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mercredi, 13 juin 2018 06:00

Hausse de la production de l’Opep en mai : Un avant-goût d’un changement éminent de stratégie

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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A quelques jours d’une réunion à Vienne (Autriche), que l’on annonce cruciale, la production de brut des pays de l’Opep a augmenté le mois dernier, tirée essentiellement par l’Arabie Saoudite qui, soutenue par la Russie, plaide ouvertement pour le relèvement des quotas de production.


Les membres de cette Organisation ont pompé en moyenne 31,87 millions de barils par jour (mbj) en mai, marquant ainsi une augmentation de 35 400 barils par jour par rapport à avril, lit-on dans le rapport mensuel de l’Opep, publié hier. Les Saoudiens veulent porter la production à 33,34 millions de barils par jour à la seconde moitié de 2018. Une moyenne nettement plus élevée que les données actuelles, faisant ainsi craindre le pire pour un marché qui vient à peine sortir la tête de l’eau, après près de quatre années de déprime. Outre l’Arabie Saoudite, deux autres pays producteurs ont contribué à la hausse mensuelle de mai, à savoir l’Algérie et l’Irak. Alors que la production saoudienne a crû que de 85 500 barils par jour, l’offre algérienne est passée de 979 000 barils/jour en avril à 1,040 million de barils/jour en mai, selon des sources directes. La production irakienne a légèrement augmenté, elle aussi, passant d’une moyenne de 4,427 millions de barils/jour à 4,455 mb/j (sources secondaire), alors que le pays, par le biais de son ministre du Pétrole, s’est insurgé, lundi, contre les pays qui se sont mis à pomper au-delà de leurs quotas.
En effet, l’Irak a accusé, lundi, d’autres pays producteurs d’extraire plus de barils que le quota fixé l’an dernier par l’Opep et ses partenaires. «Des producteurs membres ou non de l’Opep n’ont pas respecté les objectifs fixés (...) et le prix du pétrole n’a pas atteint le niveau souhaité», avait déploré le ministre irakien du Pétrole dans un communiqué. Pour «arriver à un prix équitable et cohérent», a ajouté Jabbar al-Louaïbi, «il faut plus de soutien, de stabilité et d’engagement des pays producteurs» envers l’accord de limitation de la production entré en vigueur début 2017. Le rapport mensuel de l’Opep vient décidément contredire au ministre irakien du pétrole qui plaidait depuis toujours pour une hausse des cours sans que son pays ne se conforme suffisamment aux objectifs de l’Opep et de ses partenaires. La production iranienne a, pour sa part, légèrement progressé, signe qu’elle n’est pas affectée pour l’instant par l’annonce du retour des sanctions américaines. En tout cas, pendant que la production repartait à la hausse en Arabie Saoudite, en Irak et en Algérie, l’offre a décru au Nigeria, en Libye et au Venezuela, ces deux derniers pays continuant de souffrir de violences politiques. Le rapport de l’Opep donne peut-être un avant-goût de ce que sera le comportement de l’Opep dans les mois à venir. Des producteurs de l’Organisation se sont mis d’ores et déjà à pomper au-delà de leurs quotas, apportant ainsi de l’eau au moulin des Saoudiens et des Russes, qui plaident depuis quelque temps déjà pour un changement de politique à l’égard du marché. En effet, l’Opep, dont la stratégie est conduite essentiellement par l’Arabie saoudite, et ses partenaires hors Opep – dont la Russie – sont liés par un accord de limitation de leur production entré en vigueur début 2017, ayant pour but de soutenir les cours. En un laps de temps de moins d’un mois (avril-mai), l’Arabie Saoudite a décidé de changer de fusil d’épaule, passant d’une politique de soutien aux prix par le moyen d’une réduction de l’offre à une politique de hausse de la production pour une stabilisation des cours. Ce changement de stratégie devrait être officiellement entériné par les 14 membres de l’Opep et les dix producteurs non-Opep le 22 juin à Vienne, lors d’une réunion ordinaire qui devrait regrouper tous les pays signataires des accords de limitation de l’offre pétrolière. L’Arabie saoudite et la Russie donnent le La : pendant que la production saoudienne repasse au-dessus de 10 millions de barils/jour (10,030 en mai), la Russie, elle, a décidé de modérer ses efforts et a dépassé son quota de production sur la première semaine de juin. En tout cas, le marché se prépare à tous les scénarios possibles si l’Opep venait à relever sa production à une moyenne de 33,34 souhaitée par l’Arabie saoudite. D’autant que des incertitudes brouillent désormais les perspectives de la demande et la croissance commence à montrer des signes d’essoufflement dans les grandes économies.

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