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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 25 août 2014

Le Conseil des ministres se réunira mardi sous la présidence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le Conseil des ministres examinera une dizaine de projets de lois relatifs à plusieurs secteurs, notamment économiques et sociaux. Le projet de loi de finances pour 2015 ainsi que le projet de loi portant règlement budgétaire pour l'année 2012 seront également examinés. Le dernier conseil des ministres en date remonte au 21 mai dernier, lors duquel a été examiné et adopté le plan d'action gouvernemental pour la période 2014 - 2019. Nous y reviendrons plus en détails dans notre prochaine édition.

Publié dans Actualite archives

Touaïri, qui a pourtant évolué dans une catégorie à laquelle il n’est pas habitué, a pu tirer son épingle du jeu et réussir une sixième place, tout en réussissant à battre le record d’Algérie avec un total de 304 kg. L’haltérophile Aymen Touaïri (+85 kg) a été la seule satisfaction algérienne de la 7e journée des jeux Olympiques de la jeunesse 2014 (JOJ-2014), disputée samedi, en battant le record d’Algérie à l’épaulé-jeté, alors que les athlètes engagés dans les épreuves d’athlétisme se sont contentés des places d’honneur dans leurs finales respectives. Evoluant habituellement dans la catégorie des 94 kg, Touaïri, relégué aux +85 kg par les organisateurs, a battu le record d’Algérie, détenu jusque-là par Walid Bidani (161 kg) depuis 2012, en soulevant 171 kg à l’épaulé-jeté et 133 kg à l’arraché pour un total de 304 kg. Aymen Touaïri (16 ans) a terminé à la 6e place sur sept concurrents, loin derrière le médaillé d’or, l’Arménien Simon Martirosyan, qui a soulevé 170 kg à l’arraché et 221 kg à l’épaulé-jeté pour un total de 391 kg. L’entraîneur national, Kamel Saïdi, s’est dit satisfait du résultat obtenu par Touaïri vu que ce dernier a réussi à égaler le record d’Algérie alors qu’il est encore en cadets. En athlétisme, Hichem Bouhanoune, qui a réussi à franchir 2,08 m, à deux centimètres de son record personnel, s’est classé à l’avant-dernière position de la finale remportée par le Russe Danil Lysenko qui a sauté 2,20 m. Au concours de la perche, Mezioud Massika, médaillée d’or aux jeux Africains de la jeunesse  de Gaborone (JAJ-2014) avec un saut de 2,90 m, ne s’est pas présentée sur la piste pour prendre part à la finale C afin d’améliorer son classement. Lors des séries de qualification, disputée mercredi dernier, Mezioud n’était pas parvenue à passer la moindre barre et a été éliminée dès le premier tour de la compétition. Pour sa part, le sprinter algérien Amine Bouanani s’est contenté de la quatrième place de la finale C avec un temps de 14.19. Bouanani avait amélioré son record personnel lors des séries, signant un temps de 13.92.

Publié dans Sports

Le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamara, en Egypte depuis samedi afin de prendre part, aujourd’hui au Caire, à la quatrième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, a rencontré hier au palais présidentiel le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi avec lequel il a beaucoup discuté de la consolidation des relations bilatérales entre les deux pays. Citant la télévision d’Etat, la presse égyptienne est revenue sur les déclarations du porte-parole de la présidence égyptienne, Ehab Badawi, qui affirmait qu’« Al-Sissi considère la relation qui lie l’Egypte à l’Algérie comme stratégique », soulignant l’importance de «travailler ensemble pour la paix et la sécurité régionales et préserver les intérêts communs » et que « l’Egypte privilégie ses relations avec les pays d’Afrique du Nord dans sa politique étrangère », particulièrement au vu des derniers développements dans la région qui témoignent de « l’importance de cette relation ». A ce titre, M. Badawi a abordé la situation «dangereuse» en Libye et mis en avant «l’importance de soutenir le Parlement libyen nouvellement élu à surmonter les dangers du tribalisme, héritage de l’ancien régime». La Libye fera d’ailleurs dès aujourd’hui l’objet d’une rencontre de haut niveau destinée à «faire le point des dernières évolutions de la situation sécuritaire et politique en Libye», précise un communiqué des Affaires étrangères rendu public hier. Il sera également question d’examiner et d’approfondir « les voies susceptibles d’aider les différents acteurs politiques libyens qui rejettent le terrorisme et ayant opté pour le dialogue comme seul moyen de sortie de crise à aller de l’avant dans la quête d’un règlement définitif garantissant l’unité du pays et du peuple libyen», en droite ligne de la politique défendue par l’Algérie de privilégier la voie du dialogue plutôt que celle des armes pour régler la crise dans la Libye voisine. Les ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye devront se pencher sur « les rapports des commissions sécuritaire et politique instituées suite à une proposition algérienne lors de la troisième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui a eu lieu à Hammamet, en Tunisie, les 13 et 14 juillet derniers». M. Lamamra, après avoir rencontré le président égyptien, passera en revue avec son homologue égyptien, Sameh Chokri, «l’état des relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage à la faveur de la nouvelle dynamique qui leur a été insufflée par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi », qui a fait de l’Algérie sa première escale, le 25 juin dernier, de son périple international au titre de président élu de l’Egypte, à la recherche du soutien d’Alger dans la lutte contre l’extrémisme islamiste en Afrique du Nord. Dans le vif de l’actualité libyenne, et lors d’une conférence de presse tôt dans la matinée d’hier tenue à l’issue de sa rencontre avec M. Lamamra, le président Al Sissi a nié que l’Egypte a mené des opérations militaires en Libye, faisant allusion à un raid aérien samedi dernier, exécuté par des avions non identifiés contre Tripoli et imputé par les forces loyalistes libyennes à l’Egypte et aux Emirats arabes unis. Pendant ce temps, à Alger, le président de la République Abdelaziz Bouteflika recevait Rached El Ghanouchi, chef du mouvement tunisien d’obédience islamiste Ennahda. L’audience s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Larbi Ould Khelifa, du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, et du ministre d’Etat, directeur de cabinet de la Présidence de la République, Ahmed Ouyahia.

Publié dans Der

Au même titre que les nuisances sonores qui empoisonnent la vie en ville et les décharges sauvages d’ordures omniprésentes partout, le pillage persistant du sable des plages en Algérie prouve une fois encore l’inefficacité du cadre juridique censé préserver l’environnement.

La loi du 5 février 2002 sur le littoral repose sur un principe fondamental qui s’est avéré, plus de douze ans après, être un slogan lancé pour la forme et sans consistance réelle : «L’état naturel du littoral doit être protégé ». Cette loi avait de quoi mettre fin à l’extraction du sable des plages qu’elle a interdit de la façon la plus absolue. Les contrevenants ont été avertis de ce qu’ils encourent : un emprisonnement de six mois à deux ans et une amende de 200 000 DA à 2 millions de dinars ou l’une de ces deux peines, et pour les récidivistes, le «tarif» est double. Les instruments, matériels et engins qui servent à enlever le sable sont confisqués. Les pilleurs ne pouvaient échapper à la loi, dont le contrôle de l’application a été confié aux officiers et agents de police judiciaire ainsi qu’aux corps de contrôle régis par le code de procédure pénale et les inspecteurs de l’environnement. En apparence parfait, ce dispositif est, dans la réalité, une véritable passoire. Tout récemment, les habitants de Benisaf, dans la wilaya d’Aïn Témouchent sur la côte de l’extrême ouest du pays, ont lancé un SOS concernant les plages de leur ville, mais qui prend une dimension nationale sachant que le phénomène du pillage de sable sévit sur tout le littoral. Car, si les habitants signalent, à juste titre, le danger sur les plages de Benisaf (le Puits et Sidi Boucif), ce sont, en fait, bientôt une grande partie des plages du littoral algérien, qui risquent de ne plus avoir un seul grain de sable et d’être intégralement recouvertes de galets. Ils font savoir que «des relevés scientifiques ont démontré que l’extraction du sable - pour ne laisser que les galets - perturbe l’écosystème ». Selon eux, il est urgent d’agir, car, « c’est exactement ce qui est en train de se produire en ce moment à la plage de Benisaf». Dans la pétition qu’ils ont adressée au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, ils signalent que « la nouvelle formule d’extraction du sable des ports et des lits de rivières est devenue une exploitation économique mercantile par une véritable mafia du sable». Les pilleurs de sable ne sont intéressés que par le profit qu’ils tirent de cette activité illégale. Ils ignorent les préjudices, parfois irréversibles, causés à la nature, ni les dangers qui pèsent sur les infrastructures ou sur les habitations ainsi que sur les terres agricoles qui, sans barrière de protection, sont menacées par l’avancée de la mer. Le pillage du sable des plages n’est pas un fait nouveau. Il s’est développé dans les années 1980, à l’époque de la distribution des lots à bâtir par les Assemblées populaires communales et l’encouragement de l’autoconstruction. C’est à ce moment que les plages dépouillées de leur sable ont commencé à se transformer en guelta (mare). En mars 1999, le chef du gouvernement avait donné instruction pour fermer toutes les sablières maritimes et en contrôler strictement l’accès.  Mais rien ne fait le poids, ni la loi de la république, encore moins une instruction d’«en haut», devant les pratiques illégales puissamment motivées par un profit quelconque ou par d’autres raisons inavouées. Les habitants de Benisaf et d’autres habitants un peu partout dans le pays en appellent au Premier ministre «pour que le droit s’applique».

Publié dans Environnement

Malgré les multiples mises en garde à l’encontre des responsables des secteurs sanitaires et des hôpitaux et les mesures coercitives prises à l’égard des contrevenants, la gestion de certains centres hospitaliers reste alarmante. Le cas de l’hôpital de Relizane est illustratif de cette situation.

Au service des urgences médicochirurgicales (UMC), la détresse des patients et de leurs familles est ample. N’était le sens de responsabilité du corps paramédical, en premier lieu, et certains médecins consciencieux, la situation aurait pu être plus catastrophique. Durant le week-end, il nous a été donné de constater un état des lieux inquiétant pour les malades et leurs parents. Loin de vouloir justifier la violence à l’égard du corps médical et paramédical, les incidents qui se produisent au sein des hôpitaux et des polycliniques ont de quoi nous alerter sur une situation explosive qui sévit dans ces lieux censés être ceux de la compassion et de l’humanisme. Une violence qui agit comme un indicateur sérieux quant à l’état de déliquescence dans lequel se retrouvent nos hôpitaux et structures sanitaires. Aux UMC de l’hôpital de Relizane, le personnel paramédical est sur tous les fronts. Certains médecins, dont des internes, donnent l’impression d’être absents de la scène. Des malades, dont des diabétiques acheminés en urgence juste avant la prière du vendredi, sont obligés de patienter pendant plus d’une heure pour pouvoir être consultés. Le médecin de la salle de soins n°2, un jeune barbu, donne l’impression d’être détaché de ce monde. Ses auscultations, quand il ne quitte pas son poste pour s’absenter pendant plus d’une demi-heure, sont rapides et sans garanties, au vu de la légèreté avec laquelle il s’adresse aux patients qui se présentent à lui. Au laboratoire des UMC, le manque de moyens est criant. Les compétences sont là, mais pas pour longtemps, à entendre les doléances exprimées en face d’un patient qui s’est interrogé sur cet état de fait. « Nous n’avons rien comme matériel. Nous fonctionnons avec le strict minimum et nous faisons face aux problèmes avec sérénité et grand courage. Il faut demander cela à l’administration », note une paramédicale. Néanmoins, les malades rebroussent chemin pour aller chercher du matériel médical, comme les tubes à essai. « Vous pouvez en chercher chez le photographe ou chez les pharmaciens », rétorque un agent en faction à l’hôpital. A la pharmacie des UMC, le manque de matériel pose visiblement problème. Cela sans compter l’absentéisme apparent des médecins de garde et autre personnel médical. Face à l’afflux des patients, le manque de personnel devient pesant au fil des heures. Une situation qui n’est pas pour arranger les choses, étant donné que le patient n’est pas censé connaître tous les détails sur le fonctionnement de l’hôpital.
Publié dans Région

Le 25 juin dernier, la majorité des Libyens a voté pour les listes nationalistes et libérales, réduisant les islamistes à leur dimension politique réelle au sein du Parlement. Cet échec cuisant par les urnes n’est pas digéré par Ansar charia et ses alliés islamistes ou islamisants au sein du défunt CNG, et poussent ainsi la Libye vers l’éclatement.

Le raid d’avions non identifiés contre les positions des groupes armés de Fajr Libya, intervenant après l’appel du nouveau Parlement à une intervention étrangère, a été un prétexte pour Ansar charia de déclarer le pouvoir législatif illégitime et de demander au CNG de se réunir pour prendre le pouvoir. Après les spéculations sur l'identité des avions qui ont bombardé des miliciens islamistes participant à un assaut contre l'aéroport, ces derniers ont accusé les Emirats arabes unis et l'Egypte d'en être les responsables pour, selon eux, prêter mainforte à leurs adversaires nationalistes qui défendaient cette installation hautement stratégique. «Les EAU et l'Egypte sont impliqués dans cette lâche agression », a déclaré samedi dernier Mohamed Hadia, un porte-parole du groupe Fajr Libya (Aube de la Libye), accusant au passage le Parlement et le gouvernement provisoire de complicité. L'Egypte a «catégoriquement » démenti toute implication dans ces raids, mais les Emirats arabes unis, son allié dans la lutte contre les islamistes, n'avaient pas encore réagi. Sans répondre directement à ces accusations, le Parlement libyen a, quant à lui, qualifié de « terroristes» Fajr Libya et le groupe djihadiste d'Ansar charia, qui tient 80% de la deuxième ville de Libye, Benghazi, dans l'est. « Ces deux groupes sont une cible légitime pour l'armée nationale, que nous soutenons avec force pour qu'elle continue sa guerre jusqu'à les contraindre à cesser les tueries et à remettre leurs armes », a souligné le Parlement dans un communiqué. Les islamistes de Fajr Libya, qui affirment avoir réussi à prendre le contrôle de l'aéroport de Tripoli, ont retiré leur confiance au Parlement élu et au gouvernement, leur reprochant un « acte de trahison » pour avoir appelé à une intervention étrangère en Libye. Ils ont demandé, dans ce contexte, à l'Assemblée sortante, le Conseil général national (CGN), de reprendre ses activités pour « défendre la souveraineté » du pays. Pour rappel, le CGN était dominé par les islamistes et a été la cible d’attaques de manifestants qui ont brûlé son siège. Répondant à l’appel des islamistes, le CGN a tout de suite convoqué ses membres à se réunir d'urgence à Tripoli. En fait, les islamistes n’attendaient qu’une occasion pour s’en prendre au nouveau Parlement et remettre en cause sa légitimité. Les appels du Parlement à démanteler les milices armées sont restés sans réponse dans le pays où règnent différentes milices qui puisent leurs armes dans l'arsenal gigantesque laissé par le pouvoir de Mouammar Kadhafi. Aucune date n'a été donnée sur la réunion à Tripoli du CGN, qui, s'il se réorganise, ferait de la Libye un pays avec deux assemblées se disputant le pouvoir législatif. Cette dualité du pouvoir risque d’approfondir les divisions d’un pays déchiré par une guerre civile nourrie par les contradictions accumulées depuis des générations. En l’absence d’une armée structurée et obéissant à un pouvoir fort, ce sont les islamistes et les différentes milices armées qui font la loi et imposent la marche à suivre vers le chaos général. Avec la prise de l'aéroport de Tripoli, qui reste à être confirmée par des sources indépendantes, les islamistes peuvent se prévaloir d'un succès militaire contre les nationalistes. Les islamistes entendent capitaliser ces succès militaires en revenant sur la scène politique après leur revers électoral du 25 juin. Ils n'ont pas hésité à attaquer et saccager hier à l'aube la télévision Al Assima (La Capitale), favorable à leurs adversaires de Zenten. Mais en face, le Parlement et le gouvernement semblent plus que jamais déterminés à les éradiquer en formant une véritable armée qui manque toujours à la Libye de l'après-Kadhafi. Réunion au Caire La communauté internationale, notamment l’Occident et l’Otan, responsables du chaos libyen, semble être plus préoccupées par la situation en Irak et en Ukraine que par la catastrophe libyenne qu’elle a provoquée. Pour l’instant, des velléités des pays voisins de la Libye s’expriment sans actions concrètes. Ainsi, après la réunion de Tunis, les pays voisins de la Libye se réunissent aujourd’hui au Caire pour « faire le point sur les dernières évolutions de la situation sécuritaire et politique en Libye », précise la même source. Il sera également procédé à « un examen approfondi des voies susceptibles d'aider les différents acteurs politiques libyens qui rejettent le terrorisme et ayant opté pour le dialogue comme seul moyen de sortie de crise, à aller de l'avant dans la quête d'un règlement définitif garantissant l'unité du pays et du peuple libyen ». Les ministres devront se pencher aussi sur « les rapports des commissions sécuritaire et politique instituées suite à une proposition algérienne, lors de la troisième réunion ministérielle des pays voisins de la Libye qui a eu lieu à Hammamet (Tunisie), les 13 et 14 juillet derniers». Rappelons que la première réunion des ministres des Affaires étrangères des pays voisins de la Libye s'est tenue à l'initiative de l'Algérie, en marge de la 17e conférence ministérielle du Mouvement des pays non-alignés.

Publié dans Monde

Reporters : Les stades se sont transformés depuis plusieurs années en un lieu de l’expression d’une violence parfois incontrôlée. Quelle explication peut-on donner à ce phénomène ? Yazid Haddar : Les stades sont devenus des lieux d’expression des non-dits de la société. Ils sont devenus le seul lieu où les jeunes peuvent exprimer leur désir et leur préoccupation en toute liberté. Les violences exprimées dans ce lieu sont les résultantes d’incivilités, de carences éducatives, de la violence qui gangrène la société algérienne. En face, l’incapacité de contrôler ce phénomène renvoie à l’absence d’une autorité politique et sociale. De plus, d’autres facteurs psychologiques, comme la gestion de la frustration et de l’échec, accentuent cette transformation des stades en chaudron bouillonnant. Comme le football a de tout temps été utilisé comme un instrument de propagande politique, tout échec dans ce sport peut avoir des conséquences politiques.

Mais le football est-il, dans son essence, un sport violent ? Le football est un sport collectif et un spectacle. La confrontation de deux équipes aux intérêts antagonistes, dans un jeu où les duels sont fréquents, peut néanmoins conduire à des comportements agressifs ou déviants. Cela dit, on assiste de plus en plus à des violences dans beaucoup de pays.

Certaines lectures considèrent que les violences sont plus souvent le produit d’une jeunesse en mal d’identification et souvent déclassée socialement. Jusqu’où peut-on accepter une telle appréciation ? La violence se donne toujours pour une contre-violence, c’est-à-dire pour une riposte à la violence de l’autre, écrivait J.-Paul Sartre dans sa Critique de la raison dialectique. Ainsi, la violence des stades est l’une des formes des violences qui existent dans la société algérienne. Il est vrai que nous n’avons pas réfléchi à la question d’une façon plus cohérente. Car la solution n’est pas forcément politique ou policière, c’est une vision d’ensemble, de l’éducatif, du social et du politique. C’est pour cette raison que j’ai proposé, dans l’un de mes articles d’analyse, la création d’un observatoire sur la violence qui regroupera des sociologues, des criminologues, des psychologues, des historiens, des politiques et des juges pour étudier ce phénomène et lui trouver des solutions adéquates. Il est vrai également que nous assistons à un phénomène d’habituation, dans le sens de conditionnement en psychologie cognitive, à la violence. Ainsi, l’Algérien ne réagit plus à la violence de son quotidien, il l’a apprivoisée et l’a intégrée dans son fonctionnement et enfin il adapte des solutions pour y faire face. De plus, la culture de l’assistanat, instaurée par les pouvoirs politiques successifs, a rendu le citoyen algérien dépendant de l’Etat, car il attend toujours des solutions qui viennent du pouvoir politique. L’Algérien est passif face à son environnement.

Des observateurs considèrent que certains débordements peuvent être évités par des dispositifs de surveillance et de sécurité plus importants. Jusqu’où ces dispositifs peuvent-ils prévenir ou empêcher les déchaînements de violence ? Oui, il peut exister des dispositifs qui puissent assurer une sécurité dans les stades afin d’éviter les débordements. Ces dispositifs sont en lien avec la gestion des stades. Les modalités d’entrée, d’accès, de la sécurisation des joueurs, etc., devraient être réfléchies en amont, voire lors de la conception même des stades, c’est-à-dire au niveau architectural !

Que pensez-vous de ce qui s’est passé au stade du 1er-Novembre, à Tizi Ouzou, où un joueur de la JSK a été tué par un projectile lancé à partir des gradins ? C’est malheureux d’assister à ce genre de violence. Cet incident explique la démission et la passivité des responsables des stades et en particulier ceux qui s’occupent de leur sécurisation. Cela dit, il y a une banalisation de la violence dans notre société ; mourir, c’est normal et souvent ce n’est autre que l’œuvre du destin, « le mektoub ». Combien de personnes meurent sur les autoroutes ? Combien de personnes ont été volées avec violence ? Combien de personnes kidnappées ?, etc. La responsabilité est aussi au niveau du citoyen ! La société, comme les politiques, est démissionnaire et semble ne plus vouloir prendre son destin en main !

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Le Théâtre national algérien (TNA) organise du 28 août au 8 septembre la neuvième édition du Festival national du théâtre professionnel, sous le haut patronage du ministère de la Culture. Dans une conférence de presse organisée hier à 10h30 à la salle de conférences de l’hôtel Essafir, le commissaire du festival, Mohamed Yahyaoui, le docteur Hamid Allaoui, responsable du programme académique et scientifique, et Fayçal Métaoui, responsable de la communication du festival, ont détaillé le programme de cette neuvième édition, en insistant sur l’appui exclusif aux jeunes metteurs en scène. «Nous devons soutenir les jeunes metteurs en scène, surtout ceux qui se produisent pour la première fois. Ces derniers doivent être formés, soutenus et mis sous la lumière », déclare M. Yahyaoui. Les jeunes metteurs en scène seront le pivot des rencontres théâtrales, des ateliers de formation ainsi que des colloques scientifiques. A côté du spectacle d’ouverture de 40 minutes, qui sera animé par des acteurs du TNA, lesquels présenteront une anthologie des pièces du dramaturge et comédien algérien Mohamed Benguettaf, décédé en janvier dernier, 17 spectacles seront en compétition officielle, qui verra la participation de troupes des théâtres régionaux, une troupe associative et une coopérative théâtrale. La compétition sera sanctionnée par la remise de 12 prix, dont le prix du meilleur spectacle, du meilleur texte, de la meilleure interprétation et du meilleur espoir dans les deux genres, de la meilleure mise en scène et de la meilleure scénographie, ainsi que de la meilleure création musicale, à côté du prix du jury. Quatorze des dix-sept pièces en lice seront présentées pour la première fois sur les planches, les trois autres seront données uniquement lors des préparatifs du festival. En marge de cette compétition, quinze jeunes réalisateurs seront formés lors d’ateliers qui se dérouleront sur quinze jours, avec l’organisation notamment d’un colloque scientifique insistant sur le caractère professionnel et académique des ateliers qui seront organisés durant ce festival. Prendront part à ce festival, des chercheurs, sémioticiens, professeurs universitaires et écrivains du monde arabe. « Nous voulons établir des liens entre les praticiens du quatrième art et les académiciens. L’académicien doit accompagner l’artiste pour combler le fossé qui existait entre les deux mondes », insiste le commissaire du festival. Les conférenciers détaillent les conditions de participation et d’évaluation des troupes théâtrales, ainsi que le choix de la thématique de chaque édition. « Le choix se fait à chaque fois sur le thème dominant ressortant de l’édition précédente », explique le docteur Allaoui. Outre le programme off qui s’étale du 30 août au 7 septembre,  se succèderont sur les planches de la salle El Mougar et la salle Hadj-Omar, quatre coopératives théâtrales et cinq associations des quatre coins du pays. Pour assurer le bon déroulement du festival, M. Allaoui informe qu’un théâtre itinérant sera organisé sur la place Mohamed-Touri, jouxtant le TNA, durant toute la période du festival, et ce, dans le but d’occuper la place et dissuader les jeunes qui viennent jouer au football en bas du théâtre lors de la production des spectacles. Le commissariat du festival a également soulevé le problème des nuisances sonores et des coupures d’eau récurrentes provoquées par les travaux de construction de la station du métro, juste sous les pieds du TNA. A ce propos, le chargé de la communication du festival, le journaliste Fayçal Métaoui, a appelé à un débat sur le thème théâtre et société pour tenter de remédier aux problèmes satellitaires à la création artistique. Le journaliste a également informé qu’un site web du festival sera mis en ligne très prochainement, où seront publiées toutes les données écrites et audiovisuelles, dans une tentative de recréation de l’archive du théâtre national. Le festival se veut aussi une manifestation de solidarité avec les Gazaoui qui subissent depuis le 18 juillet dernier les bombardements israéliens. Un groupe de jeunes étudiants et artistes palestiniens établis en Algérie donneront une représentation théâtrale durant le festival. Un groupe de jeunes artistes algériens se produiront également durant le même festival pour soutenir la bande martyre de Gaza.

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L’onde de choc causée par la mort violente d’Albert Ebossé, le joueur camerounais de la JSK victime d’un jet de pierre lors de débordements qui ont suivi la défaite à domicile du club kabyle face au club algérois de l’USMA, samedi soir, ne s’est pas limitée aux supporters de la JSK et au seul milieu sportif de Kabylie.

De notre correspondante Sarah Ait Smain Elle s’est propagée partout en Algérie avec les mêmes interrogations : pourquoi une mort d’homme sur un terrain de football ? Et comment en est-on arrivé là ? En attendant que l’enquête ouverte sur cette affaire livre ses premières indications, Tizi-Ouzou s’est réveillée hier avec la tristesse des mauvais jours. Tôt dans la matinée d’hier, les kiosques à journaux ont été pris d’assaut. On voulait savoir ce qui s’était réellement passé et comment le jeune sociétaire du club local a trouvé la mort de façon si absurde et si tragique. Aux abords de la morgue du CHU Nédir, il y avait grande foule en fin de soirée de samedi dernier, après le drame. Dès la nouvelle du transfert en urgence de la victime, des fans du club et des gens de la ville s’y sont rués pour les nouvelles jusqu’à une heure avancée de la nuit. On apprenait à ce moment-là que le wali s’y était présenté avec ses collaborateurs pour s’enquérir de l’état de la victime et suivre le déroulement des évènements. Le lendemain, hier, des centaines de supporters ont afflué de nombreuses localités de la wilaya. Sur l’esplanade faisant face à l’hôpital, ils se sont rassemblés pour exprimer leur tristesse et rendre hommage au joueur camerounais dont on a loué l’ouverture d’esprit, l’intelligence au jeu et son intégration au club. «Il a fini par devenir Kabyle », disait un jeune supporter de la JSK devant la caméra de l’une des chaines de télévisions privées qui étaient nombreuses à venir couvrir l’événement. Ce ballet des supporters n’a pas cessé, jusqu’à l’ultime minute où la dépouille de la victime allait être transférée à l’hôpital Aïn Naâdja d’Alger avant d’être acheminée vers Douala, la capitale camerounaise. Dans la ville des Genêts, les supputations n’ont pas cessé sur les raisons qui ont conduit à l’irréparable, jamais dans les annales du football algérien un joueur n’avait été tué pendant ou à la fin d’un match, même le plus explosif de l’histoire de la discipline. Alors qu’une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances et les auteurs de l’homicide, le commun des supporters n’a pas manqué de brocarder la violence qui a fini par s’imposer comme un rituel quasi hebdomadaire au stade de Tizi-Ouzou, où les matches disputés par la JSK sont devenus la hantise des organisateurs, des services de sécurité et des véritables amoureux du football. Contreperformance et montée de violence Les commentaires ont porté sur le choix sur cette galerie de la JSK qui, face à cette montée de la violence, s’abstient d’aller voir les matchs du club au stade du 1er-Novembre. L’endroit, a-t-on entendu dans les cafés et les places publiques, est devenu l’otage d’une poignée de voyous qui imposent leur diktat et pourrissent la vie aux véritables mordus du beau football et de la JSK. Certains considèrent que tout a commencé après la « période de grâce» d’une année durant laquelle Aït Djoudi était à la barre technique. Les bons résultats d’alors avaient, jure-t-on, un effet apaisant sur les ultras du club. Avec une reprise moins glorieuse, le stade du 1er-Novembre renoue avec ses vieux démons. Sitôt le match de samedi dernier fini, des dizaines de supporters non contents de la défaite de leur équipe, ont donné libre cours à leur furie, lançant des projectiles sur les joueurs. Beaucoup parmi ces derniers échapperont, par miracle, à l’avalanche de pierres et d’autres projectiles, sauf l’avant-centre de la JSK, Albert Ebossé qui a eu la malchance de recevoir un projectile, une pierre, selon certains témoignages, au niveau du coup. La violence du choc mettra le joueur à terre en totale perte de conscience. Sa mort surviendra avant même son transfert au CHU mitoyen du stade du 1er-Novembre. Les scènes de violence se propageront à l’extérieur du stade. Des bandes de voyous profiteront de la situation pour s’introduire dans les locaux de la DJS et même, affirment certains, au domicile du DJS, situé sur place.

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Du nouveau dans le 4e appel à la concurrence lancé en janvier 2014 par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft) et qui porte sur 31 périmètres, dont 17 concernent les énergies non conventionnelles.

La date limite pour le dépôt des offres par les compagnies pétrolières a été prorogée de quatre semaines, indique Alnaft dans un communiqué posté sur son site Internet. Prévu initialement pour le mois d’août en cours, puis différée au 4 septembre prochain, la date limite pour le dépôt des offres a été repoussée encore jusqu’au 30 du même mois. « L’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures Alnaft informe les compagnies pétrolières que les délais du déroulement du 4e appel à la concurrence sont modifiés comme suit : le 30 septembre 2014 à 10h (heure locale) pour la remise des offres à Alger », peut-on lire dans le communiqué. Celui-ci précise que l’ouverture des plis se fera le 30 septembre à 10h30, c’est-à-dire 30 minutes après la clôture des offres. Les compagnies sélectionnées signeront les contrats d’exploitation le 29 octobre. Notons que sur les trente et un périmètres cinq se trouvent au nord du pays. Une première du genre depuis la nationalisation des hydrocarbures en février 1971. Jusqu’ici, la prospection au nord du pays était l’apanage de la compagnie Sonatrach. Le 4e appel d’offres donne désormais la possibilité aux compagnies étrangères d’intervenir au nord du pays. Tentant d’expliquer ce nouveau prolongement des délais, le célèbre quotidien américain The Wall Street Journal avance la crainte des grandes compagnies pétrolières mondiales qui se plaignent des conditions d’investissement en Algérie, les mesures visant à réformer le secteur pétrolier dans le cadre de l’amendement de la loi sur les hydrocarbures. Mais un responsable algérien, note la même source, a déclaré que le retard était dû à la nécessité de gérer de nombreuses applications pour le cycle de licence. Pour étayer son analyse, le journal rappelle que dans les derniers appels d’offres, l’Algérie a eu du mal à attirer les entreprises étrangères. Toutefois, l’analyse du Wall Street Journal va à l’encontre des déclarations du membre du conseil d’administration d’Alnaft, Khelil Ouahmed, qui avait annoncé à la presse le mois de juin dernier que « des dizaines d’entreprises ont déjà retiré les cahiers des charges relatifs à ce quatrième appel à concurrence. Elles sont issues de plusieurs pays, entre autres, des USA, de France, d’Inde, d’Allemagne, de Chine, d’Espagne, d’Italie, d’Indonésie, de Malaisie et du Vietnam ». Notons que la prospection dans le nord du pays a été décidée pour multiplier les chances de découvertes pétrolières et gazières. Un gisement important d’hydrocarbures a été découvert récemment par Sonatrach dans la wilaya de Chlef. D’autres gisements jugés également prometteurs ont été découverts au large de Béjaïa et d’Oran.

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