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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Le limogeage du général major Abdelghani Hamel acté

Écrit par Rachid Bouarroudj
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Le limogeage du général major Abdelghani Hamel de son poste de directeur général de la Sûreté nationale est désormais porté noir sur blanc dans le Journal Officiel. Le décret présidentiel du 26 juin mettant fin aux fonctions du sirecteur général de la Sûreté nationale a été publié dans le Journal Officiel n° 39, rendu public hier, tout autant d’ailleurs que le décret présidentiel qui met fin aux fonctions du sirecteur général de la Protection civile, Lakhdar El-Habiri, appelé à exercer une autre fonction, pour rester fidèle à l’énoncé du décret.

Ce dernier, on le sait, est maintenant le nouveau DGSN, que le même Journal Officiel conforte dans l’exercice de ses fonctions à la faveur du décret présidentiel portant sa nomination à la tête de la Police nationale. Le texte, qui scelle on ne peut plus officiellement le sort de l’ancien homme fort de la Sûreté nationale, remet au goût du jour l’affaire de la saisie, il y a maintenant un peu plus d’un mois, de près d’une tonne de cocaïne au port d’Oran, provoquant dans son sillage des limogeages en série, aussi bien dans les rangs de la police, de la Gendarmerie nationale que dans le corps des magistrats. Si l’enquête en cours sur cette scabreuse affaire reste, naturellement, entourée du plus grand secret, c’est sans doute pour l’avoir publiquement et ouvertement critiquée que’Abdelghani Hamel a été démis de ses fonctions. Au cours d’une conférence de presse, tenue le 26 juin dernier, il avait remis en cause le bon déroulement de l’enquête, alors menée par la Gendarmerie nationale, laissant entendre que les gendarmes manquaient d’éléments d’information sur l’affaire et que, par conséquent, son institution allait contribuer à l’enquête en fournissant à la justice tous les éléments d’investigation recueillis par ses hommes. « Même si notre institution n’est pas concernée par cette enquête [sur la saisie de cocaïne], nous allons transmettre les dossiers en notre possession à la justice ». M. Hamel avait même parlé de l’existence de dépassements lors de l’enquête préliminaire, se gardant d’en préciser la nature. « Il y a eu des dépassements lors de l’enquête préliminaire, heureusement que les juges étaient vigilants et ont réussi à maîtriser la situation ».
Sous les assauts des journalistes, il ajoute : « Exclure la police de ce genre d’affaire, on ne pourra pas le faire parce qu’elle est à la disposition de la justice et au service du citoyen. » Et d’enchaîner : « On ne pourra pas arrêter l’institution de la police ni par la propagande ni par la peur ni par la manipulation de certaines choses. Nous résistons et nous resterons », en allusion aux flux d’informations selon lesquelles son chauffeur personnel était directement impliquée dans ce trafic, avant qu’il ne démente lui-même la chose et parle d’un « chauffeur du parc automobile de la DGSN ». M. Hamel clôt son « réquisitoire » par ce qui s’apparente à une attaque frontale contre ceux qui menaient l’enquête : « La Police nationale est déterminée à mener ses missions, à combattre criminalité et gabegie.
Et nous affirmons que pour les combattre, il faut être propre ! » Il n’en fallait pas davantage pour qu’il se mette lui-même sur la sellette.


La réponse de M. Louh
La sortie de Abdelghani Hamel est intervenue au lendemain des précisions apportées par le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Tayeb Louh sur l’affaire de la saisie de cocaïne dans laquelle est impliqué Kamel Chikhi. Le ministre de la Justice s’était en effet longuement exprimé sur l’affaire, précisant que «Kamel Chikhi faisait l’objet, depuis quelques mois, d’une enquête judiciaire sur le blanchiment d’argent, en lien avec son activité de promoteur immobilier à Alger». «Les perquisitions faites par les autorités compétentes dans le cadre de la saisie de la cocaïne ont permis de récupérer du matériel informatique, des caméras de surveillance, des téléphones portables. L’analyse de ces équipements a permis de déclencher d’autres enquêtes en marge de l’enquête principale», avait-il ajouté. Le principal accusé aurait eu accès à des avantages et des facilitations de la part de personnes et de fonctionnaires dans le cadre de son activité de promoteur immobilier, moyennant contrepartie. «Les premiers éléments de l’enquête confirment l’implication des suspects dans des affaires de corruption», a-t-il affirmé. «Six personnes seulement - sur 12 - étaient écrouées sur la base de preuves tangibles» en lien direct avec cette opération, dont il relève le caractère international. «On fait face à un réseau international». A nouveau, le 1er juillet, au Conseil de la nation, où il prenait part à une séance plénière dédiée à l’adoption de plusieurs projets de loi, Tayeb Louh, assailli par les journalistes affirme avoir « suffisamment parlé et donné assez d’éléments à la presse et par-delà à l’opinion publique », rappelant que «l’affaire est actuellement devant la justice» et qu’«il faut la laisser faire son travail». Mais surtout : «La justice n’obéit qu’à la loi et à la conscience.»


Purge dans les services de sécurité
Il n’en demeure pas moins qu’après cette sortie médiatique, l’onde de choc provoquée par cette affaire a continué de faire tomber des têtes. Dans les rangs de la police, avec le limogeage du chef de Sûreté de la wilaya d’Alger, puis celui de la wilaya d’Oran. Ceux des Douanes, où le directeur régional des Douanes de Tlemcen et frère de l’ex-DGSN Hamel Belkheïr, à peine installé dans ses nouvelles fonctions, le 21 juin dernier, est remplacé par Mohammed Dahmani.
Mais surtout dans ceux de la Gendarmerie nationale. Le général Menad Nouba est limogé, remplacé par le général Ghali Belkcir. Le même Ghali Belkcir qui supervise l’installation du colonel Smaïl Serhoud en tant que chef du 5e Commandement régional de la Gendarmerie nationale à Constantine, en remplacement du général Tahar Meghalet.

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