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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Approvisionnement du marché et baisse des cours : L’Opep joue sur la corde de l’équilibre

Écrit par Farid Messaoud
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L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés semblent manifestement vouloir éviter les pressions politiques et donner l’impression qu’ils font quelque chose, sans en faire trop, pour réguler le marché. Ils ne souhaitent pas entrer en conflit avec le président des Etats-Unis qui a demandé à l’Opep de faire baisser les cours du brut.

Le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Suhail Al Mazrouei, qui est par ailleurs président de l’organisation pétrolière, cité par l’agence Bloomberg, a déclaré hier qu’il est important d’éviter d’étoffer de manière excessive l’offre pétrolière, ajoutant qu’il est injuste de dire que l’Opep ne fait pas d’effort pour stabiliser le marché. De son point de vue, l’organisation fait en sorte que l’évolution des prix ne pèse pas sur la croissance de l’économie mondiale. Mais, reconnaît-il, la situation du marché pourrait changer pour des raisons hors de notre volonté, allusion faite à la géopolitique ainsi qu’à la production du schiste et des sables bitumineux au Canada. Concernant la production canadienne, selon les dernières informations de Syncrude, une partie de la production devrait revenir dans la deuxième moitié de juillet, mais la mine repartira à plein régime seulement en septembre, a relevé Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix. Aux perturbations de la production au Canada et en Libye et l’effondrement de la production au Venezuela s’ajoute le fait que les Etats-Unis ont annoncé, au début du mois, compter sanctionner les pays qui importeraient du pétrole iranien. Certains analystes ont estimé que les sanctions contre l’Iran vont faire disparaître entre 1 et 1,5 million de barils par jour du marché. Cela est de nature à perturber également le marché et à faire augmenter les cours. Au début du mois, la flambée des prix (autour de 80 dollars le baril) a fait réagir Donald Trump, qui a reproché à l’Opep de ne pas faire assez pour les faire baisser. Dans un geste d’apaisement, l’Arabie saoudite a abaissé les prix de son pétrole exporté en Asie, en Europe et aux Etats-Unis. Le royaume aurait également augmenté sa production journalière d’environ un demi-million de barils en juin. C’est du volume supplémentaire qui n’est, cependant, pas encore arrivé sur le marché. Ainsi, Washington ordonne, Riyad s’exécute. C’est dans l’ordre normal des choses ! Quand un grand pays consommateur parle, nous l’écoutons, nous écoutons les Etats-Unis, nous écoutons la Chine, nous écoutons l’Inde, a souligné Suhail Al Mazrouei. Les 24 pays producteurs (Opep et non Opep), ont convenu, le 23 juin dernier à Vienne, de limiter à 100% leur niveau de respect des engagements pris dans le cadre de l’accord de baisse de production qui vise à retirer du marché 1,8 million de barils/jour (1,2 million barils/jour pour les membres de l’Opep, 0,6 million barils/jours pour les producteurs hors Opep). Il faut dire que l’organisation avait accepté, pour la première fois depuis 2008, d’ajuster sa production de 1,2 million de barils par jour afin de stabiliser le marché mondial de l’or noir. Des pays producteurs non membres de l’Opep, dont la Russie, s’étaient joints à cet accord en réduisant leur production totale de 600 000 b/j. L’accord Opep-non Opep a été prolongé jusqu’à fin 2018 lors de la réunion tenue en novembre 2017. Cette entente a fait que les prix ont été sujets à alternance de hausses et de baisses, dans une tendance relativement stable. Hier, le prix du panier de référence du brut de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) s’est établi à 75,23 dollars, a indiqué l’organisation sur son site web. Vendredi dernier, le prix du panier de référence du brut de l’Opep était de 74,50 dollars. Lundi, les cours de l’or noir ont terminé en hausse, alors que la perspective de sanctions américaines pousse des importateurs à délaisser les exportations iraniennes. Hier, vers 14h GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 79,43 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,36 dollar par rapport à la clôture de lundi.

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