort de son fils qui voulait traverser la mer avec d’autres candidats à l’immigration clandestine. «Aujourd’hui que Khaled n’est plus là, je demande aux jeunes de rester dans leur pays, parce que ce n’est que chez eux qu’ils peuvent trouver la dignité», dira-elle. Avant de préciser que son fils perdu à jamais «était issu d’une famille d’éducateurs». Il a été «élevé chez ses grands-parents parce que son père est mort tôt». «Khaled avait préparé ce voyage pendant deux années et en fin de compte, il n’en a tiré que la mort», poursuit-elle à propos d’un fils que son entourage appelait affectueusement «Dady».
Présent au forum d’hier, l’avocat Farouk Ksentini dira que «les chiffres concernant ce phénomène ne sont pas disponibles.
Ils sont en la possession du ministère de l’Intérieur». Ceci n’empêche pas l’ex-président de la Ligue algérienne des droits de l’Homme de lier la «harga », en vogue chez nos jeunes, et même les moins jeunes, aux conditions sociales et économiques dans lesquelles évolue la jeunesse algérienne, notamment en matière de «travail et de logement ».
Un jeune qui « n’est pas satisfait sur ce plan va tenter de trouver son compte et son équilibre ailleurs», relève M. Ksentini, citant également «l’influence de l’Internet » sur le comportement des jeunes.
« Il faut que le gouvernement lance une campagne de sensibilisation pour prévenir contre ce phénomène », préconise le même juriste, faisant savoir que la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH), en collaboration avec des experts italiens en matière d’immigration clandestine, avait préparé, il y a trois années, un dossier sur ce phénomène qu’elle avait transmis à la présidence de la République.
Parmi les autres intervenants au rendez-vous d’«El Mihwar», le professeur d’université en sociologie, Karim Hamzaoui qui, pour sa part, relève que même une fois installés en Europe, les «émigrés restent des étrangers ». Et de citer la situation des émigrés de la 5e génération en France qui «souffrent eux aussi du problème d’identité». Pour M. Hamzaoui, ces jeunes, qui choisissent l’immigration clandestine à plusieurs risques et au prix de leur vie, « croient que l’Algérie est en crise économique, alors que selon les indices, elle est en train d’émerger et que c’est plutôt l’Europe qui est en crise ».
En réalité, ajoute l’universitaire, « il n’y a pas de chômage en Algérie, il y a seulement une situation de non-travail, du moment que des gens qui viennent d’autres pays arrivent à en trouver». Les parents «doivent éduquer leurs enfants sur les valeurs du travail», prône-t-il.

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