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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 20 août 2014

Nous l'annoncions en exclusivité dans nos colonnes, Ingenico Group et HB Technologies deviennent partenaires et adressent le marché algérien des solutions de monétiques. Ingenico Group et HB Technologies s’associent pour fournir des solutions de paiement innovantes et des services à forte valeur ajoutée au marché algérien. Dans un communiqué du groupe publié le 20 août ; le leader mondial des solutions de paiement intégrées annonce aujourd’hui la conclusion d’un accord de partenariat de distribution avec HB Technologies, entreprise leader en Algérie dans le développement de solutions technologiques sécurisées à base de cartes intelligentes. Ce partenariat permettra à Ingenico Group d’étendre son activité sur le territoire algérien en proposant une offre complète de terminaux de paiement nouvelle génération. HB Technologies, fort de son expérience dans des domaines tels que les télécommunications, le bancaire ou encore l’identitaire, pourra ainsi renforcer sa contribution au développement de la monétique et du paiement électronique, mais aussi ses offres e-voucher et e-topup, en Algérie. L’expertise d’Ingenico Group dans les solutions de paiement, alliée au savoir-faire de HB Technologies en matière de cartes intelligentes, leur permettront d’accompagner au mieux tous les types de marchands en leur proposant des solutions de paiement sécurisées et fluides ainsi que des services à forte valeur ajoutée. « Nous sommes heureux de conclure aujourd’hui ce partenariat avec HB Technologies avec qui nous partageons les même valeurs telles que l’expertise technique et l’excellence dans le service pour accompagner au mieux nos clients. Ce partenariat reflète la volonté d’Ingenico Group de renforcer son positionnement sur le marché algérien que nous adressons depuis plus de 14 ans. En effet, l’expérience de HB Technologies et son engagement dans la promotion des solutions monétiques en Algérie vont nous permettre de proposer des solutions innovantes et de nous adresser à une cible plus large sur ce territoire », déclare Rachid Oulad Akdim, directeur général Ingenico Africa. Pour sa part,  Abdelhamid Benyoucef, PDG de HB Technologies, poursuit : «Nous sommes ravis d'avoir la confiance et le soutien d'Ingenico Group, leader mondial des solutions de paiement. Ce partenariat va permettre à HB Technologies de proposer des solutions innovantes end-to-end afin de contribuer au développement de la monétique et du paiement électronique en Algérie dans un environnement hautement sécurisé», conclut le communiqué.

Publié dans Economie

Les combats entre Israéliens et Palestiniens ont repris hier pendant la trêve et alors que les négociations entre les représentants des deux parties sont en cours au Caire pour transformer le cessez-le-feu en une trêve durable. Frappes aériennes israéliennes et tirs de roquettes palestiniens ont interrompu le cessez-le-feu instauré depuis le 11 août courant, même si les hostilités avaient temporairement repris durant la nuit du 13 au 14 août. La reprise des combats a conduit Israël à rappeler ses émissaires dépêchés au Caire pour négocier avec les Palestiniens la prolongation d’un cessez-le-feu censé expirer hier à minuit. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui accuse comme à son habitude le Hamas d’avoir tiré le premier, a ordonné à l’armée de riposter et de « frapper les cibles terroristes à Gaza ». Aussitôt, l’armée a frappé dans les environs de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, selon les témoins et les forces de sécurité palestiniens, ce qui a conduit des milliers de Palestiniens à fuir hier des secteurs à l’est de la ville de Gaza par peur des frappes israéliennes, ont rapporté des témoins. Un journaliste de l’AFP a vu des centaines de Gazaouis encombrés de sacs et de matelas abandonner Chajaïya pour aller s’abriter dans les écoles de l’ONU transformées en refuges. Chajaïya, une banlieue à l’est de la ville de Gaza, fait face à la frontière israélienne et a été dévastée par les frappes israéliennes pendant la guerre. Des témoins ont vu des milliers d’autres Gazaouis quitter les secteurs de Zeitoun et Chaaf après avoir entendu une série d’explosions.  Les négociateurs palestiniens présents au Caire affirment qu’ils ne signeraient aucun accord qui ne prévoirait pas une levée du blocus israélien de Gaza. De leur côté, les Israéliens font de la démilitarisation de l’enclave une condition sine qua non. Une proposition soumise par l’Egypte préconise un accord sur les points les moins sensibles. Ainsi, la zone de pêche des Gazaouis serait élargie de trois à 12 miles nautiques, les points de passage seraient rouverts, les zones tampons à l’intérieur du territoire disparaîtraient et Israël aiderait à l’aide humanitaire et aux réparations. La clé de cet accord reposerait sur un point : la gestion de la sécurité et des futures discussions seraient confiées à l’Autorité palestinienne, derrière  laquelle le Hamas s’effacerait. Israël affirme régulièrement ne vouloir discuter qu’avec l’Autorité palestinienne. Les rivaux historiques, Hamas et OLP, ont récemment signé un accord de réconciliation et formé un gouvernement d’union. Si l’offre égyptienne était acceptée et mise en œuvre, elle signifierait dans les faits le retour de l’Autorité palestinienne à Gaza. Son président, Mahmoud Abbas, devait rencontrer mercredi à Doha l’émir du  Qatar, grand allié du Hamas, et Khaled Mechaal, le chef en exil du Hamas. Des sujets aussi épineux que l’ouverture d’un port et d’un aéroport, à laquelle les Israéliens sont opposés, ou la restitution des corps de deux soldats israéliens morts en échange de la libération de détenus palestiniens, seraient, eux, remis à un mois. Une source palestinienne proche des négociations a affirmé à l’AFP que « les  négociations avaient échoué lundi soir parce que les Israéliens avaient refusé d’inclure le port et l’aéroport dans l’accord ». « Les Egyptiens ont alors ajouté la clause prévoyant un report des discussions à ce sujet pour éviter qu’Israël ne ressorte le dossier des armes et des roquettes », a-t-elle ajouté. Mais force est de constater que le processus de paix semble avoir volé en éclats.

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«Manger avec le loup et pleurer avec le berger», un proverbe algérien qui s’applique parfaitement à l’Arabie saoudite. Fallait-il une fatwa pour saisir les risques que représente l’Etat islamique ? Ainsi, le grand mufti d'Arabie saoudite, Abdel Aziz Al Cheikh, a violemment dénoncé hier les djihadistes de l'Etat islamique (EI) et d'Al Qaïda, les qualifiant d'« ennemi numéro un de l'Islam». «Les idées d'extrémisme, de radicalisme et de terrorisme (…) n'ont rien à voir avec l'islam et (leurs auteurs) sont l'ennemi numéro un de l'islam », a décrété le mufti dans un communiqué, citant nommément l'Etat islamique en Irak et en Syrie, ainsi qu'Al Qaïda. « Les musulmans sont les principales victimes de cet extrémisme, comme en témoignent les crimes perpétrés par l’EI, Al Qaïda et les groupes qui leur sont liés », a-t-il ajouté, en citant un verset du Coran appelant à « tuer » les auteurs d'actes préjudiciables à l'islam. Cette prise de position du sommet de la hiérarchie religieuse saoudienne reflète l'hostilité des milieux religieux en Arabie saoudite envers les djihadistes de l'EI, connus pour leur brutalité. L'Arabie saoudite est un royaume sunnite qui applique une version rigoriste de l'islam. Le pays abrite les deux plus hauts lieux saints de l'islam. Les djihadistes de l'EI, déjà bien implantés en Syrie, ont lancé une offensive en Irak le 9 juin et ont conquis rapidement une grande partie des territoires sunnites du pays. « Dans les circonstances que vit la nation islamique, plusieurs pays sont déstabilisés» par des extrémistes qui, au nom de la religion, «divisent les musulmans», a déploré le mufti saoudien. Or, a-t-il prévenu, « il n'y a pas en islam de crime plus grand, après l'hérésie, que de diviser les musulmans ». Il a prôné « la tolérance qui a été à l'origine de la propagation et de la pérennité de l'islam ». Le 29 juin, le roi Abdallah d'Arabie saoudite avait dit rejeter l'extrémisme religieux, promettant d'empêcher qu'une « poignée de terroristes qui, utilisant l'islam à des fins personnelles, terrifient les musulmans ou portent atteinte à notre patrie », dans une référence aux djihadistes en Irak et en Syrie. Manifestement, l’Arabie saoudite sent le retour du boomerang. Pourtant, l’Arabie saoudite et le Qatar, ainsi que d’autres monarchies du Golfe, ont bel et bien financé la déstabilisation de la Syrie et de l’Irak pour en finir avec les deux seuls Etats laïques dans la région du Moyen-Orient. L’Arabie saoudite et ses alliés du CCG ont manipulé, instrumentalisé et financé les sunnites en Irak, dans l’espoir de fragiliser les chiites irakiens et réduire ainsi l’influence de l’Iran dans la région arabe. L’Arabie saoudite et le Qatar n’ont-ils pas béni l’attaque israélienne contre le Hezbollah au Liban dans l’espoir de mettre hors d’état de nuire le seul allié de l’Iran au Liban ? Au fait, qui a déstabilisé la Syrie, la Libye et l’Egypte ? Qui a financé ces guerres civiles destructrices appelées « printemps arabes » ? Qui a soutenu et alimenté le terrorisme en Algérie durant les années quatre-vingt-dix ? Qui a exporté une idéologie rétrograde, moyenâgeuse dans l’espoir de dominer le monde musulman et le soumettre au diktat de l’Occident ? On peut s’interroger à volonté sur les drames des pays musulmans, à commencer par l’Afghanistan et le financement dans les années quatre-vingts des djihadistes, rebaptisés El Qaïda, Daech et EI, que le mufti, qui a décrété illicites les manifestations de soutien à Gaza, condamne aujourd’hui et qualifie d’ennemi numéro un de l’islam. Instrument par excellence des Etats-Unis, l’Arabie saoudite voit son alliance stratégique avec Washington s’effilocher au profit d’un Iran qui revient progressivement sur la scène internationale pour s’imposer, à terme, comme une puissance régionale face à la Turquie qui se veut le leader du monde sunnite. Sans génie et comptant uniquement sur ses pétrodollars, l’Arabie saoudite se rend compte que son leadership est sérieusement menacé. Ces tergiversations de la 25e heure s’apparentent à un baroud de déshonneur qui fait tressaillir le roi Fayçal dans sa tombe.

Publié dans Monde

La daïra d’Ifri-Ouzellaguène, située à 55 kilomètres du chef-lieu de wilaya de Béjaïa, sera aujourd’hui, le théâtre d’intenses festivités commémoratives du 58e anniversaire du Congrès de la Soummam. Il Faut dire que les officiels continuent à bouder le village Ifri, ce haut lieu historique ayant abrité cette rencontre du 20 août 1956, dont les résolutions avaient jeté les premiers jalons de l’Etat algérien. La ville d’Ighzer Amokrane, qui s’apprête à accueillir, aujourd’hui, des personnalités politiques, dont des chefs de parti, des membres de la famille révolutionnaire, s’est déjà parée de ses plus beaux atours. Des guirlandes, des drapeaux, des fanions aux couleurs nationales, flottant partout dans cette petite ville, embellissent les lieux publics, notamment les sièges de l’APC et de daïra, le cimetière des chouhada, ainsi que les artères principales. Des banderoles souhaitant la bienvenue aux hôtes de la commune historique, des affiches contenant les programmes d’activités des partis politiques et autres organisations envahissent les places publiques.  Ainsi, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) entend frapper fort cette année, en élaborant un programme commémoratif très riche. En effet, afin de marquer cet événement historique, la formation de Mohcine Belabbas mobilisera ses troupes autour de son activité phare qui consiste à organiser, les 21 et 22 août, un colloque national sur le congrès de la Soummam, au niveau du Théâtre régional Malek-Bouguermouh de Béjaïa. Avant l’ouverture de ce colloque, prévue pour demain, la structure régionale du RCD de Béjaïa organisera, aujourd’hui, une virée au village Ifri, où il sera question de procéder au dépôt de gerbes de fleurs à la mémoire des martyrs de la Révolution. Une cérémonie qui sera rehaussée par la présence de l’ex-leader du RCD, Saïd Sadi, qui sera accompargné de quelques personnalités politiques et historiques, à l’instar de l’ancien chef de gouvernement, Sid Ahmed Ghozali, l’ex-président de l’APN, Karim Younès, et le chercheur-universitaire et historien Abdelmadjid Merdaci. A noter que tous ces invités de marque du RCD devraient animer des conférences à la faveur du colloque initié par le parti qui vise, lit-on dans son communiqué, à «restituer l’esprit du congrès de la Soummam, relancer le débat, combattre l’oubli, rendre hommage aux initiateurs, concepteurs et nombreux anonymes qui ont fait la réussite de cet événement, et perpétuer le sens de l’honneur et du sacrifice auprès des générations post-Indépendance». Le coup d’envoi de ces festivités sera donné, ce matin, à Ifri par l’ex-président du parti, Saïd Sadi, nous a confié, hier, une source proche du bureau régional du RCD. Après l’escale d’Ifri, la délégation du RCD se rendra sur le lieu du poste de commandement (PC) de la Wilaya III historique, situé dans le massif forestier de l’Akfadou, plus précisément, sur les hauteurs du village Mezouara, où une autre cérémonie de recueillement et un dépôt de gerbe de fleurs au niveau du PC du colonel Amirouche sont également programmés pour la circonstance. Pour sa part, le Front des forces socialistes (FFS) compte aussi investir le terrain à travers son meeting populaire que devront animer, aujourd’hui, à Ifri, les membres de sa direction, à leur tête, le tout nouveau premier secrétaire, Mohamed Nebbou. Les responsables du FFS, qui veulent donner un nouveau souffle à leur parti au niveau de la wilaya de Béjaïa, axeront leurs interventions sur leur dernière initiative qui consiste à aller vers une conférence nationale dans le but de concrétiser leur projet, à savoir « la réalisation d’un consensus national pour un changement démocratique du système de gouvernance politique, économique, social, culturel et environnemental». Par ailleurs, il est à signaler aussi que le Forum socialiste pour la liberté et la démocratie (FSLD) que dirige le député de Béjaïa et dissident du FFS, Khaled Tazaghart, ne sera pas en marge de cet événement historique, puisqu’il a lancé un appel à tous les citoyens de venir massivement célébrer ce double anniversaire du 20 Août 1955 et du 20 Août 1956, afin de «perpétuer la flamme du projet novembriste de consensus national, d’espoir et de liberté ».

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L’été, ce n’est pas que plages. Pas dans la Kabylie en tout cas. Le balnéaire côtoie le tourisme culturel, le tourisme de montagne et le patrimoine. Cette variété est exposée comme un menu où chacun peut trouver son compte.

Dans cette région, la mer est parmi les plus belles. Et même ceux qui n’ont pas les moyens d’y aller peuvent se rafraîchir sur les bords de l’immense barrage Taksebt, se rapprocher de la faune et de la flore qui l’entourent. Dans cette région aussi, les montagnes ne manquent pas. A défaut de faire de l’escalade, les admirer de loin est un enchantement en soi. Les sites archéologiques romains et d’autres civilisations sont nombreux, à Tigzirt entre autres, pour un brin d’histoire. Et pour finir, un hommage au patrimoine à travers la Fête du bijou à Ath Yenni, un événement marquant de ce mois d’août. A voir de loin les flancs gris du mont Djurdjura, on le prendrait pour un gigantesque amas de pierres froides, rigides, impersonnelles. Mais dès qu’on s’y approche de près, on est frappé de plein fouet par la vie, l’énergie qu’il suscite autour de lui. Depuis le début de la saison estivale, le Djurdjura emprunte au soleil ses plus beaux rayons pour rendre plus brillant son « costume » gris. Quand l’astre est au zénith, le mont prend la forme d’une énorme pierre de jade aux beaux reflets verts qui orne gracieusement l’habit de la Kabylie. Quand le soleil se couche, sa silhouette devient sombre, ombre mystérieuse qui flotte entre le jour et la nuit. S’efface comme pour laisser au soleil le loisir de se glorifier avec ses faisceaux de couleurs aussi intenses que brefs. Les habitants de cette région ne sont que très heureux de faire leurs adieux au soleil, impatients de retrouver la fraîcheur du soir, pure et apaisante, après la chaleur du jour. Une brise est toujours au rendez-vous en fin d’après-midi qui met en mouvement les branches des arbres et fait tinter les feuilles brillantes des oliviers et toute la flore qui tente de se mesurer à la hauteur du Djurdjura sans jamais réussir à l’atteindre. Au milieu de cette faune, des villages y ont élu domicile depuis des centaines d’années. Les vieilles maisons en pierre et en argile qui subsistent encore tant bien que mal attestent de l’ancienneté de ces villages. Sans oublier les traditions ancestrales héritées de mère en fille, de père en fils, défiant les attitudes contemporaines. Sans oublier aussi les tapis, les poteries, les bijoux qui retracent avec leurs formes et leurs écritures symboliques l’histoire des populations, des tribus, des familles qui ont habité les mêmes lieux, foulé le même sol avec leurs pieds dans une autre époque. Ces symboles qu’aujourd’hui encore Ath Yenni tente de préserver en célébrant, chaque année, la Fête du bijou. Cette année, c’est la onzième édition de cette fête qui est célébrée, à Thaourirt Mimoun, village natal de Mouloud Mammeri.

Taksebt, un paradis déchu C’est là, dans la petite mosquée et la squifa où Mouloud Mammeri aimait passer du temps, en discutant tranquillement avec les habitants. C’est de là aussi que le chanteur Idir rejoignait «tadart» où il a grandi, Aït Lahcen, le village le plus haut d’Ath Yenni. A l’entrée de ce patelin où de nombreux artistes et intellectuels célèbres ont vu le jour, une grande affiche de cet événement de l’été pour accueillir les visiteurs. Des flèches sont visibles pour montrer la direction vers les salles d’exposition des bijoux. Au milieu de l’après-midi, il fait toujours chaud, mais les visiteurs affluent, ignorant la sueur qui coule de leurs fronts, absorbés comme ils sont par les pièces exposées. Les visiteurs sont attirés par les anciens modèles. Des pièces lourdes, chargées de corail rouge orangé. Mais les visiteuses surtout ne font que les effleurer de leurs doigts, caressant rêveusement l’argent lisse et la forme irrégulière du corail. Leurs prix élevés ne permettent pas à tout le monde de les porter, pour y pallier on se contente de les admirer de loin. Ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir les lourdes pièces, se rabattent sur les nouveaux modèles, moins chargés et moins lourds. Aux prix abordables surtout. Cela n’a pas manqué de susciter la grogne chez les artisans qui prétendent fabriquer de vrais bijoux et non de simples fantaisies en argent sans identités apparente. Eux qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts à cause des prix hors de portée des matières premières, se voient « voler » des clients happés par les revendeurs venus des grandes villes, telles Tizi-Ouzou. N’empêche que cette fête est un événement dans une région où les vestiges naturels sont les seuls loisirs de la région. La fête du bijou, en fait, ne fait que renforcer les habitudes des habitants d’Ath Yenni, tout en attirant l’attention des villages environnants. Habitudes, car les habitants d’Ath Yenni sont adeptes de promenades en fin d’après-midi. La plupart traverse les différents villages de la commune à pied pour aboutir à Thaourirt Mimoun, prendre des glaces tout en admirant le Djurdjura qui tend ses bras jusqu’au ciel. Un air d’humidité à peine perceptible traverse l’air réchauffé par le soleil du jour. Un phénomène nouveau qui prend de l’ampleur dans une région connue par son air sec. Il a apparu après l’aménagement du barrage Taksebt qui sépare le centre-ville de Tizi-Ouzou des autres villages. Une immense étendue d’eau que traverse quotidiennement les habitants de cette région et les estivants via des ponts aussi solides que confortables. La traversée qui prend vite la forme d’une promenade est agréable. Plus qu’agréable. Impressionnante. Elle le sera encore plus si le site est mieux exploité, s’il est ouvert à la pêche aquatique, aux petites croisières sur des petits bateaux de plaisance. Si le site n’est pas juste utilisé comme une source d’eau potable ou juste comme un «bar » en plein air sur les bords desquels des jeunes de la région aiment prendre de la bière. Mais n’aiment pas, toutefois, débarrasser ces même bords des bouteilles et canettes qui s’empilent, constituant comme des petites «collines» ici et là.

Tigzirt, la favorite Même tableau désolant sur les plages de Tigzirt. En contrebas de Djurdjura, l’immensité bleue est comme une apparition après la multitude de virages dans les montagnes et les vallons qui semblent infinis, donnant la chair de poule aux conducteurs citadins ou inexpérimentés. Une fois en face de la mer, après avoir fait face aux embouteillages monstres en cette période de l’année, quel plaisir de humer son odeur salée, se délecter de ses mouvements chaloupés et interminables. Et tant pis si nos jambes se heurtent aux bouteilles en plastique au premier mouvement dans l’eau, à la première foulée sur le sable. Les ordures après tout ont colonisé depuis longtemps toute la côte algérienne. Un spectacle auquel les estivants se sont habitués depuis le temps. Cela n’empêche pas en tout cas des familles entières à veiller jusque très tard le soir, et parfois jusqu’au petit matin, sur les plages de Tigzirt. Une bien grande ville par rapport à Azeffoun qui est à quelques kilomètres de là. Elle jouit de plusieurs restaurants, pas seulement au niveau de son petit port où des pêcheurs proposent aux estivants des petites promenades à bord de leurs petits bateaux de pêche. La petite ville de Tigzirt ne manque pas d’animation de jour comme de nuit en cette saison estivale. Le soir surtout où les estivants quittent la plage pour les restaurants et les soirées musicales. Mais aussi pour les sites archéologiques romains ouverts exceptionnellement aux visiteurs jusqu’à une heure du matin durant la période estivale. Les friands de tourisme culturel n’ont pas à parcourir des kilomètres pour visiter les vestiges du passé. Il suffit de faire quelques pas à partir de la plage du port pour se retrouver devant l’antique Tigzirt, qui remonte au troisième siècle après J.-C. De la grande cité, il ne reste que de grosses pierres et un temple relativement conservé dédié au dieu «Genot» pour protéger la ville des regards malveillants. Une basilique chrétienne aussi, un peu plus loin, construite trois siècles après. Sous ses arcades se réfugient souvent les visiteurs pour se protéger du soleil en écoutant les explications des guides. Durant la saison estivale, Tigzirt est habitée par beaucoup de touristes locaux. 400 familles de Blida ont séjourné cet été dans des habitats loués par leurs propriétaires. La formule chez l’habitant rapporte de l’argent, beaucoup d’argent. Les habitants de Tigzirt, les jeunes surtout, préfèrent travailler que passer des vacances dans leur commune. La mer, c’est surtout pour les «autres». Eux ne font que profiter de ce qui en découle comme «billets». Rien qu’aux parkings, l’argent est ramassé à la pelle. Chaque espace de la petite ville susceptible d’accueillir un véhicule est étroitement surveillé par de jeunes «vautours» qui guettent patiemment leurs «proies». Mais en fin de compte, à Tigzirt, tout le monde trouve son compte. Il suffit, de plus, de tourner la tête pour voir la mer et de tourner encore une fois la tête pour admirer le mont Djurdjura. C’est cela la Kabylie. De l’eau bleutée au pied d’un gigantesque amas de pierres grises.

Publié dans Région

Les sportifs algériens participant à ces jeux n’ont pas fait mieux que lors de la première journée et ont encore une fois déçu. Les athlètes algériens engagés dans les différentes disciplines de la deuxième journée de compétition des jeux Olympiques de la jeunesse 2014 (JOJ-2014), du 16 au 28 août à Nanjing (Chine), n’ont pas réussi à se hisser dans le tableau final de leurs spécialités. En gymnastique artistique, Ahlem Mokhtari a été éliminée dès les qualifications en terminant à la 30e et dernière place avec un note générale de 7 750, les arbitres lui ont attribué 3 300 dans la note A et 4 450 sur la note B. Les huit premières des trois séries sont qualifiées pour le tableau final, prévu mardi. En aviron, Mohamed Boucif Belhadj n’est pas parvenu à se qualifier lors de sa série de repêchage en terminant à la 4e place avec un temps de 3:39.77. Sa coéquipière Thiziri Douki a également été éliminée en se classant à la 5e place de sa série (4:25.32). Cette deuxième journée de compétition a vu également l’élimination des véliplanchistes algériens Amin Guedmim (20e) et Nouha Akil (26e) de la course à voile. Quant à la judokate Sadjia Amrane, elle a pris la 9e place dans la catégorie des -52 kg après sa défaite notamment face à la Sud-Coréenne Lee Hyekyeong (future médaillée de bronze) par ippon. En natation, Nefsi Hamida a enregistré sa 2e élimination au premier tour en 2 jours, lundi, au 200 m papillon, 24 heures après sa sortie ratée dans l’épreuve du 200 m 4 nages. De même qu’en cyclisme, où les Algériens Zoheir Benyoub (27e) et Megherbi Nour El Houda (22e) ont été sortis au premier tour dans l’épreuve du contre-la-montre. Eliminée en phase de poules du tournoi de tennis de table, la pongiste Sannah Lagsir a été reversée dans le tournoi de consolation, où elle a atteint les quarts de finale en battant l’Ouzbek Kim Regina (3-1). La délégation algérienne est présente à Nanjing avec 33 athlètes, dont 16 filles, engagés dans 13 disciplines sportives, à savoir l’athlétisme, l’escrime, le judo, la boxe, l’aviron, la voile, la gymnastique artistique, la natation, le tennis, le tennis de table, l’haltérophilie, le cyclisme et la lutte. La compétition, réservée aux 15-18 ans, rassemble, quant à elle, quelque 3 700 athlètes de 205 pays.

Le satisfecit du coach de l’EN de tennis de table L’entraîneur de la sélection algérienne de tennis de table, Saadi Khelifa, a estimé que la pongiste Sannah Lagsir a atteint l’objectif fixé après avoir remporté deux victoires au tournoi de consolation des jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ-2014), qui se déroulent à Nanjing (Chine). « Nous avons atteint notre objectif en remportant deux victoires dans cette compétition. Maintenant, nous ferons le nécessaire pour atteindre le meilleur classement possible », a déclaré Khelifa. Sannah Lagsir (16 ans) s’est qualifiée aux quarts de finale du tournoi de consolation de tennis de table, pour le classement de la 25e à la 17e place, en battant l’Ouzbek Kim Regina (3-1). « Lagsir devra gagner le maximum de points dans cette compétition pour améliorer son rang mondial », a ajouté le coach national. Sannah Lagsir (16 ans) avait raté l’exploit de passer aux 8e de finale du tour principal, en perdant face à la Canadienne Luo Angi 0-3 (7-11, 11-13, 10-12). Mais cela n’enlève rien au mérite de la jeune pongiste algérienne, qui a remporté lors du 1er tour (groupe H) un match face à Yee Herng Hwee (Singapour) 3-1 (11-5, 11-7, 8-11, 11-7), contre un revers, pour son entame de la compétition, face à la Thaïlandaise Khetkhuan Tamolwan 3-0 (11-8, 11-3, 11-5).

Des petits progrès en aviron individuel L’entraîneur de la sélection algérienne d’aviron, Abdeljalil Gueroumi, a salué les résultats obtenus par Youcef Mohamed Belhadj et Doukhi Thiziri, lors de la 2e journée des épreuves de skiff/100m qui se sont déroulées au grand lac de Shuan, pour le compte des jeux Olympiques de la jeunesse (JOJ-2014), du 16 au 28 août à Nanjing (Chine). « Le rendement de nos athlètes a nettement progressé vu le niveau très relevé qui a caractérisé les épreuves de skiff, totalement dominées par les Allemands et les Canadiens », a indiqué Mohamed Gueroumi. L’Algérien Youcef Mohamed Belhadj (18 ans) a terminé à la quatrième et avant-dernière place de la séance de rattrapage, avec un temps de 3:39.77, alors que Doukhi Thiziri (18 ans) a pris la 5e et dernière place (4:25.32). « Nos athlètes ont amélioré leurs temps respectifs, ce qui est très positif pour l’aviron algérien. Doukhi a amélioré son temps de 6 secondes, alors que Belhadj a gagné plus de 9 secondes », a-t-il ajouté. « Les deux athlètes ont fait preuve de courage et d’abnégation pour bien représenter l’aviron algérien. Ils ont constaté le niveau mondial qui demande beaucoup de préparation », a conclu Gueroumi.

Publié dans Sports

C'est l'histoire d'une bande de copains qui, réunis autour d'un thé pendant le mois de Ramadan, n'ont pu faire abstraction de ce qui se passe depuis trop longtemps à Gaza, en Palestine. C'est surtout l'histoire d'une bande composée d'une artiste, d'un cinéaste, d'un communicant, tout simplement de citoyens touchés par le drame qui touche un pays frère. Par humanité, par solidarité, par le cœur et les mots, le cinéaste Mounes Khammar, Salima Abada, chanteuse et comédienne, Karim Belazoug, directeur d’EUROSG Algérie, et Riad Kesri, producteur et fils de la diva Warda, ont décidé de mettre des images sur les maux et le malheur d'un peuple massacré par Israël. Gaza dans le cœur et pour le sang de ses centaines d'enfants palestiniens sacrifiés sur l'autel de la terreur.  C'est Mounes Khammar qui, dès l'année 2008, touché dans l'âme, a composé le texte de ce titre. Un texte pour exprimer un désarroi, mais surtout apporter son effort, même s'il est artistique, a mobilisé le plus large public sur l'opinion de certains médias occidentaux qui ne montrent que la partie émergée de l'iceberg. Un effort minime, mais qui a tout de même servi. Après la chanson, voici le clip, et c'est tous les jours plus de monde qui adhère et qui contribue chacun à son niveau à la diffusion large de cet acte d'amour à la faveur du peuple palestinien. Mounes Khammar nous en parle.

Reporters : Vous êtes l'auteur et compositeur de Mettez les images, comment est né ce projet de clip ? Mounes Khammar : J'ai écrit et composé ce titre entre 2008 et 2010. Au dernier bombardement de Gaza. J'ai alors proposé à la chanteuse et comédienne Salima Abada de l'interpréter. Après l'enregistrement, nous l'avons offert aux chaînes radio. Récemment, pendant, une fois de plus, le bombardement de Gaza, Jil FM et la Chaîne III l'ont rediffusé, notamment durant le mois de Ramadan. Lors de l'une de ces soirées, alors que nous étions avec Salima, Karim, Riad et d'autres amis attablés à refaire le monde et en particulier très touchés par ce que le peuple palestinien subissait, nous avons évoqué la possibilité d'apporter notre contribution à ce qui se passait. Riad Kesri et Karim Bellazoug ont proposé l'option du clip. Des images sur des mots. Ou des photos sur des maux. J'ai alors contacté Hamoudi Laggoune. C'est ainsi que ce titre s'est matérialisé en clip. Mais la chanson passait avant ça sur les ondes des radios.

A qui s'adresse ce clip ? A certains médias occidentaux ! Des médias qui ne sont pas assez objectifs dans le traitement des massacres infligés aux Palestiniens et à la Palestine occupée !

Est-ce que cette chanson et son clip ont produit leur effet ? Franchement, je n'ai pas suivi de près l'impact à l'époque. Tout ce que je sais, c'est qu'il y a eu une diffusion large sur la Chaîne III. Notre but était seulement d'attirer l'attention sur l'impartialité dans la diffusion des images venant de Palestine vers l’Occident. Après, c'est juste pour la sensibilisation et ne pas avoir des effets directs. Cela dit, le patron de BFM ne m’a pas appelé pour me supplier de lui pardonner (rires).

C'est quoi la suite ou le parcours pour ce clip ? Très simple, nous l'avons mis à la disposition des internautes gratuitement. Nous avons fait la même chose pour les radios. Et nous l'offrons gratuitement à toutes les chaînes de télévision qui souhaiteraient le diffuser aux téléspectateurs. C'est une sensibilisation ou une contribution par rapport à tout ce qui se passe dans la région du Moyen-Orient. Nous voulions aborder un nouvel angle. Souvent, nous sommes dans le discours des luttes et de la résistance. Alors que nous n'avons jamais souligné que l'opinion mondiale est assez manipulée par certains médias. Alors que c'est quelque chose de très important.

Pour les droits, on imagine que c'est très minime ; cependant, comptez-vous les offrir à la Palestine ou à sa représentation diplomatique en Algérie ? Non ! Parce que dès le départ, nous n'avons réclamé aucun droit. Donc, il n'y a pas de droits ou de rentrées. Notre contribution, si vous voulez, c'est l'effort. J'avoue que tous les frais ont été à notre charge, en l'occurrence Salima, Hamoudi ou encore moi-même. Nous ne demandons absolument rien, si ce n'est évidemment la résolution définitive de ce qui se passe dans cette partie du monde. Mettez les images a été interprétée en français ; comptez-vous l'étendre ou la traduire dans d'autres langues, comme l'araméen, par exemple ? Peut-être ! Mais, prochainement, il y aura une version sous-titrée en anglais !

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Visiblement, c’est l’événement écologique international : à compter d’hier, mardi 19 août, la population mondiale vit « à crédit » sur ses ressources naturelles 2014, c'est-à-dire qu’elle a consommé l'intégralité des ressources (comme les poissons, les forêts, les terres cultivables, indispensables à la vie) que la Terre lui a allouées pour 2014, ou, en d’autres termes, ce que la planète peut produire, en ressources naturelles, sans compromettre leur renouvellement.

Pour le reste de l’année, soulignent les experts qui travaillent sur cette question, « notre consommation résultera en un déficit écologique croissant qui puisera dans les stocks de ressources naturelles et augmentera l’accumulation du CO2 dans l’atmosphère ». Selon les données des experts, ce jour avance au rythme d’un mois tous les dix ans : le 21 octobre en 1993, le 22 septembre en 2003, et l'an dernier, il avait eu lieu le 20 août ; si cette progression n’est pas freinée, dans 70 ans, les ressources auront été consommées avant que l’année ne commence.C’est une ONG, Glogal Footprint Network, qui calcule ce que les experts appellent le « jour du dépassement », qui arrive lorsque ce que l’humanité consomme comme ressources naturelles et rejette comme déchets dépasse la capacité de notre planète à reconstituer ses ressources et à éliminer les déchets, autrement dit la biocapacité.Cette démarche part du concept d’empreinte écologique, un indicateur qui permet d’« évaluer les ressources biologiquement productives, terres et mers, qu’il faut à une population humaine pour obtenir les ressources qu’elle consomme et pour dégrader les déchets qu’elle produit ». Sur cette base, les scénarios des Nations unies suggèrent que si la tendance actuelle à la consommation des ressources à l’échelle globale se poursuit, l’humanité aura besoin de 2 planètes en 2050. Quant à l’ONG Global Footprint Network, elle a calculé qu’il faudrait une planète et demie pour produire les ressources écologiques renouvelables nécessaires pour soutenir l'empreinte actuelle de l'humanité. Pour le moment, rien ne laisse penser que la tendance va s’inverser tant que le système dominant a pour seul moteur le profit à court terme au bénéfice d’une minorité, qui est d’ailleurs responsable de cette surconsommation de ressources et du gaspillage indécent qu’elle entraîne. Une bonne partie de la population mondiale souffre de famine ou de malnutrition, au point où la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) est allée jusqu’à encourager le développement d’une production alimentaire à base d’insectes et même de méduses. En revanche, dans les pays développés, d'importantes quantités de nourriture sont gaspillées au niveau de la fabrication et de la vente, du fait de pratiques commerciales qui incitent les consommateurs à acheter en surplus et à jeter de la nourriture encore comestible. En décembre 2013, l’Association écologique de Boumerdès (AEB) a abordé ce thème dans un séminaire sous l’angle du « bon état écologique », qui signifie : maintenir ou rétablir un bon fonctionnement des écosystèmes tout en permettant l’exercice de leurs usages pour les générations futures dans une perspective de développement durable. L’AEB remplit de cette façon le rôle de pionnier que doit assumer le mouvement associatif afin que la société s’intègre dans la dynamique écologique mondiale, même si nos préoccupations quotidiennes sont encore primaires puisqu’elles concernent la qualité de l’air, les nuisances sonores et les déchets urbains, des problèmes qui semblent être insurmontables dans notre pays.

Publié dans Environnement

Les deux géants mondiaux du ciment, le suisse Holcim et le français Lafarge, sont sur le point de boucler les négociations autour de la fusion de leurs activités, une alliance qui fait cependant polémique. Max Amstutz, un ancien administrateur d’Holcim, s’offusque de ce rapprochement, mettant en garde contre le profil de risque de Lafarge : « Près de 30% des capacités du groupe français se situent dans des pays volatiles, comme l’Egypte, le Maroc, l’Algérie, l’Irak, la Jordanie, la Syrie, le Nigeria et l’Afrique du Sud». La part d’Holcim dans ces régions n’est que de 4%», révèle-t-il. En réalité, la présence de Lafarge dans ces pays, l’Algérie comprise, n’est pas aussi problématique que le pense l’ancien administrateur d’Holcim. La filiale algérienne, par exemple, va tirer avantage du nouveau groupe effectif en 2015. Lafarge Algérie va pouvoir ainsi compter sur plus de ressources financières et techniques dans l’association en perspective. Lafarge y est bien implantée avec ses deux usines de M’sila et de Oggaz (wilaya de Mascara) et son partenariat avec Groupement industriel des ciments d’Algérie (GICA), un groupe public, semble bien fonctionner, pour l’instant. Sa production annuelle tourne autour de sept millions de tonnes par an, et cela représente plus de 40% de parts de marché, contre près 60% pour GICA. Lafarge Algérie évolue dans un contexte favorable, avec un marché des BTP en forte croissance. Le marché algérien du ciment, estimé à 22 millions de tonnes en 2013, n’est pas totalement couvert par la production nationale. GICA importe trois millions de tonnes par an. Pas assez pour prendre en charge une demande nationale qui explose, sous l’effet des projets immobiliers et les grandes infrastructures publiques. Une demande qui devrait atteindre les trente millions de tonnes de besoins en ciment à la fin de la décennie. Les capacités de production de Lafarge, de même que sa capitalisation boursière constituent un énorme atout dans l’opération de fusion. Cela, Max Amstutz ne l’approuve pas, estimant qu’il ne s’agit aucunement d’une fusion entre égaux, la capitalisation boursière de Lafarge étant substantiellement inférieure à celle du groupe suisse. Si l’aspect quantitatif est similaire (capacités de production, volumes produits, etc.), les divergences sautent aux yeux, selon lui, en ce qui concerne l’approche qualitative. La stratégie est de plus différente, tout comme la substance organisationnelle et financière. Résultat, les actionnaires d’Holcim sont lésés, d’après Max Amstutz. Ce dernier se réfère aussi à un article de The Economist stipulant que ce genre de transactions n’est que rarement couronné de succès. En substance, le magazine estime que toute discussion de fusion présentée comme «entre égaux» devrait être à elle seule un signal d’alarme. L’ancien administrateur de Holcim va plus loin. Il pense que tout oppose les deux entreprises et que la concorde affichée en public n’est qu’apparente. Un analyste de Bernstein & Co abonde d’ailleurs dans ce sens. Tout n’est que contrôle et ordre chez Lafarge, alors que Holcim s’est fait une spécialité du transfert de pouvoir aux régions. En d’autres termes, le clash est annoncé entre centralisation et délégation. Et de rappeler que l’industrie est un secteur éminemment local. De fait, les économies d’échelle recherchées ne peuvent que partiellement être réalisées.

Publié dans Economie

Aujourd’hui, comme toutes les années depuis 1962, Ifri-Ouzellaguen connaîtra une effervescence de grand jour. Et quel jour ! Il y a cinquante-huit ans, cette petite commune a abrité le congrès de la Soummam, qui allait donner à la révolution anticoloniale algérienne, le 20 août 1956, ses bases théoriques, d’organisation et doctrinaires en vue de la construction du jeune Etat algérien.

De notre correspondant à Béjaïa Chafik Aït Mebarek Plusieurs formations et personnalités politiques, des associations également, s’y sont donné rendez-vous pour commémorer l’anniversaire de l’un des évènements fondateurs de la lutte de libération : une pause pour peser le poids historique décisif de ce qui s’est passé dans cette bourgade de petite Kabylie, il y a plus d’un demi-siècle. Une opportunité aussi pour aborder le présent, défendre des programmes, prendre des positions et afficher des ambitions pour le pays, toujours en ayant dans le rétroviseur ce qui s’est passé ce fameux lundi du 20 août 1956. Ce matin, on commémore Abane Ramdane et les chefs de la révolution qui s’étaient réunis dans une masure du village, pour faire le point et fixer un cap à la révolution, mais aussi pour préserver leur capital historique et politique dont l’Algérie a plus que jamais besoin, en ces temps d’incertitude et de recherche de souffle pour ranimer ses mythes fondateurs… L’esprit y est, le décor, cependant, pas. Comme l’année dernière, Ifri est pavoisée des couleurs nationales. Sur les murs et les langues, les traces d’un développement en panne, à l’image de la cité de recasement, appelée cité Si Nacer depuis 1962 : le décor n’est pas à la hauteur de l’endroit et de sa charge historique. Les habitants déplorent la précarité (visible par certains endroits) qu’ils endurent : certaines familles sont là depuis cinquante ans, voyant passer les programmes d’urbanisation et de relogement, mais sans y avoir de ticket ni de place.  Les récits qu’on entend à ce propos sont classiques : y sont racontés des «magouilles», des « coups » et des « détournements de logements», dont le résultat «profite à des étrangers à la commune». S’y trouvent aussi les traces d’une «commission d’enquête» diligentée d’en haut pour vérifier si les personnes nécessiteuses, les ayants, droit, comme les veuves de chahid par exemple «ont eu gain de cause». Mais à «cette commission», on «attend la suite», entend-on dans les conversations de cafés, à la sortie de l’APC d’où déboule un vieux militant du FLN.  « L’Etat a fait des choses, mais sans que cela profite à ceux qui le méritent vraiment. Il faut qu’on s’occupe de la commune et de ses gens. Il faut des équipements et des services et que le courant ne soit pas coupé» comme on l’a constaté par exemple, hier, 19 août, jour de préparation de l’anniversaire. Pour ce vieux routier de la politique, qui en fait «à distance», l’abandon du lieu est d’abord symbolique : «On aimerait voir les grands officiels venir fêter avec nous l’évènement».  C’est le point de vue de Nacer Anki, élu indépendant à l’APC d’Ouzellaguen, ravi de voir la presse s’intéresser au lieu et à son génie historique. Pour lui, des « réalisations ont été faites », mais elles ne sont pas suffisantes, «soit par manque de programmation, soit en raison du retard de prévision et d’action». Des projets datant de 2011, fait-il savoir à des journalistes, sont encore en souffrance à l’exemple du futur centre payeur de la CNAS ou de la caserne des pompiers… Le musée d’Ifri, lui, a plus que jamais besoin d’être sauvé. Rattaché à la direction des musées de Tizi-Ouzou, le moins qu’on puisse en dire est qu’il souffre d’un abandon flagrant et d’un oubli des autorités locales et des grandes organisations de la famille révolutionnaire. L’ONM et l’ONEC, en effet, peuvent se mobiliser pour le sortir de l’anonymat et le rendre à sa vocation de lieu d’histoire et de mémoire destiné à être préservé et passé aux jeunes générations.

Publié dans théma archives
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