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samedi, 14 juillet 2018 06:00

FLN : La contestation contre Ould Abbès s’élargit

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Pas de vacances pour la contestation au Front de libération nationale (FLN). Une rencontre est, en effet, programmée aujourd’hui à Alger par les membres du bureau politique (BP) exclus avec au menu les suites à donner à leur contestation contre le secrétaire général du parti, Djamel Ould Abbès.

Mais, contrairement à la précédente, qui avait réuni uniquement les membres du BP, la réunion d’aujourd’hui devrait s’élargir à des membres du comité central (CC) ainsi qu’au mouvement de redressement du parti, drivé par Abderrahmane Belayat. «C’est pour donner plus de poids et d’épaisseur à notre rencontre que nous avons convié Belayat et d’actuels membres du comité central », nous explique un ancien membre du BP qui confirme la présence à la rencontre d’aujourd’hui de la totalité des ex-membres du BP débarqués, à l’instar de Sadek Bouguetaya, Mohamed Alioui, Mustapha Boualeg, Abdelkader Zehali, Hadjoudj Abdelkader, Rachid Assas. Jugeant la gestion d’Ould Abbès « illégale à tous points de vue», les contestataires comptent solliciter l’entremise du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, «afin de faire respecter la loi sur les partis, bafouée et piétinée par Ould Abbès», nous explique un membre de cette contestation. « La décision de chambouler le BP prise par le secrétaire général du parti constitue un grave précédent dans l’histoire du parti », ont expliqué les contestataires, selon lesquels « Ould Abbès a opéré une flagrante confiscation des prérogatives du comité central, qui est la plus haute instance entre deux congrès et qui a le pouvoir d’opérer des changements au sein des instances du parti», ont-ils soutenu. « C’est vrai qu’il est le secrétaire général du parti, mais il y a aussi les instances du parti et ses statuts qui définissent le fonctionnement légal du FLN, ce qui veut dire qu’il ne peut pas prendre de décisions par lui-même en violation des textes et règlements », ont-ils insisté. Se référant à l’article 42 des statuts du parti, qui stipule que «le bureau politique est composé de 16 à 19 membres, approuvés par le comité central, sur proposition du secrétaire général du parti», les contestataires font remarquer que « nous nous fondons sur des faits et pas seulement sur des déclarations pour faire entendre notre voix ». L’accusant de vouloir «dépouiller» le FLN de ses instances de direction, dont notamment le Comité central, les contestataires déclarent qu’ils ne reconnaissent pas la décision prise par Ould-Abbès et qu’ils se considèrent toujours comme «membres à part entière» du bureau politique en vertu des statuts du parti adoptés au Xe congrès. L’autre reproche récurrent fait à Ould Abbès concerne la session ordinaire du comité central de 2017, reportée un nombre incalculable de fois. « Nous réclamons la tenue d’une session du Comité central dans les plus brefs délais », ont-ils revendiqué. Décidés à aller jusqu’au bout, les contestataires comptent tout autant se concerter sur les modalités pratiques « de déposer plainte contre le secrétaire général ».
« Le parti vit un malaise profond, il faut que les choses soient portées publiquement pour que notre action ait de la crédibilité », nous explique-t-on. Reste à savoir si le ministère de l’Intérieur va l’entendre de cette oreille.N. B.

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