Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mardi, 12 juin 2018 06:00

Déficit en communication

Écrit par Feriel Nourine
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les enfants sont faits pour être heureux, dit-on et répète-t-on souvent. Un classique dans la collection des adages les plus usités, dont la teneur semble toutefois s’essouffler dans un monde où l’enfance se retrouve à chercher ses repères pour compter pleinement ses années d’innocence et d’insouciance.


Entre les guerres qui les assassinent ou les rendent orphelins, la misère et la pauvreté qui les affament, ou encore une technologie qui leur fait jouer le rôle d’adultes avant même d’avoir été bambins, les enfants perdent souvent leur raison d’être enfants.
Face au douloureux constat, des associations continuent à s’impliquer dans la prise en charge des enfants qui en ont besoin. Chez nous, la bataille est menée contre le travail des enfants, fléau social qui touche de nombreux pays de la planète, dont l’Algérie, où il se donne à apprécier dans de nombreux espaces à travers le pays, avec certaines activités qui gagnent du terrain au Ramadhan. Période propice à certaines transactions commerciales qui permettent à cette frange de la famille d’aider les parents et de coopérer à arrondir la fin d’un mois difficile à affronter financièrement.
Mais il n’y a pas que ces petits vendeurs qui se croisent à tout bout de chemin, s’adonnant au commerce multiple, qui représentent la corporation des enfants travailleurs en Algérie. Ils sont assurément beaucoup plus nombreux, parfois même à côtoyer des adultes et à faire leur dur boulot, pour gagner leur vie et celle de leur famille tout entière.
La situation ne semble pas pour autant inquiéter l’Inspection générale du travail qui juge le phénomène de « marginal », voire « insignifiant », se basant sur des statistiques et des opérations de contrôle en faveur de leurs conclusions.
La déléguée nationale de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance est pourtant loin de s’aligner sur le même constat. Et même si elle ne dit pas ouvertement l’ampleur du phénomène de l’exploitation des enfants en Algérie, elle le laisse deviner, en affirmant qu’elle et ses collaborateurs reçoivent 3 à 4 signalements par jour d’enfants exploités économiquement. Les calculs sont faciles à faire pour constater que le travail des enfants n’a rien de phénomène « marginal », ou d’«insignifiant », comme le laissent croire les appréciations de l’Inspection générale du travail.
Au bout du compte, c’est encore un problème de concordance de chiffres qui vient mettre en évidence un déficit de communication qui pénalise souvent des actions visant à faire renaître un enfant pour qu’il soit heureux. Entre-temps, le marché du travail pour enfants recrute toujours.

 

Lu 321 fois

Laissez un commentaire