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dimanche, 12 août 2018 20:50

Consommation : L’Aïd ne dérogera pas cette année encore à la hausse des prix

Écrit par Wafia Sifouane
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L’Aïd El Adha de cette année, fixé au 21 août, approche à grand pas et ne dérogera pas à la sempiternelle flambée des prix, que ce soit des fruits et légumes ou des viandes blanches et rouges. C’est devenu une tradition et il ne se passe pas une fête religieuse ou bien même un jour férié sans que les prix des denrées alimentaires flambent à cause de spéculateurs sans vergogne qui n’ont pour objectif que le gain facile.

Alors que le prix du mouton a dépassé de loin les 40 000 DA, celui de la volaille peine à descendre en dessous de 400 DA/kg, et ce, malgré une campagne de boycott engagée. Idem pour les légumes dont certains ont carrément vu leurs prix doubler, à l’instar de la courgette. 

Interrogé sur ce phénomène persistant qui revient à chaque occasion, Hacene Menouar, président de la Fédération algérienne pour la protection des consommateurs, a fait savoir que ces hausses de prix «conjoncturelles» sont principalement causées par «la démission» des autorités. «Notre volonté aujourd’hui est de proposer en tant qu’association des solutions pour résoudre les problèmes en amont, car il est temps de régler les problèmes à la source.

Il y a déjà deux ans de cela, nous avons demandé au ministre de l’Agriculture d’installer un bureau spécial Aïd El Adha, qui sera chargé de la préparation de cette fête religieuse surtout en matière d’approvisionnements. C’est pourtant un événement qui revient chaque année, mais malheureusement rien ne se fait en prévision de cette fête et ce sont toujours les mêmes problèmes qui se répètent», a déploré Hacene Menouar. Selon notre interlocuteur, le problème de la cherté des moutons et des légumes n’est pas causé uniquement par les spéculateurs, mais aussi par un déséquilibre entre l’offre et la demande. «Il n’y a pas eu assez d’approvisionnement. On compte 3 millions de têtes de moutons pour un besoin de 6 millions de familles, ce qui explique sa rareté, mais aussi les prix élevés du mouton. En l’absence d’un réseau de distribution de professionnels, cela encourage les spéculateurs, qui font des affaires sur le dos des consommateurs, et ce, au vu et au su de tous les responsables du secteur. Nous n’avons pas encouragé l’élevage intensif des moutons sachant que les Algériens sont très portés sur la viande ovine. Nous n’avons même pas pensé à encourager la production des aliments de bétail», a encore déploré notre interlocuteur.

Aussi, il n’a pas manqué de souligner l’absence de suivi sanitaire du bétail, d’autant que les moutons qui se trouvent sur les marchés sont issus d’élevages traditionnels. Dressant un tableau noir quant aux préparatifs de l’Aid El Adha de la part des autorités concernées, Hacene Menouar n’a pas hésité à blâmer les citoyens également, qui, à chaque fois, font preuve d’un manque de civisme révoltant (jets de déchets dans la rue, carcasses de moutons abandonnés…). Pour lutter contre ce genre d’agissements, notre interlocuteur a fait savoir qu’il mène actuellement une opération de sensibilisation auprès des citoyens en prévision de cette fête religieuse. «Nous sommes en train de mener une campagne pour qu’il y ait moins de dégâts et faire de chaque citoyen un élément soucieux du respect de l’environnement.»

S’agissant de la campagne de boycott de la volaille lancé par l’Apoce pour inciter à la baisse des prix, Hacene Menouar, après avoir salué cette initiative,  s’est dit sceptique quant à  sa réussite. «Je doute que cette campagne porte ses fruits surtout que nous sommes à la veille de l’Aïd. Ce qu’il faut maintenant, c’est inculquer au citoyen algérien la culture du boycott pour qu’il le fasse de manière automatique à chaque hausse incompréhensible», a-t-il estimé.

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