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samedi, 08 décembre 2018 06:00

Tlemcen : Le cirque Amar dans tous ses états

Écrit par El Halloui Tlemçani
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Le cirque Florilegio, alias Amar, a planté son chapiteau au stade d’Abou Tachfine (Tlemcen) pour un séjour qui s’étalera du 3 au 15 décembre courant. Le site d’implantation jouxte une laiterie publique (Onalait) et un CEM.


Un dispositif de sécurité (police et Protection civile) est mis en place au niveau du périmètre du cirque. Deux parkings ont été aménagés à cette occasion. Devant l’entrée, on est accueilli par une ribambelle d’enfants et de jeunes qui proposent des gadgets lumineux (bâtonnets, serre-tête en papillon, étoile…) à des prix concurrentiels défiant ceux pratiqués par les placeuses du cirque. Le prix du ticket va de 900 DA (3e classe) à 1 700 DA (1re classe) et 1 400 DA (2e classe), sachant que l’entrée est gratuite pour un enfant de moins d’un mètre. Quant aux élèves, l’entrée est fixée à 700 DA dans le cadre d’une séance spéciale. A noter que la ménagerie, spectacle payant des animaux en cage hors chapiteau, a disparu des «mœurs» de cette troupe légendaire. C’est devant un public clairsemé que se déroulera ce mardi le spectacle, seuls les sièges de la 3e classe étaient occupés, alors que les 1re et 2e classes étaient quasi dégarnies. Une désaffection due peut-être au prix excessif du billet d’entrée. Le clou du spectacle est à nos yeux la roue géante autour de laquelle marche «à contre courant» Spiderman, défiant les lois de la gravité. La musique d’ambiance est prodiguée par un orchestre en chair et en os avec deux guitares électriques, un synthétiseur, une batterie, perché dans une loge et animé par un chanteur en transe, la formule du Dj ne semble pas être adoptée par «Amar». La machine fumigène et les jeux de lumière ainsi que les bâtons fluo ajoutent une note féérique au spectacle. Sans filet de sécurité, un couple de femmes trapézistes exécute en l’air une danse chorégraphique acrobatique gracieuse dite de l’anneau et deux funambules gratifient le public de tours d’équilibre périlleux. Accoutrés en corsaires, des acrobates se font catapulter sur un trampoline. Côté zoo, le spectacle n’est pas moins fascinant avec le lion et les lionnes, l’exhibition de deux guépards, la ronde «orientale» des chameaux formant le nom «Amar», la gambade du lama, la course des bisons et des zèbres, le tour de piste des poneys, sans oublier le crocodile et le boa (les éléphants, les chevaux et les singes ne font pas partie du décor).
Le tour du baril «bûcher», assorti d’un chronomètre, où le saltimbanque resta pendant 2,30mn sous l’eau en flammes a créé un tantinet le suspense chez les spectateurs. Un acrobate, violant la surface de sustentation, descend «à la renverse» les marches d’un escalier en s’appuyant sur deux béquilles. L’inamovible clown occupe toujours la piste avec ses gags. Comme technique la «gestuelle» (pantomime) et en guise d’accessoires 4 bancs. Avec quatre enfants choisis parmi le public, il propose un jeu amusant... Outre le numéro de la photo «arnaque». Exit le spectacle du magicien ou du jongleur absents du programme. Un entracte «commercial» est observé : barbe à papa, popcorn, chips, gadgets lumineux, chapeaux, font leur apparition dans les gradins. Parallèlement à la pose souvenir (payante) avec un bébé léopard ou avec Spiderman ainsi que le tour de piste à dos de poney. Le clown choisit cet intermède pour distraire les spectateurs en leur jetant un gros ballon (médecine-ball), le temps que les garçons de piste installent la cage aux lions. Le présentateur qui anime le spectacle dans un français approximatif, est habillé comme le personnage du «Pingouin» dans le film de Batman, visage peint en blanc, redingote noire, couvre-chef noir. Outre l’animation, il a mis lui aussi la main à la pâte dans un numéro, lors de la parade des poneys comme dresseur et la course du cheval «en quête» d’un bon cavalier.
Le spectacle qui a duré 1 heure et demie se termine par une parade des différents artistes avec le drapeau national à l’honneur, porté par le clown avec en prime «One, two three, viva l’Algérie» entonné par l’animateur, sous la musique «On va danser, on va chanter» dédiée par cheb Khaled.

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