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dimanche, 12 août 2018 21:01

La course n’a révélé jusqu’à présent que des candidats méconnus : Présidentielle 2019 : En attendant de sérieux prétendants…

Écrit par Houria Moula
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En ce début de semaine, alors que l’activité politique a replongé dans l’agonie suite au repli des partis qui avaient occupé la scène par les rencontres de concertation autour d’initiatives en prévision de la présidentielle de 2019, une surprise sort de nulle part : quelque chose de « spécifique », car c’est Tahar Missoum lui-même qui porte ce sobriquet.

L’ex-député indépendant, veut devenir président de la République. Missoum qui défrayait très souvent la chronique lorsqu’il était membre à l’Assemblée populaire nationale (APN), par ses sorties à la limite de l’extravagance, est revenu après une disparition de plusieurs mois, pour annoncer sa candidature à la magistrature suprême. Une décision dictée, a-t-il dit, par son désir de « participer à provoquer le changement » dans le pays. Il est vrai, se porter candidat est un droit garanti à tout Algérien remplissant les conditions. Mais, force est de constater que le poste de président de la République n’est pas le genre de fonction dans laquelle on se jette lorsqu’on n’a pas le bagage suffisant qu’exigent ses nombreuses responsabilités.

Loin de toute démagogie, Tahar Missoum répond-il à ces exigences ? La question s’impose et ne se pose pas seulement pour ce candidat, mais pour bien d’autres qui ont déjà déclaré leur intention de concourir au poste de chef de l’Etat.

On parle de Nacer Boudiaf, fils du défunt président Mohamed Boudiaf assassiné en 1992, et de Fethi Gharès, porte-parole du Mouvement démocratique et social (MDS), fondé par feu Hachemi Chérif. Tous deux, issus certes de la nouvelle génération de l’après-indépendance, pouvant même se vanter de représenter une jeunesse qui aspire participer au développement du pays en y insufflant une nouvelle vision et une nouvelle dynamique,  il n’en demeure pas moins que leurs parcours politiques ne sont pas si éloquents. Même en supposant que ces trois candidats à la candidature arriveraient à passer le cap des 75.000 signatures pour présenter un dossier auprès du Conseil constitutionnel, ils se contenteront, faut-il l’admettre, de jouer les lièvres dans cette course qui n’a pas encore révélé ses sérieux prétendants.

Jusqu’à présent donc, la course à la présidentielle du printemps 2019 n’a pas fait sortir les grosses pointures de leur position qui ressemble plus à un « Wait an see », en attendant de voir plus clair, de peser le pour et le contre et surtout évaluer les chances. Plusieurs partis politiques, ou plutôt leurs chefs concernés par cette joute, n’ont pas encore exprimé leur position, à l’image de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, Ali Benflis, président de Talaie El Hourriyet, Abdelaziz Belaid du Front El Moustakbal  pour ne citer que ces trois-là, arrivés derrière le président Abdelaziz Bouteflika lors de la présidentielle d’avril 2014. 

La réticence de ces derniers est, au fait, liée à une question, peut-être la seule d’ailleurs.  L’actuel Président se présentera-t-il candidat à sa propre succession ou non ? La réponse à cette question, si connue, aurait déjà dessiné les contours de la vraie course à la magistrature suprême du pays, les sérieux concurrents, voire même les favoris. Mais, tant que le suspense est maintenu autour de la candidature de Bouteflika, malgré que ses soutiens politiques, le FLN, le RND et TAJ, l’appellent d’une seule voix à briguer un 5e mandat, et insistent presque avec certitude qu’il s’agit de leur ‘’chevalier’’, ceux qui peuvent constituer de potentiels candidats restent dans l’ombre. Même pour les nouveaux visages, à l’image d’un Abderrezak Makri qui se présente dans la peau d’un présidentiable, l’intension existe, mais la déclaration est tue pour le moment.

Aussi, dans le cas où le chef de l’Etat décide de se retirer à la fin de son mandat, il y aura bien un autre plan pour les partis du pouvoir. Le FLN et le RND surtout peuvent bien avoir un candidat ou des candidats en tête en cas de changement de plan. C’est pourquoi, et dans l’attente de voir les lignes bouger de quelques centimètres, il serait naïf de croire que la course à la présidentielle se limiterait à des prétendants comme Fethi Gharès, Nacer Boudiaf ou encore Tahar Missoum.

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