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mercredi, 10 octobre 2018 06:00

Le sélectionneur de l’EN a animé une conférence de presse hier au CTN : Belmadi, «coacher» plutôt que polémiquer

Écrit par Mohamed Touileb
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Le sélectionneur national, Djamel Belmadi, a animé, hier au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, la conférence de presse d’avant-match face au Bénin. Le driver des « Verts » a évoqué la revue d’effectif de l’EN, la prochaine double confrontation avec les Béninois (12 et 16 octobre) dans les éliminatoires de la CAN 2019 et, c’était inévitable, les propos de Rabah Saâdane, ex-Directeur technique national, à son encontre. C’était palpable dans ses propos, Belmadi n’a guère apprécié qu’il soit mêlé à cette affaire, même s’il a préféré ne pas trop s’étaler sur la polémique préférant parler, face à face, à avec le DTN sortant.

 
Avant de répondre aux accusations d’un Saâdane qui souffrirait de «mythomanie», Belmadi a évoqué le retour des «Fennecs» dans leur antre fétiche de Mustapha-Tchaker (Blida). « L’idée de revenir dans un stade où l’on a vécu des belles soirées était nécessitée. Les joueurs aiment jouer à Tchaker qui était laissé à l’abandon lorsque je l’ai visité pour la première fois. On essayera de donner au public ce qu’il attend de nous», a expliqué le driver de l’EN qui n’exclut pas l’idée de jouer dans l’avenir dans au stade 5-Juillet 1962. «Jouer là-bas (stade 5-Juillet 1962) ne me dérangerait pas non plus. Quand le stade est plein, il y a une ambiance de fou. Cela ne pourrait qu’aider un footballeur à donner le maximum. Mais avant cela, on doit regagner en confiance. On va y aller piano piano comme on dit», ajoutera-t-il.
Dans l’enceinte blidéenne, les coéquipiers de Yacine Brahimi joueront le Bénin vendredi prochain. Un rendez-vous qu’il ne faudra pas manquer afin que les retrouvailles avec le public de Tchaker soient parfaites. Aussi, le succès sera important parce que les deux équipes comptent 4 points chacune après 2 journées. «Je dirais que c’est une rencontre très importante», dira Belmadi. La pression du résultat ne le préoccupe pas pour autant car «la seule pression que j’ai est celle du travail. Quand tout est bien élaboré, je rentre avec la conviction que je vais gagner. On n’est pas sous pression. On est juste déterminé à gagner et ne pas penser à autre chose qu’une victoire.» Un  discours de winner signé Belmadi.

Les leçons De Gambie – Algérie
Pour sa deuxième sortie à la tête d’ «El-Khadra», l’ancien international algérien essayera de rectifier quelques imperfections constatées lors de son premier match sur le banc de la sélection contre la Gambie. «Certes, y en a eu des choses négatives en septembre. J’essaie toujours d’avoir le plus de joueurs possibles entre les lignes. Les conditions de jeu étaient difficiles. Pour une première, on retiendra beaucoup plus l’état d’esprit même si on n’a eu que deux véritables séances d’entraînement. On était un peu lent dans la transmission et peu présent dans la surface adverse. Mais il y avait les circonstances que vous connaissez», a-t-il relevé en notant que «je suis obligé d’avoir de l’indulgence» compte tenu du temps de préparation court dont il avait disposé pour préparer ce déplacement en terre gambienne. Belamdi a, encore une fois, expliqué que le timing n’est pas adéquat pour faire une véritable révolution au sein de l’Equipe nationale pour ce qui est de l’effectif. Il prévoit, néanmoins, une large revue pour le mois de décembre prochain. «On va avoir un stage au mois de décembre avec une confrontation contre le Qatar à Doha avant qu’il ne parte joueur la Coupe d’Asie des nations. On aura peut-être un match contre la Chine. J’attends juste l’accord de mon homologue Marcelo Lippi. J’aurais une vraie occasion de faire une revue d’effectif», a annoncé Belmadi. Même s’il n’a pas beaucoup de temps, le premier responsable de la barre technique du «Club Algérie» essaie de voir à l’œuvre le maximum d’éléments possible comme il n’a pas manqué de souligner : «Les joueurs qui ne sont plus présents c’est au cas par cas. Je suis dans une idée de revue d’effectif d’une certaine manière. Gagner les matchs c’est la priorité mais je dois aussi préparer l’avenir. Je n’ai que les dates Fifa pour le faire. Les entraînements c’est la seule manière que j’ai de pouvoir voir tout le monde sans toucher à une certaine ossature. Ceux que je n’ai pas appelés cette fois n’ont pas démérité. On va les revoir et leur donner du temps de jeu. Je dois voir d’autres joueurs aussi pour me décider » non sans rappeler que pour «imposer notre football, tout ne peut pas être parfait. Surtout qu’on n’a pas beaucoup de temps.»

Locaux : toujours, le même constat (insuffisant)
Pour ce qui est de la liste des 23 joueurs concernés par les matchs d’octobre face aux «Ecureuils», elle était marquée par la présence des joueurs évoluant en championnat local. Seul le portier Zeghba (ES Sétif) joue pour un club de la Ligue 1 Mobilis. «Le niveau du championnat ? Je vous ai dit ce que je pensais. Le minimum que je peux faire c’est d’aller voir les matchs et donner la possibilité aux joueurs de qualité de venir se frotter au niveau international et travailler avec nous. Jusque-là, j’essaie de trouver le bon groupe et j’ai des matchs de qualification à enjeu.» Présent lors du grand derby algérois entre l’USM Alger et le MC Alger, soldé par un score vierge (0/0), Belmadi a semblé convaincu de son premier constat. «C’était un match nul ? (sourire) donc…», a lâché le successeur de Rabah Madjer. Traduction : «Nul sur tous les plans». Pour rester dans la composante humaine de l’EN pour les deux prochains rounds des «qualifiers» de la CAN 2019, le coach a confirmé le forfait de Slimani, pour le match de vendredi au minimum. «Islam est présent avec nous. Ce qui est sûr c’est qu’il ne sera pas aligné après-demain. Après, on verra pour mardi. Le docteur prendra la décision adéquate. En tout cas, on a fait appel à Oussama Darfalou pour palier son éventuelle absence», informe Belmadi.

Des solutions et des préoccupations
En attaque, Baghdad Bounedjah est le remplaçant naturel de Slimani. Le sociétaire d’Al-Sadd (Qatar) «a une chose essentielle que j’apprécie énormément. C’est l’envie. C’est un poison à surveiller. Il ressort du collectif. On connait ses qualités de buteur, sa technique et déplacements. C’est un gros gagneur. Il a envie de briller, c’est ce que je vais considérer loin de tout autre paramètre.» Aussi, il y a le rendement de Riyad Mahrez avec la sélection qui inquiète avec des prestations moyennes lors des dernières sorties avec l’Algérie. A ce sujet, le conférencier  juge que «s’il doit aller au banc de touche sur un match ou sur deux, il ira» non sans assurer avoir «bon espoir pour Riyad Mahrez. Il faut savoir pourquoi il flambe en Europe. Il y a peut-être un contexte. Je suis là pour essayer de trouver des solutions. Il aime son pays. Faites-lui savoir que c’est un grand joueur et il vous donnera – peut-être – ce que vous attendez» Personne ne peut comprendre un footballeur comme un ex-footballeur.

Accusation de Saâdane : le «tawakkoul» en réponse
Enfin, ce face à face avec les journalistes ne pouvait pas échapper à l’affaire qui alimente l’actualité du côté de la sélection. Rabah Saâdane a accusé, même si c’était de manière indirecte, Belmadi d’être l’une des raisons l’ayant poussé à déposer sa démission et quitter son poste de DTN. Selon le «Cheikh», celui qu’il avait déjà entraîné en 2004, avait demandé à ce que Aziz Bouras, coach des gardiens, l’accompagner pour le Congrès de la Fifa à Londres à sa place. Aussi, Belmadi serait, d’après l’homme de 72 ans toujours, derrière l’interdiction d’accès au restaurant pour manger avec les Verts. «Quand j’ai entendu ça, je venais d’arrivée en Algérie en même temps que mes parents. On a reçu le bus en pleine tête. A la place du chauffeur monsieur Saâdane. On l’a entendu dire que je lui ai interdit le restaurant. Mon père n’a pas compris, il n’a pas reconnu son fils... C’est sordide comme histoire», raconte Belmadi. «C’est un sentiment de colère et ça fait très mal. J’étais dans tous mes états, s’insurge-t-il. Je ne rentre pas dans ce jeu parce qu’il peut y avoir des dégâts collatéraux. Je me suis dit, je vais laisser couler. Un jour je le lui dirai en face parce que je procède comme ça. Après tant de temps, des absurdités. C’est de la folie. Si je commence à rentrer dans les détails, je vais descendre si bas. Je serais fou de rentrer là-dedans parce que c’est de la mythomanie.» Pour clore, le 3e driver de l’ère Zetchi’ assènera : «S’il y a 0.0001% de vrai dans ce qu’l a dit, je prie Dieu pour que je paie ici-bas et dans l’au-delà. Hasbi Allah wa ni’ma  al-Wakil (je me remets à Dieu).» Sur ce coup, c’est le plus jeune qui semble plus sage. Très subtile dans sa communication, Belmadi reste imperturbable face à tout ce qui est susceptible de frapper la stabilité de son groupe. Tout d’un vrai capitaine qui pourrait aider son équipage à arriver à bon port.

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