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mercredi, 08 août 2018 20:15

Enseignement supérieur : M. Hadjar crée la polémique

Écrit par Samira Dekkiche et Wafia Sifouane
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Surpris par les déclarations récentes du ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar qui tentait de trouver des justifications pour décrire la situation actuelle de l’université algérienne, marquée par son incapacité à produire un enseignement de qualité et une formation de référence, au service du développement et de l’emploi, des syndicats universitaires réagissent vivement.

Première remarque choquante prononcée par M. Hadjar, « que gagnerait notre université à avoir un prix Nobel ? » Une phrase qui a laissé dubitatifs enseignants, étudiants et citoyens. Le premier à s’en offusquer est le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), Azi Abdelmalek. Il qualifie cette réflexion de « bizarre et de non-sens». Il en est même à essayer de lui trouver des circonstances atténuantes : « Il a dû dire que notre priorité du moment n’est pas le prix Nobel car tout est à refaire », estime M. Azi, avant d’ajouter que « ce n’est pas le fait d’avoir le prix Nobel qui va changer les choses ». Le syndicaliste considère que le plus important pour le moment, « ce sont les libertés syndicales, améliorer le niveau des étudiants et restaurer la démocratie au sein des universités ». En matière de classement, le syndicaliste pense que ce dernier est fait selon un certain nombre de critères. Pour lui, si on veut analyser et tirer des conclusions sur un classement objectivement, il faut d’abord voir quelles sont ces critères. Il a ajouté que ces classements sont utilisés par les grandes universités au monde pour l’image de marque, pour recruter des investisseurs et attirer les étudiants. « Se classer 1 000e ou 2 000e n’est pas vraiment important», explique M. Azi, pour lequel « l’essentiel, c’est le vrai niveau de chaque université ».

M. Azi estime que même si on arrive à améliorer les classements des sites Internet de nos universités, « on ne va pas améliorer la réalité de nos universités dont le niveau est en chute libre ». « On trouve des étudiants en master qui n’arrivent même pas à écrire ou à parler correctement», s’indigne-t-il. Et d’ajouter : «Même les recruteurs sont surpris par le niveau des jeunes diplômés des universités algériennes. » D’autre part, le syndicaliste est revenu sur le phénomène du plagiat au sein de la communauté universitaire, dénonçant « ces jeunes qui préparent leurs mémoires de fin d’étude avec du copier-coller à partir d’Internet ». Un autre syndicaliste, Abdelhafid Milat, n’en pense pas moins ! Lui aussi a qualifié les déclarations de M. Hadjar de « choquantes pour tous les citoyens». « On se demande quel est le but d’une université si elle n’a pas comme objectif d’obtenir le prix Nobel et les médailles qui traduisent la qualité de l’enseignement d’un pays », s’est-il indigné. «On peut comprendre par ses dires que le rôle de nos universités se limite à délivrer des diplômes », a avancé le syndicaliste, qui a avoué son rêve de voir un Algérien obtenir le prix Nobel. Un Algérien de préférence issu d’une université algérienne !

 

Hadjar défend l’indéfendable

 « Nous avons d’excellents enseignants et des étudiants de haut niveau mais le système imposé a fait que ces gens-là ne soient pas mis en valeur ni bien considérés. En mettant sur place des dirigeants n’ayant ni foi ni loi, plus rien ne se fait au mérite. Quand des jeunes avec des 2/20 de moyenne se retrouvent admis en master envers et contre tous, cela veut dire que l’université va mal », a déploré pour sa part Mohamed Rezig, enseignant universitaire et coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) à l’université Alger 3. Tout en dénonçant le règne de la « voyoucratie » au sein de l’Université algérienne, notre interlocuteur a indiqué qu’elle est bel et bien gangrenée par la corruption et la violence. « Le système en place a donné plein pouvoir à des organisations estudiantines sans scrupules. Tout se négocie à la faculté algérienne… Ces organisations ont même réussi à obtenir des quotas au master. L’an dernier, le nombre de groupes d’admis au master est passé du jour au lendemain de 4 à 6 pour les sciences politiques. Comment expliquez-vous cela ? Les étudiants ont bien compris que pour parvenir à leurs fins, il faut rejoindre ses organisations », a fait savoir Mohamed Rezig, qui a regretté l’absence de dialogue entre la tutelle et les partenaires sociaux, y compris le Cnes. « Nous sommes aujourd’hui dans l’incompréhension totale, comment un recteur ou un doyen d’université préfère-t-il ouvrir le débat et les négociations avec des organisations estudiantines n’ayant aucune représentativité et opter pour la voie des tribunaux pour les enseignants ? C’est aberrant », a indiqué notre interlocuteur. S’agissant du ministre qui a déjà fait faux bond au Cnes, Mohamed Rezig a indiqué qu’il est en train de « défendre l’indéfendable pour sauver l’image de son secteur aujourd’hui au plus bas ». Notre interlocuteur, qui regrette le manque de considération envers les réelles compétences susceptibles d’aider notre université à se relever, a également déploré le mutisme des autorités. « Il ne se passe pas une journée sans que la presse ne rapporte un scandale dans l’université. Des enseignants ont été battus, d’autres licenciés ou transférés contre leur gré sans que le gouvernement intervienne. Nous avons envoyé des courriers au plus haut niveau du gouvernement, seul le Premier ministre a demandé l’ouverture d’une enquête, mais depuis, silence radio », a-t-il déploré.

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